About Group

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 ALEXIS TAYLOR : Je suis très fier de cet album. On peut écouter les tensions sonores, on nous entend vraiment jouer. Il reste facile d'accés, et certains ne remarquent sans doute pas toute sa part d’improvisation! Notre objectif, c’est d’être compris aussi bien dans un langage fleuri qu'en étant hyper direct...

JOHN COXON : A titre personnel, ce sont les disques les plus complexes qui retiennent mon attention. C’est bien de se sentir à l'aise quand on écoute de la musique, mais pas trop non plus!

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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La Feline

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La définition, selon vous, d'une VRAIE bonne chanson?

AGNES: Comme ça, je dirais une chanson aussi forte pour l'esprit que pour le corps: "What's Going On" de Marvin Gaye, "Superstition" de Steve Wonder, "Someone Great" de LCD Soundsystem... Mais il existe de pures chansons physiques ("Toxic" de Britney Spears) et de pures chansons cérébrales ("Ô Superman" de Laurie Anderson).

Alors disons une chanson qu'on peut jouer de n'importe quelle façon, qui tient guitare et voix. Un standard comme "Jolene" de Dolly Parton, ou comme "Personal Jesus" de Depeche Mode - en témoigne sa superbe reprise par Johnny Cash. D'un autre côté, certaines musiques sont indissociables d'une pâte sonore très particulière et séparer la simple mélodie de cette pâte c'est perdre la chanson ("A Forest" de Cure, "Sometimes" de My Bloody Valentine).

Une bonne chanson est justement celle qu'on n'a pas prévue, qui surprend, qui émeut pour ce qu'elle a d'unique, même si sur plein d'aspects elle emprunte à du déjà connu. Ce qui est sûr, c'est que pour les vraies bonnes chansons qui restent à écrire, il faudra autre chose qu'une recette théorique : de la sensibilité, du génie, peut-être même de la souffrance, et certainement du bol!

Pouvez-vous nous raconter la genèse de La Féline?

AGNES: On s'est rencontrés en pleine nuit dans une forêt, je venais de faire un feu. Xavier a rappliqué avec du petit bois. Stéphane se cachait derrière les bouleaux, il n'osait pas s'approcher au début. Il nous a rejoint quand j'ai commencé à chanter très fort. Là, il s'est mis en transe près de feu et nous l'avons suivi dans son délire. Nous avons parlé jusqu'au petit matin des musiques que nous aimions - et de comment vivre.

Et pourquoi s'appeler La Féline?

AGNES: A l'aube, j'ai proposé "La Féline", pour l'amour des métamorphoses. Ils ont acquiescé en silence et nous nous sommes transformés. Nous ne faisions plus qu'un, et nous avons rugi doucement.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Saul Williams

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Pourquoi Volcanic Sunlight?

J'aime l'idée d'opposer une lumière qui vient de la profondeur à celle qui vient des cieux.

Dans cet album, vous utilisez beaucoup de percussions africaines... Vous sentez-vous encore proche de la culture africaine?

Je me sens proche des rythmes, ceux du ghetto, du village, des favelas, des rituels ancestraux...

En revanche, vous semblez être plus distant envers le hip-hop...

Je n'aime pas avoir le sentiment d'être confiné dans un genre musical plutôt qu'un autre. Je dois beaucoup au hip-hop, notamment mon amour de la musique et du rythme, mais le fait de progresser est plus important pour moi qu'une simple loyauté formelle.

Quand vous regardez tout ce chemin parcouru, que ressentez-vous?

Je suis reconnaissant de tous ces voyages, de toutes les leçons apprises, de toutes ces nuits où j'ai dansé, et de tout ce qu'il y a à venir.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Mondkopf

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Un objet fétiche?

Mes photos de classe, mes photos de famille, mes photos d'appareils jetables... mes souvenirs.

Une image récurrente?

Un homme et une femme vieillissant ensemble face à l'océan...

Un morceau électronique de référence?

"Cichli" d'Autechre, une rythmique froide mais organique, où se pose une mélodie mélancolique, qui crée une ambiance futuriste et lumineuse. A l'époque où je découvre ce morceau, je découvre réellement la musique électronique. En l'écoutant, je me surprends à rêver d'un monde pas encore là, je suis comme envoyé dans l'avenir. Depuis, c'est tout ce que je demande à la musique éléctronique et ce que j'essaie de transmettre avec la mienne...

