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Hypo & EDH

Hypo  EDH-Philippe-Mazzoni


XIN. On séchait sur la pochette. Nous avons demandé à un ami, l’artiste Xavier Gautier, s'il avait quelque chose pour nous. Il nous a proposé ce cliché, pour lequel il s’était maquillé façon transgenre avant d'aller dans un Photomaton du métro avec son chat. Son surnom, c’est Xin. Cela nous est paru assez évident comme titre. De plus, Emmanuelle et moi sommes fans d’Asie. 

MUSIQUE. Nous cultivons un équilibre depuis toujours, même dans nos productions individuelles, entre sautillement, joie, amusement, et mélancolie post gothique. Nous sommes autant influencé par la musique des années 80 (notre âge rôde autour des 40 ans) que par les nineties, tout en étant à l’affût des sons contemporains.

INSTRUMENT UNIQUE. Jadis, j’ai joué de la basse dans des groupes, puis j’ai laissé tomber tout ce qui était analogique assez tôt, pensant que la musique électronique me ferait le mieux avancer. J’ai réalisé que j’avais besoin de remettre mes mains dans le cambouis. Par chance, j’ai un ami, Steven Le Bolloc’h, qui fait du circuit-bending : il détourne des jouets, des consoles et des instruments bon marché qu’il détourne et auquel il rajoute des fonctions. Je lui ai confié une petite guitare en bois pour enfant, un Monotron et un synthé stylophone acheté au Japon. Il m’en a fait un instrument inédit, qui se présente comme une petite guitare mais truffé d’électronique.

LES ANNÉES 80. Elles ne se sont jamais arrêtées pour nous, même si nous en avons fait notre deuil. Nous en nous émancipons - même si le morceau "Hoax", par exemple, est un évident clin d’œil à Cure. J’écoute aussi de l’easy listening, de l’Exotica, Snoop Dog, un peu de rock’n’roll...

EDH + HYPO. Nous nous complétons, tout en étant très indépendants l’un de l’autre. Lorsque l’un de nous est en manque de ressources créatives, nous pouvons nous  mettre des coups de pieds aux fesses. Il y a une alchimie entre nous, des affinités électives. C’est aussi dans nos différences que notre duo fonctionne – Emmanuelle joue sur le premier degré, elle est intrinsèquement new-wave. Pour ma part, je cultive l’ironie.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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