C Duncan

C Dunca-Philippe-Mazzoni

 

Comment travailler un album seul chez soi ?

Honnêtement, c'était difficile. Je vivais avec deux autres personnes à l'époque et je devais attendre qu'ils partent travailler pour enregistrer. J'utilisais des casques tout en produisant l'album afin d'y travailler jusqu'à tard dans la nuit sans déranger personne...

Pourquoi l'avoir appelé Architect ?

Parce que j'ai enregistré et produit l'album moi-même, que je devais avoir un contrôle total sur la conception de l'album (les couches, les sons, la manière dont le tout s'imbriquait)... Cela fait de moi l'architecte de ce disque, en quelque sorte!

Quelles étaient vos inspirations pour la couverture de l'album, que vous avez peint vous-même ?

Les immeubles de Glasgow. Cette ville a changé avec les siècles mais il y a beaucoup de répétitions dans son architecture. Comme ma musique, mes peintures sont assez complexes... J'ai étudié la musique classique et contemporaine contemporaine à l'université et je mélange cet apprentissage avec mon amour de la musique pop. Tout en conservant la structure de la musique pop, mes chansons sont multi-couches, comme beaucoup de pièces classiques.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Georgia

Georgia-Philippe-Mazzoni

J’ai commencé à faire de la batterie à l’âge de 8 ans, et au collège, j’écrivais des chansons que j’essayais, avec des amis, de performer tant bien que mal. Je devais avoir 14 ans quand j’ai décidé de faire de la musique pour de bon. Mon père m’a acheté un enregistreur. Puis j’ai appris les logiciels sur ordinateur pour me perfectionner en production. Tout s’est fait naturellement. Ce n’était pas un acte de rébellion : mon père était musicien (il s'agit de Neil Barnes, du goupe Leftfield, ndlr), mon foyer baignait dans l’art… Ils m’ont même beaucoup soutenue, même si ma mère était professeur et a priori peu rassurée de me voir prendre une voie moins stable. Mais elle savait que lorsque j’avais enseigné moi-même la batterie aux enfants, je ne tenais pas le rythme ! Je me sens capable de beaucoup de choses mais pas de ça. En tout cas, mes parents aiment l'album, ma mère… mais je ne sais pas si c’est bon signe, en fait...

Pour faire ce premier album, j’ai pris mon temps : trouver le bon ton, le bon manager, gagner de l’argent en jouant pour les autres, faire partie d’un groupe. La conclusion, c’est qu’il fallait que je sois seule, face à mes instruments et à la page blanche, pour créer ma propre musique. Ca n’a pas été facile, de ne pas savoir de regard extérieur, de coach, mais je savais ce que je voulais et seulement moi pouvait l’exprimer de la manière dont je l’imaginais.

Georgia, c’est une lettre de présentation au monde, qui explique qui je suis : une fille made in London, qui aime les good vibrations, l’énergie des alliances de cultures différentes, qui écoute Timbaland comme la new-wave des années 80, qui aime les Monthy Python et qui veut rester indépendante coûte que coûte.

 

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Rock En Seine 2015

Rencontrés sur l'édition 2015 du festival Rock en Seine, ces artistes-là maîtrisent le rock, la pop ou encore la soul et font beaucoup parler d'eux. On les aime tous beaucoup, donc... affaires à suivre !

 

Rock en Seine 2015-9

 NATHALIE PRASS

 

 

Rock en Seine 2015-6

BALTHAZAR

 

 

Rock en Seine 2015-1 

SON LUX

 

 

Rock en Seine 2015-4

 JACCO GARDNER

 

 

 

Rock en Seine 2015-5

SHAMIR

 

 

 

Rock en Seine 2015-2

INIGO MONTOYA

 

 

 

Rock en Seine 2015-3

CLEA VINCENT

 

 

 

Rock en Seine 2015-8

WE ARE MATCH

 

 

 

Rock en Seine 2015-7

JUAN WAUTERS

 

 

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Will Butler

Will Butler-Philippe-Mazzoni

 

EN SOLO.

Le travail en collaboration peut être très enrichissant, mais aussi paralysant. Au sein d'Arcade Fire, on peut être plus relax, car on sait que quelqu'un d'autre va forcément venir avec une grande idée musicale. Mais parfois, cette même grande idée peut mourir lorsqu'elle est confrontée aux idées des autres... C'est très gratifiant d'avoir la responsabilité ultime de toute sa musique, et c'est mon cas sur Policy. Nulle part où me cacher ! C'est en partie pourquoi l'album est paru sous mon propre nom et non sous le nom d'Arcade Fire.