Un idéal d'évasion?

Une semaine par an, je pars avec mes amis les plus proches. Ca peut être n'importe où, tant que je suis avec eux.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Oh No Oh My

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D'où vient votre nom?

Nous avons piqué "Oh No Oh My" au dos d'une pochette d'un autre album, en pensant vite trouver mieux. Nous aurions pu le changer si nous avions eu la possibilité... seulement voilà, les gens ont commencé à nous écouter sous ce nom. C'était déjà trop tard!

Vous avez fait beaucoup de concerts... Le pire et le meilleur?

Le meilleur, c'est quand les gens rentrent vraiment dans la musique. Le pire, c'est quand ils ne font pas attention à nous, et ne font que parler entre eux. Pas très cool.

Vos artistes préférés, toutes catégories confondues?

Radiohead, Spiritualized, The Smiths, Talking Heads, R. Kelly, MGMT, The Beatles, The Zombies, Ween, The Beach Boys, The Deadly Syndrome, Royal Bangs, Scanners, Pavement, The National, The Velvet Underground, Wilco, Yo La Tengo, Miles Davis, Ella Fitzgerald, Charles Mingus, Bill Evans, Neil Young, P.T. Anderson, Edgar Wright, Larry David, Judd Apatow, David Lynch, Akira Kurosawa, Quentin Tarantino, Jean-Pierre Jeunet, David Milch, Pixar, Christopher Nolan, Stanley Kubrick, David Cronenberg, René Magritte, Roy Lichtenstein, Andy Warhol, John Garland, Andrew Koston, Dan Flavin, Haruki Murakami, Gabriel Garcia Márquez, Robert Heinlein, Carlos Ruiz Zafón.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Twin Shadow

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GEORGE LEWIS JR.: J'étais tellement libéré à la fin de l'enregistrement de Forget! C'était une expérience sacrée, comme sur scène, à la fois excitante et effrayante! J'étais heureux de l’écouter, et j'avais hâte de laisser les gens l'expérimenter, quitte à essuyer des critiques. Je suis avant tout ravi que l’on s’intéresse à mon travail et j'ai décidé de prendre les choses comme elles venaient.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Pepper Island

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Une rencontre?

AYELE: Je trainais toujours à la porte de Clignancourt, au marché aux Puces, à la recherche d'un objet, d'une fringue, d'un disque, d'une ambiance insolite... Musicien et enfant de brocanteurs, Laurent y trainait aussi pour les mêmes raisons. On s'est rencontré entre Montmartre et ce fameux marché aux Puces au milieu des années 90, dans un local de musique. Et c'est bien plus tard, à travers nos différentes aventures musicales que Pepper Island a vu le jour - grâce à une  jolie petite guitare à quatre cordes trouvée dans un amas d'objets vintage au cours d'une de nos balades favorites... aux Puces!

Un premier concert?

Un jour, on a tous les deux joué dans une galerie photo ultra chic pour un vernissage place Beauvau, à deux pas de l'Élysée. On était tout de blanc vêtus, et très loins de notre univers populaire de Montmartre ! On a adoré le décalage et, aussi, les invités de la soirée...

Une devise?

Mettre la bonne dose d'épices dans tes amours, dans tes plats, dans ta musique et dans le reste!

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Miles Kane

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Je ne veux pas suivre la mode, je veux suivre mon instinct. Cela a pris du temps pour faire cet album, pour compiler ces chansons. Je les voulais parfaites, fortes, je voulais qu’elles sonnent juste. Gruff Rhys m'a beaucoup aidé. Je fredonnais un air, il le continuait, et la mélodie se faisait toute seule..
Quand on y pense, le rock, c'est comme un groupe dont tout le monde peut faire partie.
Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Fitz & The Tantrums

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MICHAEL FITZPATRICK: Tout a commencé quand j'ai eu, un beau jour, le coeur brisé. Ce qui m'a rendu particulièrement créatif, comme à chaque fois que je suis dans une mauvaise passe... J'ai écrit "Breakin’ The Chains Of Love" lorsque j'ai récupéré par hasard un orgue d'église, un instrument hanté par les fantôme et les esprits. Tandis que je jouais ce morceau, j'ai réalisé que quelque chose se passait... Qu'il fallait faire un groupe avec une chanteuse incroyable, du saxophone et des guitares au diapason!

