Asaf Avidan & The Mojos

AsafAvidanTheMojos

Premiers souvenirs musicaux ?

Mes parents ont grandi durant les années 70 à New York, ils y ont vécu avec le blues, le jazz, Hendrix, les Doors… C’est là-dedans que je suis né, mais je ne me souviens pas de grand chose avant mes 13 ans et le choc Nirvana, la scène grunge des années 90… C’est plus tard que j’ai vraiment réalisé à quel point j’ai eu une bonne éducation musicale.

Premiers instruments ?

Je joue de l’harmonica, du piano et de la guitare depuis des années, mais je ne me vois pas comme un musicien car je n’ai jamais appris à jouer formellement d’un instrument. C’est pour cela que je suis très admiratif des musiciens qui m’entourent. Par exemple, je ne sais pas ce qu’est une échelle pentatonique. Nous l’utilisons fréquemment, mais je ne saurais pas le décomposer. Heureusement, je joue suffisamment bien de la guitare pour accompagner mes chansons.

Premier coup de foudre?

A 7 ans, lorsque mon père m’a mis un casque énorme sur les oreilles pour écouter The Wall. J’aimais le coté théâtral de l’histoire, dont je m’inspire encore aujourd’hui dans ma musique, avec cette notion d’histoire, de conversation. Plus tard, j’ai vu le film, à la fois œuvre d’art, concert rock’n’roll et ballet… impressionnant. Ce sont les Pink Floyd qui m’ont fait perdre ma virginité musicale !

Premiers concerts ?

C’était en 2006, dans un bar, où je jouais quelques chansons hippies. Un soir, Ran Nir, le bassiste des Mojos, est venu vers moi, et m’a demandé si je voulais faire de la musique avec lui. Ce fut comme une bénédiction.

Premières fois avec les Mojos ?

On a tous grandi à Jérusalem… c’est un petit monde. Même si nous étions de différentes générations, nous avons réussi à nous rencontrer. Très vite, les concerts nous ont soudés, et encore plus les tournées. Nous sommes partis à New York, Pékin, en Europe. Les choses vont vite. Sortir de l’anonymat, c’était nouveau pour nous tous. J’essaie de m’accrocher, sans comprendre tout ce qui m’arrive… Et j'essaye d’oublier que la musique est ma thérapie.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


Retrouvez l'artiste sur son espace et sur  Asaf Avidan & The Mojos



Comments: