Liesa Van Der Aa

Liesa van Der Aa-Philippe-Mazzoni 4

 

Le son du violon, c'est expérimental. J'en joue depuis mes cinq ans. Mon père est acteur et rêvait d'être musicien professionnel; il m'a incitée à apprendre la musique. Il était strict, ce n'était pas toujours très fluide... et le violon est déjà un instrument difficile! À mes 12 ans, j'ai voulu arrêter. Puis je me suis plongée dans le Velvet Underground et ça a été le début du clash entre la musique classique et la musique contemporaine.

J'aime Lou Reed, Nick Cave... Quand je compose, c'est une image qui s'impose à mon esprit, une image de film ou d'animation. Je ne sais pas pourquoi, il y a quelque chose de cinématographique dans le violon. L'instrument est théâtral, et rend plus facilement dramatique la musique - la mienne en l'occurrence.

 

Je ne suis pas une songwriteuse, je suis une compositrice. C'est difficile pour moi d'écrire des chansons. Or, c'est un chemin plus intéressant que d'être interprète, ou simple chanteuse dans le circuit pop-rock... Pour moi en tout cas. La musique rassemble beaucoup de gens, pas seulement des musiciens. C'est quelque chose de grand, même si je peux le reproduire seule sur scène.

 

Troops définit très bien ma façon de faire la musique. Mais pour les rockeurs, c'est trop expérimental, et pour la scène expérimentale je suis trop accessible!

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

Retrouvez l'artiste sur son espace et Spotifyspotify:album:3Ckxb7BJ1QSau6OutEMqzY1



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