Le Prince Miiaou

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Pourquoi remplir le vide avec sa propre vacuité?

Parce que j'aime les paradoxes, les pléonasmes. Parce que je serais curieuse de pouvoir ressentir ou voir à quoi ressemble la vacuité des autres, des gens, tout comme j'aimerais voir comment ils remplissent le vide.

Comment enregistrer un (aussi bel) album?

Benjamin Mandeau est celui qui a enregistré cet album, je suis incapable d'enregistrer seule, j'ai besoin de quelqu'un en studio qui comprenne ce que j'ai dans la tête et qui ait les connaissances techniques permettant de concrétiser mes idées. J'entends ce que je veux mais je ne sais pas le créer techniquement. Je peux seulement l'expliquer, le décrire.

Pourquoi s'appeler le Prince Miiaou?

Pourquoi pas...? C'est un choix très trivial, c'est un nom que j'ai choisi le jour où j'ai créer ma page MySpace. Si je l'avais créé une semaine après ou une semaine avant, j'aurai peut-être choisi un autre nom... Au-delà de ça, je crois que j'aimais l'idée de brouiller un peu les pistes, d'avoir un nom de projet masculin alors que je suis une fille...

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Foals

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YANNIS PHILIPPAKIS: Pendant nos concerts, nous ressentons des choses très fortes. Nous sommes à la fois belliqueux, hyperactifs et perdus dans nos pensées, quasi en méditation. Il s'agit avant tout de célébration - sous le signe du démon!

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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My Broken Frame

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Quel est le disque que vous avez le plus écouté étant enfant?

C'est une question assez difficile. Quand j'étais tout petit, mon père en écoutait beaucoup dans son bureau. Ce que je peux dire c'est que mon premier souvenir de mélodie, c'était le thème de la bande originale du film Furyo, composée par Ryuichi Sakamoto. La première pochette qui m'a marquée c'est celle de Led Zeppelin II, et le premier tube que j'ai eu envie de chanter ça doit être "True Colors" de Cindy Lauper.

Comment avez-vous créé My Broken Frame?

J'ai longtemps fait de la musique dans ma chambre sans oser la jouer devant des gens. L'histoire a commencé avec les open mics au Pop In, un bar dans le 11 ème arrondissement où je me suis enfin risqué à faire entendre ma musique en live. Et puis j'y ai pris goût, j'y suis venu chaque semaine et Erwan Broussine, du label Waterhouse Records, a eu l'idée de faire une compile avec un certain nombre de musiciens qui venaient. Entre temps, j'ai créé un groupe, Go Go Charlton, plus rock. Le studio d'Erwan était super mais petit, avec impossibilité d'enregistrer de la batterie. J'y ai donc enregistré des chansons plus intimes, que je jouais seul. Alors qu'on avait prévu d'en enregistrer un seul titre, on s'est retrouvé avec 10 morceaux ! C'était la matière brute de mon premier disque, Chapel Hil, sorti en mai 2007.

Pourquoi ce nom ?

C'est un clin d'oeil à Depeche Mode et à l'album A Broken Frame, très sombre, très minimale, comme mes débuts - ça reflétait bien mon état d'esprit de l'époque. J'aimais aussi cette idée de cassure comme origine de mon envie d'écrire des chansons.

Votre musique est à la fois rustique et onirique, comment trouver le juste équilibre?

J'aime beaucoup le songwriting des 60's et des 70's. Notamment celui des artistes comme Van Morrison, David Crosby, Neil Young... Et en studio je n'utilise du coup que des instruments vintage. Et en même temps je suis très inspiré par les rêves, les sensations étranges, les ambiances vaporeuses. J'aime quand la musique nous sort de notre quotidien, nous emmène dans un ailleurs.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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The Raveonettes

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Raven In The Grave : il s'agit de votre cinquième album, déjà. Ca vous fait quoi?
SUNE: Comme disait Kurt Cobain: "bored and old"...

Qu'est-ce qui est absolument rock'n'roll?
Twin Peaks.

