Pepper Island

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Une rencontre?

AYELE: Je trainais toujours à la porte de Clignancourt, au marché aux Puces, à la recherche d'un objet, d'une fringue, d'un disque, d'une ambiance insolite... Musicien et enfant de brocanteurs, Laurent y trainait aussi pour les mêmes raisons. On s'est rencontré entre Montmartre et ce fameux marché aux Puces au milieu des années 90, dans un local de musique. Et c'est bien plus tard, à travers nos différentes aventures musicales que Pepper Island a vu le jour - grâce à une  jolie petite guitare à quatre cordes trouvée dans un amas d'objets vintage au cours d'une de nos balades favorites... aux Puces!

Un premier concert?

Un jour, on a tous les deux joué dans une galerie photo ultra chic pour un vernissage place Beauvau, à deux pas de l'Élysée. On était tout de blanc vêtus, et très loins de notre univers populaire de Montmartre ! On a adoré le décalage et, aussi, les invités de la soirée...

Une devise?

Mettre la bonne dose d'épices dans tes amours, dans tes plats, dans ta musique et dans le reste!

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Miles Kane

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Je ne veux pas suivre la mode, je veux suivre mon instinct. Cela a pris du temps pour faire cet album, pour compiler ces chansons. Je les voulais parfaites, fortes, je voulais qu’elles sonnent juste. Gruff Rhys m'a beaucoup aidé. Je fredonnais un air, il le continuait, et la mélodie se faisait toute seule..
Quand on y pense, le rock, c'est comme un groupe dont tout le monde peut faire partie.
Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Fitz & The Tantrums

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MICHAEL FITZPATRICK: Tout a commencé quand j'ai eu, un beau jour, le coeur brisé. Ce qui m'a rendu particulièrement créatif, comme à chaque fois que je suis dans une mauvaise passe... J'ai écrit "Breakin’ The Chains Of Love" lorsque j'ai récupéré par hasard un orgue d'église, un instrument hanté par les fantôme et les esprits. Tandis que je jouais ce morceau, j'ai réalisé que quelque chose se passait... Qu'il fallait faire un groupe avec une chanteuse incroyable, du saxophone et des guitares au diapason!

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Thos Henley

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Votre premier album vient de sortir… quel effet ça fait?

C'est très difficile d’exprimer toutes les idées qui me traversent l'esprit... J'aimerais encore porter sur mon dos toutes ces chansons qui se sont accrochées à moi ces deux dernières années, et qui sont si importantes… Elles racontent mes pérégrinations depuis mon arrivée en France. Le moment me semblait venu de les partager, de les faire écouter afin de pouvoir tourner la page. Et d'aller vers de nouvelles chansons, inspirées d'autres aventures.

Quelles sont vos principales influences?

Elles varient tellement! Par exemple, aujourd'hui, j'ai lu dès le réveil un livre de Freya Stark (une incroyable conteuse de voyage) avec les clameurs du Marathon de Paris sous mes fenêtres! Puis est venu l'heure de skater avec Leonard Cohen sur New Skin for Old Ceremony dans mon Ipod. Enfin, j'ai joué de la guitare au bois de Vincennes. Si je devais préciser quelles sont mes influences, je dirais qu'elles viennent d'abord de cette routine quotidienne, de cette constante envie de bouger. Mais musicalement, le plus proche de mon coeur reste Leonard Cohen. Dès que j'ai su faire mon premier accord de guitare, j'ai même volé une petite pile de ses disques à ma première copine… C'est sa musique qui m’a le plus influencé, très loin devant les autres.

Pourquoi vous être installé à Paris?

Cela me semblait être la seule destination raisonnable. J'en avais assez de l'Angleterre, encore et encore… je devais m'en éloigner. Après avoir joué un peu partout en France et balancé mon passeport, j'ai décidé de rester dans ce pays qui m'a si gentiment adopté, dans des villes comme Sète, Antibes, La Rochelle... Paris m’a appelé: j'y avais un ami, Daniel, qui m'a hébergé dans son appartement alors que je jouais à côté de Notre-Dame. Ensuite, j'ai trouvé un autre apart, je suis tombé amoureux d'une Suédoise et je suis tombé amoureux de Paris. "Et voilà!". Il n'y avait pas d'autre choix que de rester, et depuis je n'ai pas connu un seul jour ou je me suis ennuyé! Ma jeunesse n’a jamais été aussi passionnante. Je sais que je reviendrai vivre ici plusieurs fois, tout au long de ma vie.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Nicolas Comment

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Faut-il prendre quelque distance avec l'image pour se consacrer entièrement à un album ?

