Patrick Watson

Patrick-Watson-Philippe-Mazzoni

En concert le 10 août à la Route du Rock

CHANSONS. Je cherche vraiment mes mots. Je peux galérer quatre mois pour trouver quatre putains de mots. C’est une véritable discipline. Les chansons sont des choses bizarres. Je ne pense pas que les musiques que j’écris m’appartiennent. Je m'en détache complètement, au final.

LES FILLES. Je ne vais pas me plaindre s'il y a sans doute plus de filles que de mecs à mes concerts. Mais la musique reste un message universel. Car je souhaite transmettre une expérience, pas une mode. 

OPTIMISME. J'avais une prof de musique qui disait que toute les meilleures chansons tristes sourient et cela m’a toujours suivi. Comme Bob Dylan, il doit y avoir un truc de positif à l’intérieur. Cela peut être sombre, interrogatif mais lumineux. Je ne veux pas mettre tout à terre quand on a déjà un genou au sol. Faire des chansons triste c’est facile. Mais elles sont aussi souvent chiantes.

EN LIVE. Il y a parfois une alchimie très particulière. C’est orgasmique. C’est un peu idiot de dire cela, mais je ne connais rien de physiquement similaire. Tout ton corps bascule. Je pense me rappeler de chaque fois que je l’ai ressentie, car ce n’est pas non plus systématique. Et tu peux chercher ce type de moment toute ta vie. C’est comme une drogue, c’est quelque chose d'addictif.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

Retrouvez l'artiste sur son espace et Spotifyspotify:album:0eCMaJEC6Dk9269XVt3zjb1



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