Qu'est-ce qui n'est pas absolument pas rock'n'roll?
Le vomi.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Cold War Kids

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MATT MAUST Il y a quelque chose de particulier en France. A chaque fois que nous en revenons, nous nous sentons plus enrichis, plus sereins, plus confiants... Et ça fait du bien à notre musique, sans aucun doute.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Klaxons

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Surfing The Void ne fait pas dans la dentelle. Dans quel état d’esprit l'avez-vous écrit ?

Jamie Reynolds : En 2009, après avoir joué à des festivals comme Rock en Seine et à Glastonbury, nous nous sommes sentis comme rajeunir. Et nous avons soudain réalisé que ce qui avait fait de nous un grand groupe et cela nous a permis d’aborder nos sessions d’écriture avec beaucoup d’énergie et de motivation. Le jeu avait repris de plus belle…

Et qu’est-ce qui a fait de vous un grand groupe, justement ?

James Righton : Nous nous impressionnons beaucoup depuis le début, les uns les autres (rires). Cela nous a beaucoup surpris lorsque nous étions en studio. Nous écoutions chaque bande les unes après les autres : celle de la guitare, de la batterie, de la basse… et à chaque fois cela faisait comme exploser nos esprits, c’était vraiment très impressionnant ! Nous sommes dans une émulation constante.

Simon Taylor-Davis : Et nous savons travailler dans le secret : rien ne devait sortir de la pièce où nous nous sommes réunis pour concevoir l’album. Mine de rien, cela aide à entretenir un certain mystère… et à nous concentrer au maximum.

Avant même la sortie de Myths Of The Near Future, on vous a étiqueté groupe de new rave, et même chef de file du mouvement. Etait-ce quelque chose que vous recherchiez, que vous travailliez depuis vos débuts ?

Jamie Reynolds :  Le groupe est né en 2005, quand Simon et moi nous nous sommes rencontrés grâce à une connaissance commune, à Londres. Nous avons ensuite recruté un de mes copains d’école, James. Tout s’est fait assez vite, sans qu’on ait pu réfléchir vraiment à quoi que ce soit. Notre premier concert, c’était en octobre de la même année.

James Righton : Nous ne savions franchement pas trop ce que nous étions en train de faire, et nos premiers concerts étaient vraiment chaotiques. Pourtant, les gens ont aimé, aussi bizarre que cela puisse paraître. Un jour, Jamie a parlé en plaisantant de « new rave », et des amis d’amis ont commencé à venir à nos concerts avec des cornes de brume et des bâtons lumineux ! Tout le monde s’y est mis. Le mouvement s’est alors formé tout seul, sans que nous y soyons pour grand-chose…

Là, ça a été un peu la folie, la presse et le public se sont jetés sur vous…

Jamie Reynolds : Oui, nous n’avons pas vraiment compris ce qui se passait… Une fois de plus ! Mais nous avons aimé cette folie, même si il a fallu un peu calmer le jeu à un moment donné, pour pouvoir progresser. Trois ans pour faire un second album, cela a été très efficace ! (rires)

Etes-vous toujours aussi proches les uns des autres ?

James Righton : Aujourd’hui, nous sommes un groupe au sens propre du terme, plus qu’un simple concept de groupe... ce qui change tout. Nous avons appris à vraiment travailler ensemble, à partager le bon comme le mauvaise. Notre amitié est solide comme elle ne l’a jamais été : nous sommes vraiment soudés maintenant, rien ne peut nous séparer.

Simon : Cela peut paraître un peu mièvre, mais c’est la pure vérité !

Pourquoi ce choix de titre d’album, Surfing The Void ? Encore un trait caustique de votre part ?

Jamie Reynolds : Cela résume ce que nous faisons, tout simplement ! Nous surfons sur le vide… (rires)

James Righton : Plus sérieusement, cela résume nos trois dernières années passées, tout en parlant de notre situation actuelle. Le vide, c’est aussi comme un souffle. C’est une véritable libération, où les ennuis et les problèmes s’évaporent et disparaissent.

Jamie et James, vous écrivez les textes des Klaxons. Quelles ont été vos inspirations pour Surfing The Void ?