 

Je n'ai pas pris de distance avec l'image. J'ai au contraire réalisé deux nouvelles séries de photographies pendant l'enregistrement et la sortie de mon album : une série sur l'écrivain Bernard Lamarche-Vadel (c.f. le livre La visite, éd. Filigranes, 2010) et une autre sur le Mexique (exposition prévue cet automne à Mexico puis en janvier à la galerie Vu'). Pour moi, il n'y a pas vraiment de hiatus entre l'image et la musique, puisque dans les deux cas il s'agit d'une démarche d'"auteur" :  j'utilise simplement deux modes d'expression, en l'occurence la photographie et la chanson.

 

Comment s'est passée la collaboration avec Marc Collin? Pourquoi lui ?

J'ai rencontré Marc un soir dans un vernissage. Patrick Bouvet, un ami écrivain, m'avait dit que nous pourrions peut-être nous entendre... Nous sommes allés dîner dans un petit restaurant et, assez naturellement, l'idée de faire un album ensemble a germée entre nous. Deux mois plus tard, nous étions en studio pour attaquer "Nous étions Dieu". En fait, nous avons fait cet album comme deux adolescents : nous nous sommes découverts des goûts communs pour la new-wave, le krautrock et souvenus des groupes que nous écoutions au collège, comme The Cure ou New Order... C'est pourquoi nous avons décidé de produire cet album pour les adolescents que nous étions.

Après avoir passé autant de temps derrière l'objectif, quel est votre rapport à la scène - de devenir sujet, en quelque sorte ?

C'est une sensation étrange. Un peu comme de passer du rôle de voyeur à celui de l'exhibitionniste ! Mais en vérité, ma pratique de la photographie n'a jamais été une pratique inféodée ou "appliquée" : je ne me sens ni reporter, ni portraitiste (même si j'ai fait quelques portraits pour des pochettes d'albums)... C'est à dire que j'ai toujours considéré que mon travail photographique existait en dehors de tout "sujet". Je réalise la plupart de mes projets photo dans le cadre de résidences d'artiste où je jouis d'une grande liberté d'expression et je ne travaille que rarement sur commande. Je considère que la photographie est un art au même titre que la chanson. Même si on peut penser comme Gainsbourg qu'il s'agit peut-être de deux "arts mineurs", le livre de photographies et les disques de rock sont les deux formes artistiques qui m'ont le plus touché en temps que spectateur ou auditeur...

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Broken Bells

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JAMES MERCER : Existe-t-il un moment où l'on se dit: "je dois être musicien"? Je ne crois pas...

BRIAN BURTON : Pour ma part, j’avais au moins 18 ans. Et je ne savais pas quoi faire d’autre. Je savais juste vouloir devenir artiste, si l'on peut dire, mais comment ?

JAMES MERCER : En fait, nous n’étions pas décidés à devenir musiciens.

BRIAN BURTON : Cela devait arriver, c'est tout...

JAMES MERCER : C’est comme quand tu es dans l’avion, quand tu indiques ta profession sur la fiche de renseignements. Tu indiques "musicien", et voilà! Je pense que c’est à ce moment-là que ça se décide.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Metronomy

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JOSEPH MOUNT: Pour un album, tu dois partir avec une idée d'atmosphère en tête. Cela doit te guider tout au long de l'enregistrement, même si le projet évolue et se transforme au fil du temps.  Sinon, tu restes figé, et tu vas droit dans le mur. Pour The English Riviera, le titre veut tout dire et c'était le point de départ idéal du disque. A priori, l’office du tourisme de Torquay a été  hyper sollicité depuis que Metronomy existe... même Google s’y perd!

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Alexander

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Alexander serait-il plus accessible que les albums d’Edward Sharpe ?

C’est sans doute lié à la volonté de ne pas être trop prétentieux ou d'être intentionnellement secret, mystérieux, intelligent ou stupide. Dans le passé je me prenais trop au sérieux, et la musique est surtout faite pour être relax… et donc accessible. Aujourd’hui, je suis capable de mieux communiquer.

Pourquoi faire un disque seul?

Parce que je voulais faire de la musique dans ma chambre! C’est quelque chose que j‘ai toujours voulu faire mais sans jamais en prendre le temps. La peur de se confronter à son ego… mais cela m’a au contraire amené une certaine paix. La seule façon de gagner, c’est de se perdre.

La musique est-il avant tout un partage?

