Mustang

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Avez-vous grandi, musicalement parlant ?

JOHAN GENTILE: Oui. Notre jeu était plus fragile sur le premier album.  Ici, il y a moins de tâtonnement dans les arrangements. Il ressemble plus à ce que nous imaginions.

JEAN FELZINE : Avant, mon chant était très bas, très crooner...  Et en concert, nous nous sommes rendu compte que ce n'était pas assez fort.

La chanson française semble être de plus en plus assumée chez vous...

JEAN : Tabou sonne plus français, car nous avons mis du temps à digérer nos influences américaines, et ce n’est surtout pas du rockabilly, contrairement à ce que tout le monde dit! J'aime autant Polnareff, Gainsbourg et Brassens que le Velvet Underground.

Et la new wave dans tout ça ?

JOHAN: On nous en parle et là ça, c’est notre producteur Alf, les années 80. Nous, c'est plutôt les seventies...

JEAN : Nous ne connaissons même pas si bien que ça Joy Division! Finalement, les années 80, c’est ce que nous connaissions le moins.

Au vu de votre âge, on aurait pu vous classer avec les BB Brunes, les Shades... mais ça n'est jamais arrivé. Un avantage ou un inconvénient, d'après vous?

JEAN: Depuis nos débuts, nous n'avons jamais eu l’impression d’avoir un groupe frère, dans le même genre que nous. C’est peut être un problème que de ne pas avoir de rival. Un peu de rivalité stimulerait.... Je regrette un peu que nous soyons seuls.

Vos chansons parlent d'amour, de rencontre mais aussi (et beaucoup) de désillusion, de trahison. No future ?

JEAN: Nous sommes moins optimistes que nos parents: l’incertitude de l’avenir, l’absence d’utopie. Et puis nous avons écouté pas mal de truc pas gais, Nirvana, du punk... Et puis les gens aiment les chansons tristes, non ?

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

 

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