Jamie Reynolds :  C’est assez personnel car cela vient de nos impressions respectives de notre premier disque. Cela nous a pris du temps de savoir ce que nous voulions transmettre, et à titre collectif, car il faut vraiment pénétrer l’esprit de chaque membre du groupe pour savoir exactement le feeling qu’on veut faire passer. Joie, tristesse, énergie, violence…

James Righton : À la fin, quelqu’un doit à un moment se décider sur quelque chose, et fixer la mélodie à partir de laquelle nous allons caler les paroles.

C’est Ross Robinson qui a produit l’album, et ça s’entend. Comment s’est déroulée votre collaboration ?

James Righton : Ca a été incroyable. Avec lui, tout prenait sens et faisait disparaître les problèmes et les détails futiles. C’est un homme doux, adorable, lumineux…

Simon Taylor-Davis : Il a eu une vie hyper remplie, c’est un véritable workaholic. S’il ne travaille pas, il devient  fou. Il a vraiment un mode de vie très sain, tout est sobre chez lui… sauf la musique (rires) ! Il nous a encouragé à veiller sur nous-mêmes par rapport à notre alimentation, notre consommation d’alcool… Cela nous vraiment enrichi et cela a indirectement influencé l’ensemble de l’album.

Ross Robinson vit du côté de Malibu… Surfing The Void, c’était un peu « Surfing In The U.S.A » pour quatre Anglais comme vous ?

Jamie Reynolds : Un peu… Il a son propre studio dans sa maison en Californie, et nous y sommes restés quatre mois !

James Righton : Nous avons habité sa maison qui donne directement sur la plage ! Nous vivions à son rythme, celui du L. A. lifestyle. Quand on avait besoin de souffler, hop, on allait marcher dans le sable… C’était un rêve ! Comme toute cette aventure d’ailleurs….

Certaines chansons de l’album vous ont-elles marqué d’une façon ou d’une autre ?

James Righton :  Si tout l’album nous a marqué d’une façon ou d’une autre, ce serait se mentir de ne pas dire que « Twin Flames » est une chanson exclusivement destinée aux amoureux. Incroyable mais vrai ! Sinon, « Echoes » nous a rendu plus forts et nous a permis d’assurer l’ensemble de l’album. Dès que nous l’avons écrit, nous avons su que ce morceau avait quelque chose de spécial, et qui nous a fait beaucoup de bien. C’est pour ça que nous l’avons mis en première position dans l’album.

La pochette de Surfing The Void est assez drôle. D’où vient cette idée de chat cosmonaute ?

Simon Taylor-Davis : C’était question de montrer qu’un chat est capable d’aller dans l’espace, et même d’en revenir pour dire que des conneries (rires).

James Righton : Avec l’idée que le chat va ailleurs pour chercher une meilleure place, mais que les choses ne sont pas si mal ici-bas ! (rires) Un pur délire existentialiste…

En live, vous avez une certaine réputation : vous avez notamment réussi à vous casser une jambe l’année dernière !

James Righton : Et pourtant, on ne cherche pas la théâtralité sur scène ! Nous sommes quatre mecs (avec le batteur Steffan Halperin) et il n’y a pas vraiment autre chose que notre effort commun à faire de la musique aussi bonne que puissante. Galvanisante, même.

Jamie Reynolds : Pas de jeu de lumière, pas de folies, de grimaces, et rien que ça, cela peut surprendre ! Nous essayons seulement de faire de la musique avec laquelle nous nous sentons à l’aise, et qui nous rende meilleurs, tout simplement…

Votre musique est comme faite de ying et yang, d’énergie et de profonde mélancolie…

Simon Taylor-Davis : C’est exactement ça ! Nous croyons beaucoup à ce concept du yin et du yang.

James Righton : Il y a de la spiritualité dans la musique, quoiqu’il arrive. Notre musique est plutôt violente, mais ce qui n’empêche pas nos chansons d’être malgré tout très belles.

