Natalie Prass

Natalie Prass-Philippe-Mazzoni 2

 

ENFANT. J’étais très jeune quant j’ai écrit ma première chanson, en primaire. Je faisais des concert pour mes proches, à la maison. Au collège, j'ai monté mon premier groupe de rock. J’ai commencé à jouer à Virginia Beach, partout où je pouvais, et j’ai su que c’est ce que je voulais faire de ma vie. Virginia Beach n’est pas très excitante: des touristes, l'océan et c’est tout. Rien de très musical.. J’étais la seule fille à jouer dans un groupe, sans réaliser à quel point je pouvais paraitre étrange au yeux de certains !

GRANDIR. Après le bac, je suis allée au Berkley College une année. Mais Boston, c'est très froid, très sombre... Hormis l’été, très très difficile, trop venteux et trop neigeux pour moi! Après, j’ai déménagé à Nashville. On ne s'y sent pas chez soi, ce n’est pas une belle ville, il y a du monde, elle est très moderne. Des grands artistes y sont allés, il y a Music Row, mais je suis revenue à Virginia Beach... Je voulais du sens, ne plus être dans une cité industrielle. Avoir une nouvelle expérience, tout en me sentant chez moi quelque part. Et tous les musiciens de mon groupe vivent ici!

RENCONTRE. Avec Matthew E. White, on s’est rencontré très jeunes, on a été dans le même groupe. Je portais un T-shirt Sid Vicious la première fois qu'on s'est vus, se rappelle-t-il, et moi je pensais que c’était un nerd jazzy. J’avais quelque chose comme 14 ans. Quand j’ai quitté le groupe, il m’a remplacée. On s’est retrouvés quand j’avais 25 ans. Je cherchais un producteur pour ce disque, mais personne ne comprenait mes influences à Nashville, ni ce que je recherchais. Beaucoup veulent être sûrs de gagner des sous, ce que je comprends… Or, Matthew a pris mes chansons très au sérieux, et il a totalement compris car lui aussi travaillait sur ce genre de musique... Mon disque l’a motivé d’autant plus à monter son propre label, Spacebomb. 

NATALIE PRASS. Je voudrais juste que les gens aiment le disque pour toujours. Pour mon premier album, j’avais beaucoup de chansons, qui parlent des différentes étapes d’une relation amoureuse - mais elles ne parlaient pas toutes de la même personne. Les relations amoureuses, c’est le thème que je préfère. C’est ce qui me touche... Au fil du temps, le disque est devenu un disque de rupture. Et la musique est thérapeutique, ce n’est pas une légende! Même si parfois, je ne sais plus quoi faire, ni quoi dire...  Écrire une chanson aide à mettre de l’ordre dans mes idées, savoir quoi penser. Il faut oser, surpasser ses peurs. 

MANTRA. Ma devise: ne jamais laisser tomber. Ecrire des chansons, les chanter, c’est à la fois difficile et étrange. C’est un autre monde, la musique, très concurrentiel. On sait qu’on ne sera jamais riche, ni jamais assez bon. Il faut prendre des risques.

  

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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