Scott Matthew

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Le nom de mon nouvel album, Gallantry's Favorite Son, est tiré des paroles de l’une de mes chansons... C'est un titre assez romantique. Il parle d'être galant, brave, avec une certaine idée de ce qu'est la noblesse. Cela correspondait bien à l'album... d’autant plus qu’il faut une certaine bravoure pour mettre à disposition du monde entier ce que l’on met de soi dans une chanson!

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Chad VanGaalen

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Pour écrire mes chansons, je ne sais pas trop comment je fais, mais je parviens à me mettre dans des situations propices à l'inspiration. Je n’aime pas lire, je lis de moins en moins... Ce n’est pas bien, je sais, mais j’ai aussi de moins en moins de temps! Les paroles ne sont donc pas mon point fort. Du coup, j’essaie d’y introduire de l’humour, de ne pas trop me la raconter. Comme dans « Heavy Stone », qui est très premier degré. C’est aussi ce que j’apprécie chez Neil Young ou Tom Petty ils savent rester accessibles sans trop de prétention poétique, car cela peut faire un peu peur.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Applause

Applause

Quelle est la meilleure raison de faire un groupe de rock?

NICOLAS LY: Vous vous souvenez quand vous étiez adolescent et que vous étiez une bande de potes? Imaginez que cela dure toute la vie.

Quelles qualités doit posséder une chanson parfaite?

Elle révèle en nous un monde secret enfoui. Elle ne crée pas une émotion, elle en dévoile une déjà présente, dissimulée dans nos tréfonds. Elle donne à voir un manque vital. Elle fait surgir et scintiller le lien entre le réel et ce que nous en percevons.

Vos meilleurs souvenirs de concert?

Difficile de hiérarchiser ses souvenirs, de mesurer ses émotions... Le meilleur souvenir, il est récurrent, c'est le moment où le plaisir musical devient un plaisir physique, où la vibration sonore devient une onde corporelle. Quant on se fait envahir par le son en une vague sensitive douce et intense.

La genèse et les mots-clés de votre premier album?

Après des débuts souterrains -trois ans dans une cave à jouer de la musique sombre-, avoir rencontré notre label 3ème bureau et le producteur Daniel Presley nous a permis d'ouvrir notre langage, de proposer une musique plus solaire. L'avant disque était intense et beau, mais refermé sur lui-même. D'avoir pu fixer les choses nous aspontanément donné envie d'ouvrir le discours musical à d'autres influences, d'autres régions du spectre sonore, emprunter des chemins inexplorés, quitte à s'y sentir en équilibre instable. Et prendre des risques en se donnant la confiance mutuelle pour les dépasser.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

 

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Hyphen Hyphen

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Pourquoi deux fois Hyphen?

Hyphen parce ça sonne bien (ça signifie trait d'union en anglais), c'est aussi le lien cosmique qui nous unit. Et parce qu'on adore les miroirs .

Comment était votre premier concert?

Le premier concert, c'était comme un tableau de Pollock ou comme une fête psychédélique berlinoise. C'est aussi à ce moment que nous avons pris conscience que c'était ce que nous voulions faire de nos vies. Notre souhait le plus cher est de créer un show imparable, de le partager avec le plus de gens possible et puis trouver un LABEL !

Hyphen Hyphen en quatre mots?

Pop rock galactique rétro futuriste.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Gang Gang Dance

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Nomade?

LIZZI BOUGATSOS: Ce nouvel album, Eye Contact, s'est enregistré entre le désert de Joshua Tree en Californie et le studio Woodstock à New York. Ce grand écart qui nous a forcément influencé.

Regard?

C’est un thème que nous cultivons depuis bien longtemps: lorsque nous jouons, nous nous regardons dans les yeux. Nous voulions une relation directe avec le public, si directe que cela en est devenu presque punk.

Hédoniste?

C'est l'adjectif qui pourrait le mieux résumer notre musique. Nous laissons nos concerts prendre toute la place et tout le plaisir dont ils ont besoin.

Solitude?

C’est difficile de respirer lorsque nous sommes trop entourés. Du coup, nous nous isolons beaucoup. J’aime être seule, surtout avant les concerts... je trouve qu’il y a toujours trop de monde en backstage!

Animal Collective?

Ce sont des amis: nous avons démarré ensemble, mais ils ont commencé à tourner bien avant nous. C’est bon de se réunir sur scène quand on le peut, car on se manque... cela nous manque de jouer ensemble.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Severin

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Mon univers musical en quelques mots?... C'est très difficile comme exercice ! Sans trop réfléchir, je dirais: énergique, mélancolique, mélodique, spontané, INCROYABLE ?! (à prononcer en marquant bien les espaces : IN----CROY----YABLE, puis redire le mot dans son intégralité).