Jamie : C’est l’harmonie qui est importante dans la beat music, il doit y avoir de la lumière et aussi de l’obscurité, et il faut trouver l’équilibre entre les deux. Trop de lumière peut rendre la musique trop douce, voire mielleuse. Et trop d’obscurité c’est vite too much, en fait ! C’est ça qui fait la bonne musique : l’équilibre des humeurs et des sensations que la chanson dégage.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Randy Twigg

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Un héros?

Je serais toujours obsédée par Joey Ramone, et par tout ce qui touche, de près ou de loin, aux Pixies.

Votre premier instrument?

Quand j'avais 8 ans, mon oncle nous a offert, à mon frère et moi, un orgue. J'ai fait un peu n'importe quoi dessus tout en me concentrant sur mes parties de ping-pong. Bref, le premier instrument dont je vraiment suis tombée amoureuse est le violoncelle, à l'âge de 12 ans. J'en ai joué comme une malade à l'école!

Meilleur souvenir sur scène?

Il y en a tellement...  Même officieux, un concert est toujours un moment précieux. Lorsque la foule est heureuse et pète les plombs, cela me rend heureuse, et je rajoute un beau souvenir à ma longue liste!

Pire souvenir?

À chaque fois que la police a débarqué en plein milieu du concert. Même si ça fait des histoires intéressantes à raconter, être interrompu brutalement casse dramatiquement l'ambiance.

Pourquoi avoir déménagé à Berlin?

Parce que c'est the place to be!  On peut le sentir dès qu'on sort de l'avion. Il y a beaucoup d'artistes qui y travaillent, et beaucoup de parcs où glander. Berlin est un endroit merveilleux pour allier le travail et le loisir, c'est bien connu...

Votre nouvel album?

Catchy et en dessous de la ceinture.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

 

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Misteur Valaire

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Pourquoi s'appeler Misteur Valaire?

LUIS: Nous avons tous grandi ensemble à Sherbrooke, au Québec. À l'école, nous avons côtoyé un Mexicain s'appelant Carlos Ramirez. Pianiste classique exceptionnel, il se prenait pour un grand homme de la vieille Europe et tenait absolument à ce qu'on l'appelle Carl Valaire. Les valeurs mexicaines (fêtes familiales, friolaises, pinatas, etc.) nous tenant beaucoup à coeur, nous avons décidé de lui voler son nom pour devenir Misteur Valaire. Carlos est donc heureusement resté Carlos Ramirez.

Que doit absolument posséder un album réussi ?

Un son, une couleur, des bonnes chansons et une ligne directrice...

Le meilleur moment de l'enregistrement de Golden Bombay?

Je dirais l'écoute final, où nous étions exténués mais euphoriques. Cette dernière écoute avant de rendre le produit implique un lâcher-prise, et donne l'impression d'entendre l'album pour la première fois.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Scott Matthew

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Le nom de mon nouvel album, Gallantry's Favorite Son, est tiré des paroles de l’une de mes chansons... C'est un titre assez romantique. Il parle d'être galant, brave, avec une certaine idée de ce qu'est la noblesse. Cela correspondait bien à l'album... d’autant plus qu’il faut une certaine bravoure pour mettre à disposition du monde entier ce que l’on met de soi dans une chanson!

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Chad VanGaalen

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Pour écrire mes chansons, je ne sais pas trop comment je fais, mais je parviens à me mettre dans des situations propices à l'inspiration. Je n’aime pas lire, je lis de moins en moins... Ce n’est pas bien, je sais, mais j’ai aussi de moins en moins de temps! Les paroles ne sont donc pas mon point fort. Du coup, j’essaie d’y introduire de l’humour, de ne pas trop me la raconter. Comme dans « Heavy Stone », qui est très premier degré. C’est aussi ce que j’apprécie chez Neil Young ou Tom Petty ils savent rester accessibles sans trop de prétention poétique, car cela peut faire un peu peur.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Applause

Applause

Quelle est la meilleure raison de faire un groupe de rock?

NICOLAS LY: Vous vous souvenez quand vous étiez adolescent et que vous étiez une bande de potes? Imaginez que cela dure toute la vie.

Quelles qualités doit posséder une chanson parfaite?