Une sortie d’album, c’est extraordinaire comme sensation. C’est une joie, comme un émerveillement d’enfant. Ca m’épate à chaque fois que les gens se l’accaparent et c’est une façon pour moi d’être rattaché à l’humanité. Nous partageons des sensations communes. Cela me rassure, surtout pour moi qui ait peur des aliens!

Le voyage peut-il être aussi intérieur qu’extérieur?

Je vis à L.A., à Echo Park. C’est là que j’ai fait la plus grande partie de l’album. Mais je voyage beaucoup et la terre devient petit à petit ma maison. Ma vie se résume à me lever et à jouer, où que je sois. Je sais aussi qu’il faut enrichir son experience autrement qu’avec la musique. En ce moment, je pense à partir méditer en Inde pendant dix ans...

Un coup de foudre artistique ?

La dernière fois que je l’ai lu Don Juan à ma copine, ça nous a fait pleurer… C’est amusant, mais ça te brise le cœur. Et Lord Byron. La plupart des gens disent ne pas pouvoir décrire ce qu’ils ressentent, mais lui peut. Le vrai métier des poètes, c’est de rendre justice aux sentiments pour en inspirer de nouveaux. Et c'est exceptionnel d'y arriver sans l'aide de la musique.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Fujiya & Miyagi

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DAVID BEST: La musique doit aussi bien refléter que détourner notre quotidien et nos propres certitudes. Sinon, cela n'en vaut pas la peine.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Black Devil Disco Club

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Comment rester vivant dans l'industrie de la musique?

BERNARD FEVRE: En la côtoyant sans jamais la pénétrer, ou bien très couvert, c'est pourri de germes! Blague à part, je ne sais pas si je suis vraiment dans l'industrie de la musique. Ce que je fait est plutôt artisanal, et ça a toujours été comme ça. Pendant 25 ans, j'ai même été plutôt déconnecté de l'actualité musicale. Aujourd'hui, j'ai une équipe autour de moi qui s'occupe de mes affaires et je peux me concentrer sur la musique, produire, faire des remixes, des prestations live. J'ai beau tourner dans le monde entier, ça reste professionnellement parlant très familial, et amical avec mes fans : je suis quelqu'un de simple. C'est mon alter ego Black Devil qui est plus extravagant, mais il s'exprime uniquement en musique. Je ne peux m'empêcher d'être attiré par lui, d'où la chanson qui clôt mon nouvel album, "The Devil is Magnetic".

Pourquoi avoir appelé cet album Circus?

Parce que je réussis, après tant d'années, à réunir une famille musicale et surprenante autour de ma musique. En quelque sorte, c'est l'ouverture de mon club privé à des connaissances. Je fais à la fois le physio et le DJ. Et à l'intérieur de ce cirque, chaque invité fait son numéro sur une chanson dont je reste le maître de cérémonie. Ma musique étant assez visuelle, il faut voir cet album comme la bande originale d'un spectacle décadent.

Dans Circus, comment réussir cette cohésion musicale avec autant d'invités différents?

Je n'étais pas sûr que cela fonctionnerait mais ma musique a su "habiller" ces voix et ces personnalités fort différentes. Et j'en suis très fier. Même si le processus était artisanal, il s'agissait de professionnels qui savent apporter leur touche sans pour autant dénaturer la chanson pré-existante. Et comme je m'occupe de toute la production de A à Z ça reste un album de Black Devil Disco Club avant tout.

Lorsque vous pensez à tout ce chemin parcouru, assez incroyable, que ressentez-vous?

Pour ce qui m'arrive aujourd'hui, beaucoup de plaisir et d'amusement. Mais j'aurais préféré que cela arrive plus tôt! Ceci dit, je ne suis pas rancunier ni nostalgique, j'ai appris à m'accommoder de la réalité et je regarde toujours vers l'avant. D'ailleurs, je ne tourne quasiment qu'avec des artistes plus jeunes que moi, qu'il s'agisse de mes remixeurs ou de mes invités sur un album. Cela me permet de rester "en contact" sans me forcer.


Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Raphael Saadiq

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Je ne rentre pas en studio avec une idée en tête. C’est comme un rêve éveillé. Tu veux rendre ta guitare plus agressive pour rendre ton album encore plus dansant. Pour faire rocker encore plus et faire danser encore plus!