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Quadricolor

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Si vous deviez vous présenter en une seule phrase?

Salut, on s'appelle Quadricolor, on est un groupe de quatre potes qui fait du rock, et on vient de Nice. Ah, et notre nom est né d'une blague!

Vous avez remporté le prix Deezer de Talents... Que ressentez-vous?

On est très heureux d'avoir remporté ce prix, on remercie toutes les personnes qui ont votépour nous. Cela nous aide beaucoup dans notre développement, tant au niveau visibilité qu'au niveau financier. Cela nous permet également de jouer au festival Europavox... on est vraiment contents!

Une erreur à ne surtout pas faire?

Déraper en interview et que nos propos soient mal interprétés. Ou encore signer un contrat avec les mauvaises personnes...

Un rêve à accomplir à tout prix?

Vivre de notre musique.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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About Group

AboutGroup

 

 ALEXIS TAYLOR : Je suis très fier de cet album. On peut écouter les tensions sonores, on nous entend vraiment jouer. Il reste facile d'accés, et certains ne remarquent sans doute pas toute sa part d’improvisation! Notre objectif, c’est d’être compris aussi bien dans un langage fleuri qu'en étant hyper direct...

JOHN COXON : A titre personnel, ce sont les disques les plus complexes qui retiennent mon attention. C’est bien de se sentir à l'aise quand on écoute de la musique, mais pas trop non plus!

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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La Feline

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La définition, selon vous, d'une VRAIE bonne chanson?

AGNES: Comme ça, je dirais une chanson aussi forte pour l'esprit que pour le corps: "What's Going On" de Marvin Gaye, "Superstition" de Steve Wonder, "Someone Great" de LCD Soundsystem... Mais il existe de pures chansons physiques ("Toxic" de Britney Spears) et de pures chansons cérébrales ("Ô Superman" de Laurie Anderson).

Alors disons une chanson qu'on peut jouer de n'importe quelle façon, qui tient guitare et voix. Un standard comme "Jolene" de Dolly Parton, ou comme "Personal Jesus" de Depeche Mode - en témoigne sa superbe reprise par Johnny Cash. D'un autre côté, certaines musiques sont indissociables d'une pâte sonore très particulière et séparer la simple mélodie de cette pâte c'est perdre la chanson ("A Forest" de Cure, "Sometimes" de My Bloody Valentine).

Une bonne chanson est justement celle qu'on n'a pas prévue, qui surprend, qui émeut pour ce qu'elle a d'unique, même si sur plein d'aspects elle emprunte à du déjà connu. Ce qui est sûr, c'est que pour les vraies bonnes chansons qui restent à écrire, il faudra autre chose qu'une recette théorique : de la sensibilité, du génie, peut-être même de la souffrance, et certainement du bol!

Pouvez-vous nous raconter la genèse de La Féline?

AGNES: On s'est rencontrés en pleine nuit dans une forêt, je venais de faire un feu. Xavier a rappliqué avec du petit bois. Stéphane se cachait derrière les bouleaux, il n'osait pas s'approcher au début. Il nous a rejoint quand j'ai commencé à chanter très fort. Là, il s'est mis en transe près de feu et nous l'avons suivi dans son délire. Nous avons parlé jusqu'au petit matin des musiques que nous aimions - et de comment vivre.

Et pourquoi s'appeler La Féline?

AGNES: A l'aube, j'ai proposé "La Féline", pour l'amour des métamorphoses. Ils ont acquiescé en silence et nous nous sommes transformés. Nous ne faisions plus qu'un, et nous avons rugi doucement.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Saul Williams

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Pourquoi Volcanic Sunlight?

J'aime l'idée d'opposer une lumière qui vient de la profondeur à celle qui vient des cieux.

Dans cet album, vous utilisez beaucoup de percussions africaines... Vous sentez-vous encore proche de la culture africaine?

Je me sens proche des rythmes, ceux du ghetto, du village, des favelas, des rituels ancestraux...

En revanche, vous semblez être plus distant envers le hip-hop...

Je n'aime pas avoir le sentiment d'être confiné dans un genre musical plutôt qu'un autre. Je dois beaucoup au hip-hop, notamment mon amour de la musique et du rythme, mais le fait de progresser est plus important pour moi qu'une simple loyauté formelle.

Quand vous regardez tout ce chemin parcouru, que ressentez-vous?