Elle révèle en nous un monde secret enfoui. Elle ne crée pas une émotion, elle en dévoile une déjà présente, dissimulée dans nos tréfonds. Elle donne à voir un manque vital. Elle fait surgir et scintiller le lien entre le réel et ce que nous en percevons.

Vos meilleurs souvenirs de concert?

Difficile de hiérarchiser ses souvenirs, de mesurer ses émotions... Le meilleur souvenir, il est récurrent, c'est le moment où le plaisir musical devient un plaisir physique, où la vibration sonore devient une onde corporelle. Quant on se fait envahir par le son en une vague sensitive douce et intense.

La genèse et les mots-clés de votre premier album?

Après des débuts souterrains -trois ans dans une cave à jouer de la musique sombre-, avoir rencontré notre label 3ème bureau et le producteur Daniel Presley nous a permis d'ouvrir notre langage, de proposer une musique plus solaire. L'avant disque était intense et beau, mais refermé sur lui-même. D'avoir pu fixer les choses nous aspontanément donné envie d'ouvrir le discours musical à d'autres influences, d'autres régions du spectre sonore, emprunter des chemins inexplorés, quitte à s'y sentir en équilibre instable. Et prendre des risques en se donnant la confiance mutuelle pour les dépasser.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

 

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Hyphen Hyphen

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Pourquoi deux fois Hyphen?

Hyphen parce ça sonne bien (ça signifie trait d'union en anglais), c'est aussi le lien cosmique qui nous unit. Et parce qu'on adore les miroirs .

Comment était votre premier concert?

Le premier concert, c'était comme un tableau de Pollock ou comme une fête psychédélique berlinoise. C'est aussi à ce moment que nous avons pris conscience que c'était ce que nous voulions faire de nos vies. Notre souhait le plus cher est de créer un show imparable, de le partager avec le plus de gens possible et puis trouver un LABEL !

Hyphen Hyphen en quatre mots?

Pop rock galactique rétro futuriste.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Gang Gang Dance

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Nomade?

LIZZI BOUGATSOS: Ce nouvel album, Eye Contact, s'est enregistré entre le désert de Joshua Tree en Californie et le studio Woodstock à New York. Ce grand écart qui nous a forcément influencé.

Regard?

C’est un thème que nous cultivons depuis bien longtemps: lorsque nous jouons, nous nous regardons dans les yeux. Nous voulions une relation directe avec le public, si directe que cela en est devenu presque punk.

Hédoniste?

C'est l'adjectif qui pourrait le mieux résumer notre musique. Nous laissons nos concerts prendre toute la place et tout le plaisir dont ils ont besoin.

Solitude?

C’est difficile de respirer lorsque nous sommes trop entourés. Du coup, nous nous isolons beaucoup. J’aime être seule, surtout avant les concerts... je trouve qu’il y a toujours trop de monde en backstage!

Animal Collective?

Ce sont des amis: nous avons démarré ensemble, mais ils ont commencé à tourner bien avant nous. C’est bon de se réunir sur scène quand on le peut, car on se manque... cela nous manque de jouer ensemble.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Severin

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Mon univers musical en quelques mots?... C'est très difficile comme exercice ! Sans trop réfléchir, je dirais: énergique, mélancolique, mélodique, spontané, INCROYABLE ?! (à prononcer en marquant bien les espaces : IN----CROY----YABLE, puis redire le mot dans son intégralité).

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Quadricolor

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Si vous deviez vous présenter en une seule phrase?

Salut, on s'appelle Quadricolor, on est un groupe de quatre potes qui fait du rock, et on vient de Nice. Ah, et notre nom est né d'une blague!

Vous avez remporté le prix Deezer de Talents... Que ressentez-vous?

On est très heureux d'avoir remporté ce prix, on remercie toutes les personnes qui ont votépour nous. Cela nous aide beaucoup dans notre développement, tant au niveau visibilité qu'au niveau financier. Cela nous permet également de jouer au festival Europavox... on est vraiment contents!

Une erreur à ne surtout pas faire?

Déraper en interview et que nos propos soient mal interprétés. Ou encore signer un contrat avec les mauvaises personnes...

Un rêve à accomplir à tout prix?

Vivre de notre musique.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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