Barbagallo

Barbagallo-Philippe-Mazzoni 4

 

PREMIER INSTRUMENT

Je pense que c’était une batterie que je m’étais fabriqué à base de boites en ferraille des biscuits LU, des petits beurres… J’avais 5 ou 6 ans. Puis j’ai continué comme ça sur divers récipients. Alors mes parents m’ont inscrit dans un école de musique, à Albi, et j’ai commencé à étudier la batterie. C’était mon instrument principal jusqu’à mes 15 ans. Après, j’ai appris en autodidacte d’autres trucs…

MES INSPIRATIONS 

Entre mes 17 et 25 ans, j’écoutais beaucoup de musique britannique, Teenage Fanclub, Super Furry Animals, Oasis, et du côté américain c’était Weezer, les Flaming Lips. En murissant, je me suis beaucoup intéressé au folk, notamment à Neil Young. Et puis il y a eu Matthieu Boogaerts, dont je suis le plus grand fan. Et je ne serais pas honnête si je ne citais pas Genesis, qui passait beaucoup à la radio lorsque j’étais enfant. Le tout a nourri nourri mon imaginaire de musicien.

ECRIRE 

Je m’étais donné quelques mots clefs pour mes chansons, que je relisais de tant en temps pour me( re)mettre dans le bain. Je m’étais imposé de ne pas utiliser de métaphores… Je pensais beaucoup au côté prophétique des  phrases. Et je gardais un cahier des charges où se côtoyaient Eugène Guillevic, dont j’ai repris un poème sur l’album avec la chanson « Oubliez-moi », ou des auteurs comme Jean Echenoz. Ils ont des manières d’écrire très simples, qui regorgent d’informations sans en donner. J'ai voulu tendre vers cela, quelque chose d’assez dépouillé pour que les auditeurs puissent s’approprier les chansons le plus facilement possible.Tout en jonglant avec les mots.

... EN FRANÇAIS

Jusqu’à il y a trois ou quatre ans, j’utilisais l’anglais pour mes projets solos. Mais la pensée et la langue étaient très éloignés, et j’ai réalisé qu’il était temps de passer au français, d’aller au plus près de ce que j’ai envie de dire. Il y a aussi le fait que je sois parti vivre à l’étranger… cela m’a beaucoup décomplexé. Tout d’un coup, une forme de pression disparait, tu te sens plus libre dans tes propos, dans ton exploration de la langue.

GRAND CHIEN

C’est la traduction littérale de l'expression anglaise « big dog », qui est un peu moqueuse. C’est comme ça que tu surnommes quelqu'un qui va frimer en soirée, payer sa bouteille de champagne… C’était suffisamment étrange pour servir d’accroche.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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