Nneka

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C'est une triste réalité: l’argent et le pouvoir dirigent le monde. Mais je ne peux pas le juger, car je fais partie de ce système - quoique je puisse en dire. Je fais partie de l’humanité. Le monde, c’est comme un corps, avec ses microbes et ses anti-corps…. Moi, je suis juste une toute petite chose dans ce monde, mais je crois en ce que je fais. Ma musique peut aider des personnes à surmonter des épreuves. Il y a deux ans, j'étais en concert à Cologne. Une femme est venue me parler à propos du bien que je lui faisais grâce à mes chansons... Ca, je ne l'oublierai jamais!

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Seasick Steve

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J’ai vécu dans la rue à Paris, au début des années soixante-dix... Je jouais dans le métro, dans les cafés. Jamais je n’aurais pensé pouvoir jouer sur une vraie scène. Mon fils aîné est né ici, en 1974, et je suis revenu quelques fois. À l’époque, c’était l’époque de la disco, de la dance, du clubbing. Mais maintenant, il y a une véritable âme musicale qui vit ici. J’ai l’impression que les parisiens sont très enthousiastes par rapport à la musique. Quand je joue, ils reconnaissent mes chansons, et cela me fait très, très plaisir. Avant, les gens s’en foutaient de ce que je faisais, et les voir chanter sur mes chansons, c’est un vrai bonheur. Je me sens comme si j’étais ivre... et pourtant je le ne suis pas !

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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CSS

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Quels artistes vous ont le plus impressionné sur scène?

ANA : Il y a quelques années, j’ai vu Peaches en concert. C’était un show très étrange, mais très beau.

LOVEFOXX : J’ai récemment eu la chance de voir Liars au Brésil, c’était fantastique. C’était si différent de leur travail studio! J’étais tellement impressionnée que je n’en ai pas dormi pendant une semaine.

ADRIANO : J’adorais Menudos, un boys band mexicain (où Ricky Martin a fait ses débuts, ndlr), quand j’étais tout petit... Je me disais « Wouahou, ça doit être vraiment bien de faire ce métier ! ».

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Kisses

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ZINI EDMUNDSON: J’aime la musique à double tranchant. Dans notre album, il y a quelque chose de rafraichissant, de pas trop compliqué, rempli d’humanité. Avec Jesse, nous aimons nous référer au mouvement romantique mais nous avons vite l’impression de nous prendre trop au sérieux, alors nous passons à autre chose. Nous voulons honnête, mettre des émotions sur notre travail. Rester simple. Dans notre morceau "People can do the most amazing thing", nous avons parler de la nuisance du pouvoir que les gens veulent s'exercer les uns sur les autres. Du temps perdu qu'est le doute, l'hésitation...
Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Jamaica

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ANTOINE HILAIRE : J’ai commencé la guitare pour impressionner ma correspondante suédoise. Cela n’a pas marché avec elle, mais j’ai continué la guitare ! Je jouais dans des groupes au lycée puis à la fac. Tout naturellement, j'ai commencé à faire de la musique avec Flo, à chanter avec Bel Air, tout en écrivant des morceaux de mon côté. Je jouais en solo, avec un iPod! Je faisais aussi partie de Tahiti Boy. Puis on a monté Poney Poney...
FLORENT LYONNET : Ensuite, ça a été Jamaica. Pour nous, c’est un nom cool, qui nous ressemblait, exactement ce que l’on cherchait… On a hésité avec Jazz, en référence à l’album de Queen. Jamaica, c’est un parfait mélange entre Madonna, Jamiroquai et Nirvana - mais sans lien musical avec nous, attention!
Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Sergio Dias

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Dans les années 60-70, musique et engagement se conciliaient à merveille. Nous savions que le monde dans lequel nous vivions était difficile. Mais nous étions heureux d’avoir cette chance de vivre de notre art de manière si intense, au Brésil et dans le monde entier, de pouvoir faire passer des messages. En mai 68, j’étais ici, à Paris, à me faire poursuivre par les policiers munis de gaz lacrymogènes ! J'ai l'impression qu'aujourd'hui, artiste ou non, il est très difficile d'être réellement engagé.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Midi Festival, jour 3

Changement de décor pour ce dimanche bleu et jaune : cette fois-ci, les concerts du soir ont lieu à l’hippodrome de Hyères. Si Holy Shit peinz à trouver son équilibre sur cette scène trop grande pour lui, Mazes s’acquitte avec bravoure de la tâche, ô combien délicate, d’ouvrir les hostilités face à un public loin d’être au complet. Son grunge anglais (si, si !) fonctionne plutôt bien.