Je suis reconnaissant de tous ces voyages, de toutes les leçons apprises, de toutes ces nuits où j'ai dansé, et de tout ce qu'il y a à venir.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Mondkopf

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Un objet fétiche?

Mes photos de classe, mes photos de famille, mes photos d'appareils jetables... mes souvenirs.

Une image récurrente?

Un homme et une femme vieillissant ensemble face à l'océan...

Un morceau électronique de référence?

"Cichli" d'Autechre, une rythmique froide mais organique, où se pose une mélodie mélancolique, qui crée une ambiance futuriste et lumineuse. A l'époque où je découvre ce morceau, je découvre réellement la musique électronique. En l'écoutant, je me surprends à rêver d'un monde pas encore là, je suis comme envoyé dans l'avenir. Depuis, c'est tout ce que je demande à la musique éléctronique et ce que j'essaie de transmettre avec la mienne...

Un idéal d'évasion?

Une semaine par an, je pars avec mes amis les plus proches. Ca peut être n'importe où, tant que je suis avec eux.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Oh No Oh My

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D'où vient votre nom?

Nous avons piqué "Oh No Oh My" au dos d'une pochette d'un autre album, en pensant vite trouver mieux. Nous aurions pu le changer si nous avions eu la possibilité... seulement voilà, les gens ont commencé à nous écouter sous ce nom. C'était déjà trop tard!

Vous avez fait beaucoup de concerts... Le pire et le meilleur?

Le meilleur, c'est quand les gens rentrent vraiment dans la musique. Le pire, c'est quand ils ne font pas attention à nous, et ne font que parler entre eux. Pas très cool.

Vos artistes préférés, toutes catégories confondues?

Radiohead, Spiritualized, The Smiths, Talking Heads, R. Kelly, MGMT, The Beatles, The Zombies, Ween, The Beach Boys, The Deadly Syndrome, Royal Bangs, Scanners, Pavement, The National, The Velvet Underground, Wilco, Yo La Tengo, Miles Davis, Ella Fitzgerald, Charles Mingus, Bill Evans, Neil Young, P.T. Anderson, Edgar Wright, Larry David, Judd Apatow, David Lynch, Akira Kurosawa, Quentin Tarantino, Jean-Pierre Jeunet, David Milch, Pixar, Christopher Nolan, Stanley Kubrick, David Cronenberg, René Magritte, Roy Lichtenstein, Andy Warhol, John Garland, Andrew Koston, Dan Flavin, Haruki Murakami, Gabriel Garcia Márquez, Robert Heinlein, Carlos Ruiz Zafón.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Twin Shadow

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GEORGE LEWIS JR.: J'étais tellement libéré à la fin de l'enregistrement de Forget! C'était une expérience sacrée, comme sur scène, à la fois excitante et effrayante! J'étais heureux de l’écouter, et j'avais hâte de laisser les gens l'expérimenter, quitte à essuyer des critiques. Je suis avant tout ravi que l’on s’intéresse à mon travail et j'ai décidé de prendre les choses comme elles venaient.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Pepper Island

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Une rencontre?

AYELE: Je trainais toujours à la porte de Clignancourt, au marché aux Puces, à la recherche d'un objet, d'une fringue, d'un disque, d'une ambiance insolite... Musicien et enfant de brocanteurs, Laurent y trainait aussi pour les mêmes raisons. On s'est rencontré entre Montmartre et ce fameux marché aux Puces au milieu des années 90, dans un local de musique. Et c'est bien plus tard, à travers nos différentes aventures musicales que Pepper Island a vu le jour - grâce à une  jolie petite guitare à quatre cordes trouvée dans un amas d'objets vintage au cours d'une de nos balades favorites... aux Puces!

Un premier concert?

Un jour, on a tous les deux joué dans une galerie photo ultra chic pour un vernissage place Beauvau, à deux pas de l'Élysée. On était tout de blanc vêtus, et très loins de notre univers populaire de Montmartre ! On a adoré le décalage et, aussi, les invités de la soirée...

Une devise?

Mettre la bonne dose d'épices dans tes amours, dans tes plats, dans ta musique et dans le reste!

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Miles Kane

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Je ne veux pas suivre la mode, je veux suivre mon instinct. Cela a pris du temps pour faire cet album, pour compiler ces chansons. Je les voulais parfaites, fortes, je voulais qu’elles sonnent juste. Gruff Rhys m'a beaucoup aidé. Je fredonnais un air, il le continuait, et la mélodie se faisait toute seule..
Quand on y pense, le rock, c'est comme un groupe dont tout le monde peut faire partie.
Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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