En studio, ce n’est pas pour voir les visages s’illuminer que tu travailles. Quand tu approches le microphone, c'est pour toi que tu dois jouer, il n’y a personne d’autre au monde. Tu essaies, tu recommences, ou tu te laisses aller....Tu dois sortir ce que tu as ce que tu as dans le ventre.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Troy Von Balthazar

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Enregistrer un album… que cela implique-t-il pour vous?

C’est ce que j’aimerais faire toute la journée, tous les jours. L’enregistrement de How To Live On Nothing fut très intense, un mélange entre le fait d’être à la fois sous contrôle et complètement hors contrôle. C’est cet équilibre qui rend la musique belle. Je n’aurais rien pu faire de mieux avec ma petite existence...

Pourquoi le titre de votre dernier album, How To Live On Nothing ?

C’est une description sincère et transparente de ce que je vis depuis quelques années. Des pays différents chaque semaine. Manger, ne pas manger. Dormir, parfois dans ma voiture en regardant par la fenêtre les gens fous de Los Angeles. Jouer sur scène devant énormément de monde, ressentir la meilleure énergie possible: celle entre la musique et les gens, entre la musique et mes mains qui tiennent la guitare.

Quel est le principal rôle d’une chanson - de vos chansons ?

De me garder en vie sur cette planète. De garder l’esprit vivant. De garder le cœur heureux ou triste. Pas de pression, du pur plaisir.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

 

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David Sitek

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S'exciter parce que le chanteur de Bloc Party ou moi nous nous sommes mis à la dance music, quelle stupidité! Ceux qui ont critiqué Kele Okereke sont des sombres connards. C'est à cause de ce genre d'enfoirés que le rock indie est devenu de la merde... de la merde en barre! Que les gens aillent se défouler sur les banques, par exemple, sur des choses qui méritent qu'on s'énerve à leur propos.

La musique est faite avant tout pour être ressentie - viscéralement, physiquement. Ma stéréo, c'est ma métaphore de la vie: c’est tellement énorme et fort que tu n’entends que ça!

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Asaf Avidan & The Mojos

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Premiers souvenirs musicaux ?

Mes parents ont grandi durant les années 70 à New York, ils y ont vécu avec le blues, le jazz, Hendrix, les Doors… C’est là-dedans que je suis né, mais je ne me souviens pas de grand chose avant mes 13 ans et le choc Nirvana, la scène grunge des années 90… C’est plus tard que j’ai vraiment réalisé à quel point j’ai eu une bonne éducation musicale.

Premiers instruments ?

Je joue de l’harmonica, du piano et de la guitare depuis des années, mais je ne me vois pas comme un musicien car je n’ai jamais appris à jouer formellement d’un instrument. C’est pour cela que je suis très admiratif des musiciens qui m’entourent. Par exemple, je ne sais pas ce qu’est une échelle pentatonique. Nous l’utilisons fréquemment, mais je ne saurais pas le décomposer. Heureusement, je joue suffisamment bien de la guitare pour accompagner mes chansons.

Premier coup de foudre?

A 7 ans, lorsque mon père m’a mis un casque énorme sur les oreilles pour écouter The Wall. J’aimais le coté théâtral de l’histoire, dont je m’inspire encore aujourd’hui dans ma musique, avec cette notion d’histoire, de conversation. Plus tard, j’ai vu le film, à la fois œuvre d’art, concert rock’n’roll et ballet… impressionnant. Ce sont les Pink Floyd qui m’ont fait perdre ma virginité musicale !

Premiers concerts ?

C’était en 2006, dans un bar, où je jouais quelques chansons hippies. Un soir, Ran Nir, le bassiste des Mojos, est venu vers moi, et m’a demandé si je voulais faire de la musique avec lui. Ce fut comme une bénédiction.

Premières fois avec les Mojos ?

On a tous grandi à Jérusalem… c’est un petit monde. Même si nous étions de différentes générations, nous avons réussi à nous rencontrer. Très vite, les concerts nous ont soudés, et encore plus les tournées. Nous sommes partis à New York, Pékin, en Europe. Les choses vont vite. Sortir de l’anonymat, c’était nouveau pour nous tous. J’essaie de m’accrocher, sans comprendre tout ce qui m’arrive… Et j'essaye d’oublier que la musique est ma thérapie.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Je crois aux esprits, aux vibrations, bonnes ou mauvaises. Mes parents sont hippies, et m'ont élevée dans le respect du passé, des personnes qui n'existent plus - du moins physiquement. Cette éducation m'a réussi... même si ma maison est remplie de vieilles choses absolument sans intérêt! Je ne peux pas m'en séparer, c'est plus fort que moi...

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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