Uffie

Uffie-Philippe_Mazzoni

D’où vient ce nom de scène, Uffie ?

C’est mon père qui m’a donné ce surnom lorsque j’étais enfant. Surtout quand je faisais des bêtises. Il me paraissait évident de la garder en nom de scène !

La question qui vous énerve le plus ?

Quand on me compare à Kesha... c’est exaspérant.

Pourquoi vivre à Paris ?

C’est une vie paisible, on peut marcher partout, boire du vin toute la journée… Même si je maîtrise seulement un peu de conversation basique, comme « Bonjour, un verre de vin rouge, s’il vous plaît » !

La première chose que vous faites au lever ?

Je change mon bébé !

La naissance d’Henrietta a-t-elle vraiment changé quelque chose ?

Je pensais que j’allais beaucoup changer avec la naissance de ma fille. Et en fait, pas du tout. Je suis la même, sauf que je dois m’occuper de quelqu’un d’autre que moi, et que j’ai une responsabilité que je n’avais jamais eu auparavant. Par exemple, j’aimerais bien l’emmener partout, mais je suis lucide… Un bébé a besoin de structure et non pas de décalage horaire et d’interminables heures d’avion ! Quand elle sera plus grande, elle s’amusera beaucoup plus.

Dernière chose avant d’aller au lit ?

Je me brosse les dents, où que je sois.

Avoir un enfant si jeune dans le milieu où vous évoluez, cela relève du choc culturel…

C’est très difficile. C’est vraiment bizarre d’avoir des horaires de moine alors qu’on est entourée d’artistes qui vivent la nuit et qui sont complètement décalés. Même pour manger, c’est toute une affaire.

Sex Dreams & Denim Jeansc’est votre deuxième bébé ?

Oui, c’est exactement le terme ! Cela a été un immense plaisir, mais aussi une souffrance. Du coup, je suis un peu nerveuse, et très impatiente de connaître l’avis des gens. J’ai passé tellement de temps dessus depuis la sortie de « Pop The Glock », quand j’avais 17 ans… Pour moi, il représente la fin de mon adolescence.

Quel est le pays où vous vous sentez le mieux ?

L’Allemagne. J’y vais plusieurs fois par mois. Les gens ont un vrai sens de la fête, ils sont très ouverts. Je n’irais jamais vivre à Berlin car il fait trop froid l’hiver, mais c’est vraiment une ville que j’adore, et je crois qu’elle me le rend bien.

La reprise de « Hong-Kong Garden » de Siouxie and The Banshees, c’est parce que vous avez vécu à Hong-Kong étant enfant ?

Pas du tout ! Enfin, peut-être que c’est de l’ordre de l’inconscient… Siouxie est une artiste que j’adore, et j’aime beaucoup le punk, même si cela peut paraître étonnant. D’ailleurs, je songe sérieusement à monter un groupe de punk rock, cela m’amuserait beaucoup.

Les voyages forment la jeunesse… plus que le clubbing ?

C’est sûr que cela a influencé sur ma jeunesse, mais je n’ai jamais eu le temps de m’imprégner vraiment d’une ville ou d’une autre car nous n’y restions jamais très longtemps. J’avais quinze ans quand je suis arrivée à Paris. J’étais au lycée international de Passy. Trois ans plus tard, je quittais l’école pour commencer vraiment à faire de la musique. En fait, je crois que mes parents ne réalisaient pas vraiment tout ce que je faisais !

Vos idoles en musique ?

Mirwais ! J’ai eu une chance incroyable de tomber sur lui en soirée, qu’on s’entende bien et qu’il accepte de travailler sur mon album. Je suis aussi une fan absolue des Franz Ferdinand, je les écoute toute la journée sans m’en lasser une seule seconde, et ils ont une énergie terriblement contagieuse en live.

Comment entretenez-vous votre voix, si claire ?

Le thé, le miel… et le whisky.

Votre pire cauchemar ?

Etre huée alors que je suis sur scène. C’est la grande peur de ma vie, et de celle de tous les artistes, je suppose.

Votre plus beau rêve ?

Acheter une maison. Cela peut paraître étrange, mais j’aimerais tellement avoir un endroit à moi, dans lequel je peux m’enfermer autant que j’en ai envie…

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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