Avant Primal Scream, Frankie & The Heartstrings se donnent à fond, mené par un Frankie qui nous rappelle le flamboyant Jonathan Pierce des Drums. En plus britannique, bien sûr. Enfin, le groupe de Bobby Gillespie s’est montré sous son meilleur jour : généreux, efficace, mais toujours un peu fragile… Comme on l’aime. C’est ainsi que Primal Scream a fermé les jolies pages du Midi Festival.

Rendez-vous l’année prochaine à Hyères...

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FRANKIE & THE HEARTSTRINGS

Comment décrire votre musique ?

FRANKIE FRANCIS: Toutes nos chansons parlent de nos vies, des bons et des mauvais moments. C’est très naturel pour nous d’exprimer nos personnalités. Notre album est un album avant tout honnête.

Vous avez enregistré votre premier album, Hunger, avec Edwyn Collins. Un parrain exceptionnel...

MICHAEL MCKNIGHT : Des guitares des années 20, dans une vieille maison anglaise, avec des peintures de dames chinoises au mur… Il est tellement drôle. Il nous ressortait sans cesse des B-sides improbables des années 60… Musicalement, il est obsessionnel, c’est génial.

FRANKIE : Il nous a mis à l’aise, on en oubliait même qu’on enregistrait un album. C’était une expérience très, très plaisante.

Frankie, vous êtes très exubérant sur scène. Cela a toujours été comme ça ?

FRANKIE : Nous avons grandi au son du punk, ça marque ! Au fil du temps, les gens connaissent de mieux en mieux nos chansons, et nous nous améliorons à chaque concert. Je suis très heureux de cette vie. Nous sommes devenus des musiciens à plein temps, c’est désormais notre travail. Nous devons donc encore progresser, et tout donner. Qui peut se plaindre de parcourir le monde en vivant de sa musique ?

De quoi viviez-vous auparavant ?

FRANKIE : Je vendais des fringues dans un magasin, j’ai été barman. C’était très, très chiant.

MICHAEL : J’étais professeur dans une école pour élèves difficiles, qui s’étaient tous fait virer de leur ancienne école. C’était plutôt difficile… Pour rien au monde je n’y retournerai !

Quels sont les artistes que vous souhaiteriez voir sur scène ?

MICHAEL : Primal Scream !

FRANKIE : Pour n’importe quel groupe anglais, Jesus & Mary Chain et Primal Scream sont des icônes indétrônables. Nous ne les avons jamais rencontrés, et je pense que nous allons tout faire pour devenir leurs meilleurs amis ce soir!

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MAZES

Comment vous êtes vous rencontrés ?

JACK COOPER: Jarin et moi étions amis, il vivait à Manchester et moi à Londres. Nous avons eu cette étrange idée de démarrer un groupe, de faire des chansons ensemble. Mais c'était surtout un hobby. Notre attitude est toujours plutôt fun, et les gens ont réagi positivement. Quant à Neil, il faisait partie d'un groupe à Manchester et il nous a écrit une très jolie lettre de candidature… Nous n'avons pas résisté. Un beau jour, nous avons joué à Londres. C’est comme ça que tout a commencé pour nous.

A quoi ressemble votre musique ?

JACK: On peut avoir le sentiment que ça sonne comme de la musique pop, mais on réalise progressivement qu’il y a aussi beaucoup de tristesse.

JARIN TABATA: Je trouve que c’est plutôt emmerdant quand c’est exclusivement l’un ou l’autre. Alors nous faisons les deux.

Peut-on dire que vous êtes un groupe de Manchester ?

JACK: Non, pas vraiment. Seulement deux d’entre nous viennent de là-bas. Je suis originaire de la lointaine banlieue…

Heureux d’être ici ?

