Elephanz

Elephanz-Philippe-Mazzoni

JONATHAN VERLEYSEN

Etre frères dans le même groupe, cela présente des avantages comme des inconvénients... Comment le vivez-vous, vous?

La musique nous a littéralement réunis, Maxime et moi. Nous nous voyions peu avant de commencer à composer ensemble. Un jour, Max a eu envie d'enregistrer un début de chanson chez moi pour et nous avons réalisé le plaisir que nous avions à composer ensemble. Nous n'avons que deux ans d'écart et une histoire commune... ça permet d'être branché sur le même courant. Nous finissons fréquemment les ébauches de l'autre et nous avons suffisamment confiance pour laisser l'autre juger de notre travail. Dans la composition, nous laissons nos égaux de côté, la chanson étant au-dessus de tout. En revanche, être frères exacerbe toutes nos émotions, et nous explosons autant dans nos colères que dans nos joies. C'est aussi un moteur: nous aimons ce groupe aussi parce que nous l'avons créé ensemble.

Elephanz... Hommage aux White Stripes? À David Lynch? À Gus Van Sant? 

Difficile quart d'heure que celui du choix du nom. On a d'ailleurs pas voulu y accorder plus de temps que ça: au début, nous pensions d'abord à une interface pour faire écouter nos chansons qu'un réel groupe de musique. Nantes venait d'acquérir son Elephant mécanique géant, mais je ne sais plus si c'est vraiment cela ou le film de Gus Van Sant qui nous a soufflé l'idée. Nous l'avons écrit et le mot nous a paru assez graphique. Nous l'avons répété plusieurs fois pour écouter le son que ça faisait... On a rajouté le Z après, pour avoir un nom rien qu'à nous. 

"Time For A Change" est le morceau qui vous a fait découvrir du public. Quelle est son histoire?

Nous avons écrit "Time For A Change" un après-midi d'hiver, à Nantes. Nous étions assez moroses, je crois, et nous avions besoin d'écrire quelque chose de gai et d'épique. D'habitude, nous composons toujours la mélodie et la musique d'abord, sur un anglais phonétique qui n'a aucun sens, et le texte définitif vient quelques jours après. Sur cette chanson, la mélodie du refrain est venue en même temps que le texte. C'est peut-être un détail, mais c'est la seule chanson de tout l'album qui n'a jamais eu de brouillon.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

Retrouvez l'artiste sur son espace et Spotifyspotify:album:2j92a5ZjQ7F2bHUIE3SkMB1



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