Ganglians

Ganglians-1a-sitea

Second album, seconde chance ?

RYAN GRUBBS: J’avais besoin de plus de maturité pour me lance dans un nouveau projet. Et construire de nouvelles idées en groupe sur Monster Head Room. Nous avons challengé notre son, nous voulions plus le fouiller techniquement.

KYLE HOOVER: Certains s’attendent à ce que tu fasses tout le temps la même chose, c’est pénible. Il faut qu’ils fassent confiance aux artistes dans leur progression.

Vos chansons reflètent-elles ce que vous êtes ?

RYAN: J’ai écrit beaucoup de morceaux en pensant à des épisodes tumultueux de ma vie. Et ceux du groupe s’y sont rajoutés ! Résultat, nos disques ressemblent à une jungle sentimentale...

Sacramento ou San Francisco ?

RYAN: Nous venons de Sacremento, mais je vis à San Francisco depuis quelques mois, depuis la fin de l’enregistrement de l’album. Ca me fait bizarre d’être éloigné du reste du groupe, alors que notre aventure collective a démarré dans ma chambre. Mais nous restons très connectés.

Vos premières musiques ?

RYAN: J’écoutais la même chose que ma mère : beaucoup de chœurs d’église et de la musique classique. Et c’est dans les supermarchés que la musique non sacrée est venue à moi. C’est la rencontre de ces deux univers qui a changé ma perception du monde et de la musique. C’est un peu comme le ying et yang, c’est indissociable. Si tu perds l’un, tu perds le sens de l’autre.

KYLE : Moi, c'était plutôr radios rock, et je suis venu progressivement au psychédélique. Ma première cassette, c’était une musique de l’océan… ou d’un poisson rouge. Bref, une compilation de musiques de la nature.

Ganglians, c’est un drôle de nom…

RYAN: Nous voulions surtout associer le mot "gang" et "lions". OK, il y aussi ce rapport avec le corps et les nerfs…

KYLE: Notre nom fait partie de l’esthétique du groupe. J'ai l'impression que ce mot bizarre rend ce que nous faisons plus intéressant, plus engagé.

Votre principale ambition ?

RYAN: Faire des albums qui vont compter pour les gens. Le son compte plus que tout.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


Retrouvez l'artiste sur son espace et sur Ganglians

Comments: