No Surrender

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Votre musique est inclassable, ou presque. C'est fait exprès?

Un petit peu. Même à nos tout débuts, notre musique était du hip hop plutôt énervé, mais loin d'être pur dans le genre. Nous venons d'horizons musicaux différents et nos goûts musicaux sont très larges: nous nous inspirons aussi bien de groupes qui sonnent rock qu'électro.

Comment réussir à être un groupe indépendant aujourd'hui?

C'est difficile. Il y a un million de groupes, trois millions de labels et, au fil que les années passent, tout se concentre de plus en plus autour d'un seul distributeur (Apple). Il y a tellement de groupes qui vont et viennent si rapidement, que la plus importante chose à faire c'est de proposer une esthétique différente, et de faire la meilleure musique qu'il soit. Et si tu peux faire les deux en même temps, c'est préférable. Mais les groupes indie d'aujourd'hui doivent aussi penser au business. Il faut savoir prendre des décisions rapides et intelligentes, et maîtriser les rouages de l'industrie musiscale.

Et si No Surrender était un film?

Si No Surrender était un film, il serait dirigé par Spike Lee, Teery Gilliam ou Mario Bava Togetiher. La bande originale serait signée par Tangerine Dream, Prince, Gregory Isaacs avec des interventions de Chuck D. On essaierait de faire un film de trois heures à partir d'un script de deux pages! Ce serait une histoire d'amour en temps de guerre... Un histoire de la pauvreté dans un pays de riches, qui révèlerait la beauté des choses simples de la vie. La faim deviendrait un éclat de rire. Et la souffrance se transformerait en plaisir.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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