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Thos Henley

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Votre premier album vient de sortir… quel effet ça fait?

C'est très difficile d’exprimer toutes les idées qui me traversent l'esprit... J'aimerais encore porter sur mon dos toutes ces chansons qui se sont accrochées à moi ces deux dernières années, et qui sont si importantes… Elles racontent mes pérégrinations depuis mon arrivée en France. Le moment me semblait venu de les partager, de les faire écouter afin de pouvoir tourner la page. Et d'aller vers de nouvelles chansons, inspirées d'autres aventures.

Quelles sont vos principales influences?

Elles varient tellement! Par exemple, aujourd'hui, j'ai lu dès le réveil un livre de Freya Stark (une incroyable conteuse de voyage) avec les clameurs du Marathon de Paris sous mes fenêtres! Puis est venu l'heure de skater avec Leonard Cohen sur New Skin for Old Ceremony dans mon Ipod. Enfin, j'ai joué de la guitare au bois de Vincennes. Si je devais préciser quelles sont mes influences, je dirais qu'elles viennent d'abord de cette routine quotidienne, de cette constante envie de bouger. Mais musicalement, le plus proche de mon coeur reste Leonard Cohen. Dès que j'ai su faire mon premier accord de guitare, j'ai même volé une petite pile de ses disques à ma première copine… C'est sa musique qui m’a le plus influencé, très loin devant les autres.

Pourquoi vous être installé à Paris?

Cela me semblait être la seule destination raisonnable. J'en avais assez de l'Angleterre, encore et encore… je devais m'en éloigner. Après avoir joué un peu partout en France et balancé mon passeport, j'ai décidé de rester dans ce pays qui m'a si gentiment adopté, dans des villes comme Sète, Antibes, La Rochelle... Paris m’a appelé: j'y avais un ami, Daniel, qui m'a hébergé dans son appartement alors que je jouais à côté de Notre-Dame. Ensuite, j'ai trouvé un autre apart, je suis tombé amoureux d'une Suédoise et je suis tombé amoureux de Paris. "Et voilà!". Il n'y avait pas d'autre choix que de rester, et depuis je n'ai pas connu un seul jour ou je me suis ennuyé! Ma jeunesse n’a jamais été aussi passionnante. Je sais que je reviendrai vivre ici plusieurs fois, tout au long de ma vie.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Nicolas Comment

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Faut-il prendre quelque distance avec l'image pour se consacrer entièrement à un album ?

 

Je n'ai pas pris de distance avec l'image. J'ai au contraire réalisé deux nouvelles séries de photographies pendant l'enregistrement et la sortie de mon album : une série sur l'écrivain Bernard Lamarche-Vadel (c.f. le livre La visite, éd. Filigranes, 2010) et une autre sur le Mexique (exposition prévue cet automne à Mexico puis en janvier à la galerie Vu'). Pour moi, il n'y a pas vraiment de hiatus entre l'image et la musique, puisque dans les deux cas il s'agit d'une démarche d'"auteur" :  j'utilise simplement deux modes d'expression, en l'occurence la photographie et la chanson.

 

Comment s'est passée la collaboration avec Marc Collin? Pourquoi lui ?

J'ai rencontré Marc un soir dans un vernissage. Patrick Bouvet, un ami écrivain, m'avait dit que nous pourrions peut-être nous entendre... Nous sommes allés dîner dans un petit restaurant et, assez naturellement, l'idée de faire un album ensemble a germée entre nous. Deux mois plus tard, nous étions en studio pour attaquer "Nous étions Dieu". En fait, nous avons fait cet album comme deux adolescents : nous nous sommes découverts des goûts communs pour la new-wave, le krautrock et souvenus des groupes que nous écoutions au collège, comme The Cure ou New Order... C'est pourquoi nous avons décidé de produire cet album pour les adolescents que nous étions.

Après avoir passé autant de temps derrière l'objectif, quel est votre rapport à la scène - de devenir sujet, en quelque sorte ?

