Alan Corbel

Alan-CorbelPhilippe-Mazzoni

 

La genèse de ce premier album?
 
Ce premier album est en quelque sorte l’aboutissement de mes cinq dernières années de travail, de musique et d’instants de vie. Il a vécu plusieurs commencements. D’une chanson comme "Children Of The Sun", écrite à l’époque du duo Megalux, à cet album, en passant par un EP enregistré avec Edith Fambuena en 2009, il s’est passé beaucoup de choses. Je ne crois aucunement qu’il s’agissait de faux départs mais bien d’étapes nécessaires pour finalement obtenir ce résultat. C’est aussi une histoire de rencontres, tout d’abord avec un producteur (Bertrand Lamblot) et une éditrice (Catherine Cuny), plus tard avec d’autres musiciens. Il m’est indispensable d’avoir des relations humaines fortes, voire de l’amitié avec les gens avec qui je travaille, sinon ça ne fonctionne pas. En tout cas pas comme je le souhaiterais. Edith
Fambuena pour l’EP et Bertrand Belin pour cet album ont vraiment réussi à préserver l’émotion de mes chansons tout en me guidant vers des chemins auxquels je n’avais pas songé. Dead Men Chronicles est aussi un hommage à Soazig Le Lay, une amie avec qui j’ai joué sur scène de 2006 à 2008.

Pourquoi l'avoir baptisé Dead Men Chronicles?...
 
J’imagine que chacun de nous a connu la perte d’un proche et qu’on le veuille ou non, il y a une vie avant et une vie après un tel événement. Dans Dead Men Chronicles c’est de cette vie après qu’il s’agit. Je ne crois pas aux périodes de deuil qui permettent un beau jour de tourner la page. Nos chers disparus sont présents dans nos vies, tous les jours. Mais je ne parle pas de tristesse inconsolable. Il y a dans notre quotidien des événements, des images, des musiques qui nous évoquent des souvenirs avec eux, provoquent une émotion. Et cela peut être de la joie.
Dans Dead Men Chronicles, c’est la présence forte mais discrète à la fois des cordes frottées qui m’évoque Soazig. J’y tenais beaucoup. Je ne crois pas avoir fait un album triste, du moins je l’espère. Il est empreint de mélancolie qui est un sentiment qui m’accompagne au quotidien, dans ce que je lis, écoute, écris. Ensuite Bertrand Belin a su avec élégance ensoleiller mes chansons.

 

Justement, comment avez-vous été amené à collaborer avec Bertrand Belin?
 
J’ai découvert Bertrand Belin sur scène en juin 2010. Il fait partie des quelques auteurs francophones actuels que j’apprécie. Il était accompagné par Tatiana Mladenovitch à la batterie. J’ai tout de suite souhaité lui demander de jouer les batteries de mon album et en en parlant avec Bertrand Belin et Catherine Cuny, il est apparu que Bertrand pourrait apporter beaucoup à ce projet. Suite à cette rencontre, j’ai joué mes chansons devant Bertrand, en acoustique. Lui cherchait, proposait. Nous avons répété l’opération deux ou trois fois. Nous sommes ensuite partis enregistrer au studio Le Hameau avec Jean- Baptiste Brunhes. Tatiana a donc joué les batteries et Olivier Daviaud nous a rejoints pour des prises de violoncelle. Nous avons ensuite fait des prises additionnelles à Paris avec Dominique Pinto, Albin de la Simone et Mina Tindle. Bertrand a joué beaucoup d’instruments : claviers, guitares, basse, violon, tout en préservant le côté « aéré » des chansons. Certaines comme "Endless", "Waking Up On A Sunday Afternoon" ou "Seven Nights" sont restées très sobres.


Quel est votre souhait musical le plus cher pour cette année?
 
J’espère qu’il y aura beaucoup de concerts suite à celui du Café de la Danse le 10 avril. Je travaille avec des musiciens rennais pour la scène et le live permet de s’habituer les uns aux autres et de développer des versions alternatives et adaptées de mes chansons. J’espère aussi, bien sûr, que Dead Men Chronicles n’est qu’un premier album avant quelques autres…

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

 Retrouvez l'artiste sur son espace et Spotifyspotify:album:5lAmEZJkm9vX1yDYcducgL1



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