Saul Williams

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Pourquoi Volcanic Sunlight?

J'aime l'idée d'opposer une lumière qui vient de la profondeur à celle qui vient des cieux.

Dans cet album, vous utilisez beaucoup de percussions africaines... Vous sentez-vous encore proche de la culture africaine?

Je me sens proche des rythmes, ceux du ghetto, du village, des favelas, des rituels ancestraux...

En revanche, vous semblez être plus distant envers le hip-hop...

Je n'aime pas avoir le sentiment d'être confiné dans un genre musical plutôt qu'un autre. Je dois beaucoup au hip-hop, notamment mon amour de la musique et du rythme, mais le fait de progresser est plus important pour moi qu'une simple loyauté formelle.

Quand vous regardez tout ce chemin parcouru, que ressentez-vous?

Je suis reconnaissant de tous ces voyages, de toutes les leçons apprises, de toutes ces nuits où j'ai dansé, et de tout ce qu'il y a à venir.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Mondkopf

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Un objet fétiche?

Mes photos de classe, mes photos de famille, mes photos d'appareils jetables... mes souvenirs.

Une image récurrente?

Un homme et une femme vieillissant ensemble face à l'océan...

Un morceau électronique de référence?

"Cichli" d'Autechre, une rythmique froide mais organique, où se pose une mélodie mélancolique, qui crée une ambiance futuriste et lumineuse. A l'époque où je découvre ce morceau, je découvre réellement la musique électronique. En l'écoutant, je me surprends à rêver d'un monde pas encore là, je suis comme envoyé dans l'avenir. Depuis, c'est tout ce que je demande à la musique éléctronique et ce que j'essaie de transmettre avec la mienne...

Un idéal d'évasion?

Une semaine par an, je pars avec mes amis les plus proches. Ca peut être n'importe où, tant que je suis avec eux.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Oh No Oh My

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D'où vient votre nom?

Nous avons piqué "Oh No Oh My" au dos d'une pochette d'un autre album, en pensant vite trouver mieux. Nous aurions pu le changer si nous avions eu la possibilité... seulement voilà, les gens ont commencé à nous écouter sous ce nom. C'était déjà trop tard!

Vous avez fait beaucoup de concerts... Le pire et le meilleur?

Le meilleur, c'est quand les gens rentrent vraiment dans la musique. Le pire, c'est quand ils ne font pas attention à nous, et ne font que parler entre eux. Pas très cool.

Vos artistes préférés, toutes catégories confondues?

Radiohead, Spiritualized, The Smiths, Talking Heads, R. Kelly, MGMT, The Beatles, The Zombies, Ween, The Beach Boys, The Deadly Syndrome, Royal Bangs, Scanners, Pavement, The National, The Velvet Underground, Wilco, Yo La Tengo, Miles Davis, Ella Fitzgerald, Charles Mingus, Bill Evans, Neil Young, P.T. Anderson, Edgar Wright, Larry David, Judd Apatow, David Lynch, Akira Kurosawa, Quentin Tarantino, Jean-Pierre Jeunet, David Milch, Pixar, Christopher Nolan, Stanley Kubrick, David Cronenberg, René Magritte, Roy Lichtenstein, Andy Warhol, John Garland, Andrew Koston, Dan Flavin, Haruki Murakami, Gabriel Garcia Márquez, Robert Heinlein, Carlos Ruiz Zafón.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Pepper Island

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Une rencontre?

AYELE: Je trainais toujours à la porte de Clignancourt, au marché aux Puces, à la recherche d'un objet, d'une fringue, d'un disque, d'une ambiance insolite... Musicien et enfant de brocanteurs, Laurent y trainait aussi pour les mêmes raisons. On s'est rencontré entre Montmartre et ce fameux marché aux Puces au milieu des années 90, dans un local de musique. Et c'est bien plus tard, à travers nos différentes aventures musicales que Pepper Island a vu le jour - grâce à une  jolie petite guitare à quatre cordes trouvée dans un amas d'objets vintage au cours d'une de nos balades favorites... aux Puces!

Un premier concert?

Un jour, on a tous les deux joué dans une galerie photo ultra chic pour un vernissage place Beauvau, à deux pas de l'Élysée. On était tout de blanc vêtus, et très loins de notre univers populaire de Montmartre ! On a adoré le décalage et, aussi, les invités de la soirée...

Une devise?

Mettre la bonne dose d'épices dans tes amours, dans tes plats, dans ta musique et dans le reste!

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Thos Henley

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Votre premier album vient de sortir… quel effet ça fait?

C'est très difficile d’exprimer toutes les idées qui me traversent l'esprit... J'aimerais encore porter sur mon dos toutes ces chansons qui se sont accrochées à moi ces deux dernières années, et qui sont si importantes… Elles racontent mes pérégrinations depuis mon arrivée en France. Le moment me semblait venu de les partager, de les faire écouter afin de pouvoir tourner la page. Et d'aller vers de nouvelles chansons, inspirées d'autres aventures.

Quelles sont vos principales influences?

Elles varient tellement! Par exemple, aujourd'hui, j'ai lu dès le réveil un livre de Freya Stark (une incroyable conteuse de voyage) avec les clameurs du Marathon de Paris sous mes fenêtres! Puis est venu l'heure de skater avec Leonard Cohen sur New Skin for Old Ceremony dans mon Ipod. Enfin, j'ai joué de la guitare au bois de Vincennes. Si je devais préciser quelles sont mes influences, je dirais qu'elles viennent d'abord de cette routine quotidienne, de cette constante envie de bouger. Mais musicalement, le plus proche de mon coeur reste Leonard Cohen. Dès que j'ai su faire mon premier accord de guitare, j'ai même volé une petite pile de ses disques à ma première copine… C'est sa musique qui m’a le plus influencé, très loin devant les autres.

Pourquoi vous être installé à Paris?

Cela me semblait être la seule destination raisonnable. J'en avais assez de l'Angleterre, encore et encore… je devais m'en éloigner. Après avoir joué un peu partout en France et balancé mon passeport, j'ai décidé de rester dans ce pays qui m'a si gentiment adopté, dans des villes comme Sète, Antibes, La Rochelle... Paris m’a appelé: j'y avais un ami, Daniel, qui m'a hébergé dans son appartement alors que je jouais à côté de Notre-Dame. Ensuite, j'ai trouvé un autre apart, je suis tombé amoureux d'une Suédoise et je suis tombé amoureux de Paris. "Et voilà!". Il n'y avait pas d'autre choix que de rester, et depuis je n'ai pas connu un seul jour ou je me suis ennuyé! Ma jeunesse n’a jamais été aussi passionnante. Je sais que je reviendrai vivre ici plusieurs fois, tout au long de ma vie.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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