C'est une sensation étrange. Un peu comme de passer du rôle de voyeur à celui de l'exhibitionniste ! Mais en vérité, ma pratique de la photographie n'a jamais été une pratique inféodée ou "appliquée" : je ne me sens ni reporter, ni portraitiste (même si j'ai fait quelques portraits pour des pochettes d'albums)... C'est à dire que j'ai toujours considéré que mon travail photographique existait en dehors de tout "sujet". Je réalise la plupart de mes projets photo dans le cadre de résidences d'artiste où je jouis d'une grande liberté d'expression et je ne travaille que rarement sur commande. Je considère que la photographie est un art au même titre que la chanson. Même si on peut penser comme Gainsbourg qu'il s'agit peut-être de deux "arts mineurs", le livre de photographies et les disques de rock sont les deux formes artistiques qui m'ont le plus touché en temps que spectateur ou auditeur...

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Broken Bells

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JAMES MERCER : Existe-t-il un moment où l'on se dit: "je dois être musicien"? Je ne crois pas...

BRIAN BURTON : Pour ma part, j’avais au moins 18 ans. Et je ne savais pas quoi faire d’autre. Je savais juste vouloir devenir artiste, si l'on peut dire, mais comment ?

JAMES MERCER : En fait, nous n’étions pas décidés à devenir musiciens.

BRIAN BURTON : Cela devait arriver, c'est tout...

JAMES MERCER : C’est comme quand tu es dans l’avion, quand tu indiques ta profession sur la fiche de renseignements. Tu indiques "musicien", et voilà! Je pense que c’est à ce moment-là que ça se décide.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Metronomy

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JOSEPH MOUNT: Pour un album, tu dois partir avec une idée d'atmosphère en tête. Cela doit te guider tout au long de l'enregistrement, même si le projet évolue et se transforme au fil du temps.  Sinon, tu restes figé, et tu vas droit dans le mur. Pour The English Riviera, le titre veut tout dire et c'était le point de départ idéal du disque. A priori, l’office du tourisme de Torquay a été  hyper sollicité depuis que Metronomy existe... même Google s’y perd!

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Alexander

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Alexander serait-il plus accessible que les albums d’Edward Sharpe ?

C’est sans doute lié à la volonté de ne pas être trop prétentieux ou d'être intentionnellement secret, mystérieux, intelligent ou stupide. Dans le passé je me prenais trop au sérieux, et la musique est surtout faite pour être relax… et donc accessible. Aujourd’hui, je suis capable de mieux communiquer.

Pourquoi faire un disque seul?

Parce que je voulais faire de la musique dans ma chambre! C’est quelque chose que j‘ai toujours voulu faire mais sans jamais en prendre le temps. La peur de se confronter à son ego… mais cela m’a au contraire amené une certaine paix. La seule façon de gagner, c’est de se perdre.

La musique est-il avant tout un partage?

Une sortie d’album, c’est extraordinaire comme sensation. C’est une joie, comme un émerveillement d’enfant. Ca m’épate à chaque fois que les gens se l’accaparent et c’est une façon pour moi d’être rattaché à l’humanité. Nous partageons des sensations communes. Cela me rassure, surtout pour moi qui ait peur des aliens!

Le voyage peut-il être aussi intérieur qu’extérieur?

Je vis à L.A., à Echo Park. C’est là que j’ai fait la plus grande partie de l’album. Mais je voyage beaucoup et la terre devient petit à petit ma maison. Ma vie se résume à me lever et à jouer, où que je sois. Je sais aussi qu’il faut enrichir son experience autrement qu’avec la musique. En ce moment, je pense à partir méditer en Inde pendant dix ans...

Un coup de foudre artistique ?

La dernière fois que je l’ai lu Don Juan à ma copine, ça nous a fait pleurer… C’est amusant, mais ça te brise le cœur. Et Lord Byron. La plupart des gens disent ne pas pouvoir décrire ce qu’ils ressentent, mais lui peut. Le vrai métier des poètes, c’est de rendre justice aux sentiments pour en inspirer de nouveaux. Et c'est exceptionnel d'y arriver sans l'aide de la musique.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Fujiya & Miyagi

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DAVID BEST: La musique doit aussi bien refléter que détourner notre quotidien et nos propres certitudes. Sinon, cela n'en vaut pas la peine.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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