Pamela Hute

Pamela Hute-Philippe-Mazzoni 4


 

Pouvez-vous revenir sur vos débuts?

Je n'ai pas suivi de parcours vraiment formel. J'ai commencé la guitare vers 10-12 ans, et à peine avais-je appris à jouer mon premier accord que j'écrivais une chanson! J'ai acheté un 4 pistes, une reverb, et tout à commencé comme cela... Au lycée, j'ai monté mon premier groupe: un trio, basse, batterie, guitare-chant. On jouait mes chansons. La musique était partout dans mon imaginaire, dans ma vie rêvée. J'ai cependant fait une trêve d'un an ou deux lorsque je préparais Sciences Po, puis j'ai repris l'écriture en 2004, dans un état d'urgence très particulier. J'ai rencontré Igor, puis Ernest, et le projet tel qu'il existe aujourd'hui est né.

 

Pourquoi avoir appelé ce second album Bandit?

Tout est parti du titre "Running Away", un des premiers morceaux que j'ai écrit, qui évoque le destin de  Colton Harris Moore, un jeune délinquant et ancien fugitif américain, qui s'est livré à une course poursuite incroyable avec la police américaine. Il volait des avions, se réfugiait dans des maisons de banlieues riches... Il est surnommé le "bandit aux pieds nus" (en anglais The Barefoot Bandit), car il aurait commis certain de ses crimes pieds nus.

Ce qui m'a plu dans cette histoire, c'était la dimension romantique de sa cavale, sa fuite - une thématique que je trouve très inspirante. Après m'être arrêtée sur ce mot, je me suis rendue compte que les textes de l'ensemble de l'album évoquaient les grands espaces, la fuite, la quête. J'ai beaucoup écrit avec des images très cinématographiques en tête, des paysages, des chemins... Et tout d'un coup le mot Bandit créait un lien entre tous les titres.  Et puis, bien sûr, l'album a été une aventure compliquée, il a été difficile à attraper. Ce disque ne pouvait tout simplement pas s'appeler autrement !

 

Quelles étaient vos ambitions pour ce nouveau disque - ce que vous souhaitiez absolument (re)faire ou éviter?

Je n'ai pas de perspective quand j'écris, j'essaie de rester très instinctive. Cependant, les enjeux sont particuliers, car on a désormais une référence, qui est le premier disque. Cela m'a beaucoup angoissée. Et pourtant...c'est un album plus joyeux que le premier, alors même qu'il a été réalisé dans la difficulté. C'est amusant ce contraste. Mais c'est exactement ce que je voulais. Faire un disque plus pop, moins noir, avec une énergie rock. L'intervention de John Agnello, qui a mixé l'album à New York, a été déterminante. C'est un album ensoleillé et, même si je ne le savais pas quand j'ai commencé à l'écrire, c'est exactement l'album que je voulais.

 

Pamela Hute est un trio. Quelles sont les qualités à être entourée d'Igor et d'Ernest?

Je ne serais pas grand chose sans eux. Igor vient de la pop, et adore les sonorités synthétiques 80's, alors qu'Ernest est très influencé par le son des années 50 ou 60. J'aime les personnalités dans la musique, et chacun d'eux apportent beaucoup à mes chansons. Dans un trio, tout le monde est essentiel, et au service des titres. Cela participe au son du groupe sur scène, et en studio. C'est une formule à laquelle je suis très attachée...



Si vous n'aviez pas été musicienne... Quel métier auriez-vous pu choisir?

Aucun! Ecrire des chansons est vital, essentiel.



Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

Retrouvez l'artiste sur son espace et Spotifyspotify:album:6GtLydDKZKEFK7EkHkItAn1



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