Breton

Breton-Philippe-Mazzoni

Ce soir 27 septembre 2012en concert à La Gaite Lyrique

ROMAN KAPPAK: 

NAISSANCE DE BRETON. J’étudiai le cinéma et je faisais du sound design. Avec Adam, on a fait des films et on a essayé de les présenter à des festivals... Mais c’est compliqué, il y a toujours des contraintes de format. On avait des copains qui jouaient dans des groupes, et c’était simple pour eux car, une fois la chanson finie, il la présentait devant un public alors que nous, nous devions toujours attendre au moins deux mois. On s’est dit que si on jouait le son en live avec les films, cela pourrait être intéressant. Après des mois où on a commencé à se faire connaître, on a réalisé que c'était joli qu'en live, et non pas sur disque. On a commencé à travailler le coté tangible de la musique. Breton est en équilibre entre le spectacle et le Mp3. Le vinyle nous a beaucoup apporté. Mais chaque enregistrement est différent, et tant mieux. Plus c'est le chaos, plus c'est authentique.

ANDRE BRETON.  Ce qui m’intéresse de ce mouvement surréaliste, c’est qu’il essayait de se détacher des rituels. Ca évite de tomber dans le piège de la reproduction, en musique surtout. Car toutes les plus belles chansons ont déjà été écrites... Alors on cherche à déstructurer les éléments, afin de ne pas offrir la même chose que, par exemple, un mec au fin fond de la Norbège qui bidouille sur son ordinateur. A défaut d’inventer, on veut au moins explorer. Nos chansons sont les conclusions d’un déraillage. Peu importe le début, c’est le résultat qui compte, quelque soit le chemin emprunté.

OTHER PEOPLE'S PRBLEMS. Andy Warhol va voir un psychiatre et celui-ci oublie de le rappeler. À cette époque Warhol, achète sa première télévison, juste pour voir s’il a des problèmes lui-même.  En l'allumant, il constate les problèmes des autres et oublie les siens...

CINÉMA. J’aime beaucoup Hitchcock, non seulement parce que c'était un génie mais aussi parce que c’est tellement cliché. Il a la réputation d'un réalisateur intellectuel, mais ce n'était absolument pas son objectif. C’est comme si dans quelque années on parlait des Spielberg comme si c’était un cinéma d'auteur. 

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

Retrouvez l'artiste sur son espace et Spotifyspotify:album:2YwnKWFqUzbKeY8qLxiOc71

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