Nous sommes en vacances car nous avons pris des jours de congés pour venir. Donc plutôt heureux. Je bosse dans une boîte vidéo, Conan dans un bar, Jarin dans un magazine en tant que graphique designer. Et Neil fait des essais médicaux… comme Axel Rose ! Mais c’est légal.

Quel concert avez-vous le plus apprécié ?

Dirty Beaches, sans hésitation.

Voir Primal Screan ce soir, ça vous fait quoi ?

Screamadelica, c’était un super album quand j’avais quelque chose comme 11 ans, ouaouh, c’était en 1991 ou quelque chose comme ça. Entre Kevin Shields et Gary Mani, il y a de quoi faire niveau pointures…

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Primal_Scream

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Comme disent les Anglais, "the icing on the cake": PRIMAL SCREAM.

 

Texte: Sophie Rosemont Photos: Philippe Mazzoni

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Midi Festival, jour 2

De ce samedi 23 juillet, on ne retiendra pas seulement la fin tragique d’Amy Winehouse. La mauvaise nouvelle est tombée comme un couperet lors de cet après-midi ensoleillé à la Villa Noailles. Après que Porcelain Raft ait charmé une plage de l’Almanarre pourtant très ventée, les étoiles ont vu scintiller les jeunes et blondes sœurs du groupe Puro Instinct - d’ailleurs, dans la catégorie post ado, King Krule s’est fait remarquer. Dirty Beaches, seul face à sa boîte à rythme, sa guitare et un public fasciné, était déroutant. Enfin, l’électro-pop sautillante de Washed Out a redonné le sourire aux plus mélancoliques d’entre nous.

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DIRTY BEACHES

Heureux de ce concert ?

ALEX ZHANG HUNGTAI : Dès le début, mes fans se sont manifestés... Je voyais des visages qui me connaissaient, c’était réconfortant...

Et pourtant, vous êtes désespérément seul sur scène. C’est assez courageux !

Ca fait cinq ans que je joue tout seul, je suis habitué. Mais au début c’était dur, très dur, je ne me sentais pas en sécurité. J’étais plus dans la justesse que dans le partage, ce qui n’est plus le cas maintenant. Il y a toujours des gros cons sur ma route, mais il y a une intelligence dans le public que je respecte, et j’aime expérimenter sa curiosité. En France, il me laisse faire !

Comment vous sentez-vous pour ce troisième album ?

Je me sens bien car je peux vivre de ma musique maintenant. J’évolue sur chaque album, je teste sans cesse de nouveaux genres.J’ai trente ans, j’ai eu le temps de galérer pas mal d’années. J’apprécie donc grandement ma liberté et tout ce qui m’arrive de positif.

Un artiste, un groupe que vous souhaiteriez voir sur scène ?

J’ai raté R. Stevie Moore, il parait que c’était super. Je n’étais pas trop rock dans mon adolescence, plutôt hip hop, mais j’ai découvert Primal Scream à la fac, je suis ravi de les voir jour ce soir. Washed Out était très cool hier soir. J’aime tout ce qui est pop car une bonne chanson pop, c’est un véritable art. Et bien trop facile à critiquer !

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Midi Festival, jour 1

Vendredi, 18h. Le Midi se met doucement en place à la jolie Villa Noailles.

La première soirée du festival se fera tout en douceur, avec des concerts déjà haut-de-gamme. On retiendra avant tout la prestation possédée de l’icône R. Stevie Moore, en forme olympique malgré les bouteilles de vin ingurgitées. Un grand moment ! Ou encore le quatuor made in Brighton Gross Magic, qui, malgré une moyenne d’âge d’à peine 20 ans, a su ressusciter la fougue grunge le temps de quelques titres.

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GROSS MAGIC

Comment a débuté Gross Magic ?

SAM MCGARRIGLE J’ai écrit quelques morceaux en novembre de l’année dernière, dans ma chambre. J’en ai envoyé à deux ou trois blogs et l’un d’eux les a mis en ligne. Un label m’a contacté pour savoir si j’acceptais de sortir un disque chez lui. J’ai accepté, évidemment! Et j’ai écrit quelques chansons de plus. J’ai contacté mes meilleurs amis pour qu'ils me rejoignent, et nous nous sommes produits sur scène pour la première fois il y a quelques semaines seulement.

Qu’est-ce que ça fait de jouer ensemble quand on est les meilleurs amis du monde ?

Certes, c’est facile de se bousculer, mais c’est sans doute ce qu’il y a de mieux. Nous nous faisons confiance, ce qui retire de la pression.

Vous venez de Brighton… Une ville propice à la musique ?

Grandir là-bas, c’est plutôt cool. Ce n’est pas loin de Londres quand tu veux aller des plus gros concerts... Certains d’entre nous sont partis vivre à Londres, mais ça ne change rien entre nous.

Vous présentez quelques chansons de votre album pour la première fois. Pas trop stressés ?

J’espère que les gens aimeront l’album tel qu’il est, dans sa globalité, car toutes les chansons vont ensemble. Il faut que la foule soit interactive, qu’elle crie un peu, car il n’y a rien de pire qu’un public silencieux.

Si on devait décrire votre musique en quelques mots ?

Nous faisons du glam-grunge… donc du glunge !

Quels sont les artistes que vous souhaiteriez voir sur scène ?

R. Steevie Moore, Mazes et Washed Out... et Puro Instinct !

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R. STEVIE MOORE

Alors, ce concert à Hyères ?

Je suis jeune dans ma tête, mais mon corps l’est beaucoup moins! Du coup, j’étais épuisé après ce concert. Le public était si enthousiaste ! Le meilleur que j’ai fait depuis longtemps. Au fur et à mesure qu'avance notre tournée, les choses se passent de mieux en mieux.

Vous vous sentez donc heureux, à tourner autant ?

Officiellement, je vis à Nashville mais je suis SDF. Et ce n'est pas grave! C’est un rêve qui devient réalité, moi qui n’ait jamais su organiser quoi que ce soit. J’ai même un tour manager, c’est la première fois que ça m'arrive. Nous tournons partout aux USA et en Europe. Parfois, c’est dur, de rouler pendant des heures pour faire un concert où personne ne vient. Mais nous avançons de plus en plus lentement mais sûrement. Tous ces concerts m’inspirent beaucoup...

Quel est ce nouveau groupe qui vous accompagne ?

Ce sont de nouveaux amis, qui viennent de New York et qui m’ont été présentés par des amis d’amis. Nous avons décidé de nous lancer sur la route. Ils ont très vite appris à jouer mes morceaux... je les aime bien, ces petits gars.

Ca fait quoi d’être considéré comme une idole du rock underground ?

J’ai attendu longtemps d’être reconnu par mes pairs, des groupes de ma génération ou des gamins. Pendant des années, j’ai connu d’affreux moments de doute car je n’avais pas de résultats, aucune attention de la part de qui que ce soit. Ma musique embrasse différents styles et je n’ai pas suivi le chemin habituel: faire partie d’un groupe de rock, faire des tournées comme j’aurais pu le faire il y a 30 ans... Je restais à la maison…

… À enregistrer des disques !

Exactement ! Les gens ne comprennent pas pourquoi j’ai fait 400 albums, mais moi-même je ne comprends pas, je ne l'ai pas fait exprès. J’écrivais une chanson et je l’enregistrais en même temps sur mon magnétophone à cassettes. C’était super facile... Aujourd’hui, des gens découvrent encore des chansons que j’ai écrit en 1975… et ils pensent qu’elles sont nouvelles !

Quels sont les artistes que vous souhaiteriez voir sur scène ?

Puro Instinct - ce sont des amies. Elles sont vraiment très talentueuses….

 

Texte: Sophie Rosemont Photos: Philippe Mazzoni

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Tom Vek

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Liberté?

Peu de gens expérimentent, comment dire... le zéro pression absolue, et l’idée de ne rien faire est merveilleuse. Me risquer à attendre autant de temps entre mes deux albums m’a fait prendre des risque, et m'a confronté à ma paresse naturelle. D’autant plus que des gens t'attendent au tournant, il faut assurer. Heureusement la politique de mon label est plutôt cool là-dessus. Et, quoiqu'on en dise, le public aime les artistes qui savent ce qu’ils veulent.

Image?

