Peau

Peau-Philippe-Mazzoni 2


L'ENFANCE.

La musique est entrée petit à petit dans ma vie. Je n'ai jamais vraiment "décidé d'en faire". Elle a simplement pris de plus en plus de place au fil du temps. Dans ma famille, on aime chanter. Encore aujourd'hui, dès que l'occasion se présente, quelqu'un sort une guitare et tout le monde chante. Quand j'étais petite j'étais fascinée par ces polyphonies que je trouvais merveilleuses… 

ARCHIPEL.

Avec ce titre, j'ai voulu évoquer l'idée de territoire. Un territoire imaginaire qui serait le mien. Pas en tant que propriétaire mais en tant qu'habitante. J'ai beaucoup marché autour de chez moi pendant la création du disque, en écoutant les titres en cours de création... Ces moments ont été importants. Ils m'ont souvent permis de faire des choix, d'opter pour des directions à prendre.

L'ART ET LA MUSIQUE.

Dans les deux cas, il y a l'envie de faire naître un "objet artistique". La démarche n'est pas très différente. Sonores ou visuels, le rapport que nous avons en tant que spectateur/auditeur avec ces objets est très direct. Nos sens sont instantanément sollicités. En tant que spectatrice, j'aime cette instantanéité. Me laisser saisir par une oeuvre. Quand je cherche à créer de tels objets, il me faut trouver un point de départ suffisamment jubilatoire : un fragment d'idée (un son, une image…) qui déclenche une sorte d'impatience. Ensuite, quand l'objet prend forme, il faut réussir à préserver cet enthousiasme initial. Ce n'est pas toujours simple parce qu'on devient vite exigeant… Je me laisse guider par mes sensations plutôt que par le sens. Mais au final, pour moi, ça a beaucoup de sens de parler aux sens!


Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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