Ariane Moffatt

Ariane-Moffat-Philippe-Mazzoni

 

Le Ma, c’est un concept japonais : un espace-temps, un entre-deux, un vide entre les choses. Comme en musique, un silence entre deux notes, ou le métro entre le travail et la maison. Dans cet album, il y a beaucoup de symbolique sur la géographie, le voyage : entre deux villes, deux pays, deux histoires… Et c’était aussi mes initiales à l’envers… MA s’imposait !

J’ai fait des tournées, j’ai vécu à Paris… « Hotel Amour », par exemple, je l’ai écrite dans une de ses chambres. En rentrant chez moi au Québec, je me suis posée - dans un quartier multi culturel, bilingue. Je voulais trouver le mot juste, entre quatre murs, pour prendre possession de tous mes outils, de tous mes instruments. J’ai fini par réaliser quasiment seule l’album. J’en suis heureuse, et très fière !

Je savais que je me lançais dans une aventure en proposant quelque chose d’à la fois abstrait et personnel, mais je ne le regrette pas. C’est mon quatrième disque, et j’ai l’impression que c’est la fin d’un cycle.  Malgré le fait que ce soit autant en anglais qu’en français, j’ai trouvé ma cohérence. Je n’étais pas obligée de me cantonner à la chanson française…

MA est très personnel, bien sûr, mais, pour la première fois, cet album n’était pas mon journal intime. J’étais en analyse, donc passionnée par les mots, et c’est ce qui se retrouve dans ces chansons-là. Je peux être sincère sans décrire des sentiments que je vis moi. Il y a un côté cinématographique dans ce disque, des mises en situations… Il y a aussi beaucoup de choses m’inspirent : aussi bien l’électro des années 80 que le rock brut, comme celui des Black Keys. Il y a de tout cela dans MA.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

Retrouvez l'artiste sur son espace et Spotifyspotify:album:7jjr9G5kZMi9AwRccJPNdr1



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