Anna Ternheim

Philippe_Mazzoni-Anna-Ternheim

 

CHANSONS. J’écris depuis l’âge de 10 ans, lorsque j’ai eu ma première guitare. Je me souviens de m’être mise à écrire le soir-même. Pour moi c’était comme un journal intime, qui, très étrangement, est devenu un travail. Je ne sais combien de temps cela durera, même si je souhaite que cela dure jusqu'à mes 80 ans. Au moins!

LE SUCCES. J'ai de la chance car je travaille beaucoup, je ne suis plus chez moi, j’aime les concerts, les tournées. Mais il faut vivre autrement, sinon on n'a plus d'inspiration. Il faut trouver un moyen de se sortir la tête de la célébrité.

STOCKHOLM. Je l'aime, surtout en été, quand c'est tellement frais... mais je n’ai pas le sentiment d’en être partie. Je suis toujours liée par ma famille et j’y retourne souvent. Mais je me sens moins seule à New York, d'autant que ma vie est un peu sans dessus dessous actuellement. New York me stabilise car il s’y passe toujours quelque chose, j’aime aussi la lumière les odeurs, la nourriture, tous est multiculturel. Stockholm, c’est ma maison, mes racines. Mais finalement, je n’ai jamais été aussi suédoise qu’en dehors de la Suède!

NASHVILLE. C’était inspirant, de travailler avec des musiciens plus âgés, plus expérimentés. Leur approche de la musique est si ouverte... Je n’ai jamais eu peur, je n'ai jamais été jugée par Nashville. Cette ville reste étrange, chargée d’histoire. Jack White, les Black Keys... ils ont leur studio dans la même rue, et il y a de quoi y vivre toute une une vie, il y a des universités et des magasin. Ce n’est pas vieux, ce n’est pas la campagne non plus. C'est une ville dont les artistes sont les stars.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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