Alexander

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Alexander serait-il plus accessible que les albums d’Edward Sharpe ?

C’est sans doute lié à la volonté de ne pas être trop prétentieux ou d'être intentionnellement secret, mystérieux, intelligent ou stupide. Dans le passé je me prenais trop au sérieux, et la musique est surtout faite pour être relax… et donc accessible. Aujourd’hui, je suis capable de mieux communiquer.

Pourquoi faire un disque seul?

Parce que je voulais faire de la musique dans ma chambre! C’est quelque chose que j‘ai toujours voulu faire mais sans jamais en prendre le temps. La peur de se confronter à son ego… mais cela m’a au contraire amené une certaine paix. La seule façon de gagner, c’est de se perdre.

La musique est-il avant tout un partage?

Une sortie d’album, c’est extraordinaire comme sensation. C’est une joie, comme un émerveillement d’enfant. Ca m’épate à chaque fois que les gens se l’accaparent et c’est une façon pour moi d’être rattaché à l’humanité. Nous partageons des sensations communes. Cela me rassure, surtout pour moi qui ait peur des aliens!

Le voyage peut-il être aussi intérieur qu’extérieur?

Je vis à L.A., à Echo Park. C’est là que j’ai fait la plus grande partie de l’album. Mais je voyage beaucoup et la terre devient petit à petit ma maison. Ma vie se résume à me lever et à jouer, où que je sois. Je sais aussi qu’il faut enrichir son experience autrement qu’avec la musique. En ce moment, je pense à partir méditer en Inde pendant dix ans...

Un coup de foudre artistique ?

La dernière fois que je l’ai lu Don Juan à ma copine, ça nous a fait pleurer… C’est amusant, mais ça te brise le cœur. Et Lord Byron. La plupart des gens disent ne pas pouvoir décrire ce qu’ils ressentent, mais lui peut. Le vrai métier des poètes, c’est de rendre justice aux sentiments pour en inspirer de nouveaux. Et c'est exceptionnel d'y arriver sans l'aide de la musique.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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