Benjamin Booker

Benjamin Booker-Philippe-Mazzoni

 

Bidouiller sur l'ordinateur de ma soeur... Ce que je faisais pour le plaisir est devenu un album. J'ai découvert très tard le rock'n'roll car mes parents écoutaient peu de musique, et quand un disque passait à la maison, c'était de la soul, du gospel... des black songs avant tout. Je n'ai pas la même éducation artistique que la plupart des rockeurs d'aujourd'hui. J'étais au lycée quand j'ai découvert les sons qui m'influencent encore aujourd'hui, des Rolling Stones à Jack White. Mais j'aurais eu la possibilité, des années durant, d'écouter des chansons qui venaient profondément de l'âme, de la soul déchirée. Je les porte encore en moi.

J'habite à la Nouvelle-Orléans. C'est un choix car je viens de Floride, et je ne voudrais pas retourner y vivre. J'ai trop de chose à vivre ici. J'aime Nashville, New York, Paris, mais quand je suis loin de la Nouvelle-Orléans, son authenticité, son énergie mais aussi ses blessures me manquent. Ce sont elles, aussi, qui ont nourri mon premier album. Au moins autant que le whisky et le tabac!

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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