A l'origine, je suis graphic designer. Puis j'ai été appelé par la musique. J'aime Soderbergh, Jarmush, j'essaye de ne pas trop en connaître niveau cinéma, mais je reste curieux. Je suis plutôt punk de ce côté-là. Pour les clips, on s’est inspiré des shows télé américains, et des années 70 en noir et blanc.

Leisure Seizure?

Ce titre m’est venu à la fin de l'enregistrement de l'album. j’étais particulièrement intrigué par le terme de "seizure", c’est comme une lumière éclatante... immaculée. Pour moi, il s'agit de la possibilité d’apprécier à l’extrême quelque chose, et même de l’aimer  trop fort. Ce second album, c’est un achèvement. Une complétude. Au début, je ne savais pas ce que cela allait donner... et puis quelque chose m'est soudainement tombé dans le bec!

Solo?

Je crois en l’aspiration musicale. Quelque soit la complexité de ce que l’on fait. Etre dans un groupe n’est pas une obligation, j’ai eu des offres et ça doit être cool, mais j’ai une esthétique et une manière de travailler spécifiques auxquelles je tiens à rester fidèle. Car j’y crois fermement. J’écoute encore et encore mon travail pour le perfectionner. Je recherche un langage qui traverse tous les esprits.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

 

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Cut Copy

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DAN WHITFORD: Faire le tour du monde, faire le plein d'images, venir à Paris, repartir en Australie, suer sur scène, rire dans les loges, s'enfermer en studio... Une vie de rêve.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Bertrand Belin

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J’ai un rapport volcanique avec le fourmillement des mots. J’aime leur faire dire ce qu’ils ne disent pas… Je mâche la langue française comme un doudou, je la malmène, je la décolle de son support. Comme un alphabet flottant au creux de la main... J’essaye modestement de participer à l’élaboration d’un territoire où la langue française fait autre chose que de faire passer un message, publicitaire ou politique.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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The Horrors

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FARIS BADWAN: Que les gens trouvent notre musique sombre, nous trouvons ça très... positif!

TOMETHY FURSE: Entre nous, il y a des périodes calmes, d'autres plus turbulentes, et c'est sans doute comme ça que nous fonctionnons si bien. Des hauts, des bas: c'est ça, The Horrors!

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Oh La La

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Oh_La_La-2aaaaa
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Oh_La_La-2aaaaa

NATASHA LEJEUNE: Ce qu’il y a de drôle dans l'expression "oh la la", c’est qu’elle sonne assez sexy chez les Anglais, presque accompagnée d’un sifflement admiratif, alors que les Français l’utilisent plus pour râler… comme ils le font souvent ! Et chez moi, c'est plutôt le matin au réveil: "oh la la, qu'est-ce que j'ai encore fait hier soir?!"

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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No Surrender

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Votre musique est inclassable, ou presque. C'est fait exprès?

Un petit peu. Même à nos tout débuts, notre musique était du hip hop plutôt énervé, mais loin d'être pur dans le genre. Nous venons d'horizons musicaux différents et nos goûts musicaux sont très larges: nous nous inspirons aussi bien de groupes qui sonnent rock qu'électro.

Comment réussir à être un groupe indépendant aujourd'hui?

C'est difficile. Il y a un million de groupes, trois millions de labels et, au fil que les années passent, tout se concentre de plus en plus autour d'un seul distributeur (Apple). Il y a tellement de groupes qui vont et viennent si rapidement, que la plus importante chose à faire c'est de proposer une esthétique différente, et de faire la meilleure musique qu'il soit. Et si tu peux faire les deux en même temps, c'est préférable. Mais les groupes indie d'aujourd'hui doivent aussi penser au business. Il faut savoir prendre des décisions rapides et intelligentes, et maîtriser les rouages de l'industrie musiscale.

Et si No Surrender était un film?

Si No Surrender était un film, il serait dirigé par Spike Lee, Teery Gilliam ou Mario Bava Togetiher. La bande originale serait signée par Tangerine Dream, Prince, Gregory Isaacs avec des interventions de Chuck D. On essaierait de faire un film de trois heures à partir d'un script de deux pages! Ce serait une histoire d'amour en temps de guerre... Un histoire de la pauvreté dans un pays de riches, qui révèlerait la beauté des choses simples de la vie. La faim deviendrait un éclat de rire. Et la souffrance se transformerait en plaisir.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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