POLICY.

Policy rassemble des morceaux relativement simples, rafraîchissants. Et c'est ce que je voulais préserver. Je me suis concentré longuement sur chaque titre en essayant d'exprimer sa profonde personnalité. Après, il a fallu rendre le tout cohérent. Car si les structures sont simples, la complexité et le plaisir proviennent de la manière dont les morceaux jouent les uns contre les autres. Cependant, la simplicité n'est pas forcément plus attirante que la complexité. La transparence n'est pas systématique plus intéressante que la densité. Les poèmes courts ne sont pas toujours plus efficaces que les longues poésies...

À VENIR.

Je me vois aborder l'épique - pas pas dans le champ des émotions qu'il produit, pluôt dans le but de concentrer tout un monde mythologique. Ce que j'aime dans le classique, c'est qu'un compositeur peut aussi briller par les études qu'ils travaille, du Chopin ou du Bach, et qu'elles se révèlent aussi belles et importantes que leur propre création. Cela aussi, c'est un univers à explorer...

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Algiers

Algiers-Philippe-Mazzoni 2

Première rencontre : nous étions dans des groupes différents. Chacun allait voir les concerts des autres en priant qu'un jour nou puissions être réunis au sein d'un seul et même groupe... C'est finalement arrivé. 

Premier coup de foudre musical : Michael Jackson.

Premier disque acheté :  Electric Ladyland de Jimi Hendrix.

Premier concert : Quadiliacha au Wreck Room.

Première chanson écrite : “Blood”, qui nous a prouvé que notre groupe incarnait bel et bien nos luttes et nos engagement artistiques.

Première fois que vous vous êtes sentis musiciens : lorsque nous avons posé nos mains pour la première fois sur nos instruments respectifs.

Premier album d'Algiers : dislocation, aliénation, violence et rédemption.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Allah Las

Allah Las-Philippe-Mazzoni-1

DU RECUL. Nous avons écrit la plupart des chansons en tournée, chacun a apporté de l’eau au moulin. Nous voulions nous éloigner de la thématique du premier album, qui parlait beaucoup (trop?) d’amour. Worship the Sun prend du recul sur la société et parle moins de nos expériences personnelles. Forcément, la mélancolie se fait sentir puisque nous voyons la réalité telle qu’elle est.

DE L'AMITIÉ. Nous sommes amis depuis si longtemps (parfois depuis l’école l’élémentaire, au plus tard depuis nos 15 ans) que nous sommes devenus comme des frères. Nous avons grandi ensemble. Nos échanges aujourd’hui relèvent presque de l’inconscient et la musique est le meilleur moyen de nous exprimer, d'autant plus que nous écrivons tous dans le groupe. Personne ne se contente de jouer. Chacun doit expérimenter ses possibilités artistiques... Pour cette raison, nous n’avons pas désigné de leader, notre procédé est totalement démocratique.

DE L'AMBITION. Notre désir : écrire plus de chansons, encore et encore, et ne pas connaître les affres de la panne d’inspiration. Nous faire aider par l'image, qui est presque aussi importante que le son. Il faut que nos albums vivent plusieurs vies, et l’identité visuelle et les vidéos clips aident à ce renouvellement.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Reza

Reza-Philippe-Mazzoni

Peux-tu revenir sur la genèse de cet album?

L'album précédent, Supermaan, est sorti au printemps 2012. En début 2013, j'ai commencé à maquetter de nouveaux titres. Je faisais tranquillement ma tambouille quand, par chance, on nous a proposé de faire une belle petite tournée dans des salles de cinéma où on jouait un court concert en ouverture du très beau western Les amants du Texas. J'avais embarqué avec moi le multi-instrumentiste Antoine Pinet (de H-Burns) pour m'accompagner sur scène. Nous avons profité de l'occasion pour arranger mes nouvelles chansons ensemble et les roder en live... Nous nous sommes bien entendu et on a eu envie de continuer ce travail dans l'optique d'un album. C'est vraiment ce qui a tout accéléré. Quelques mois après nous étions en studio en train d'enregistrer. C'est notre fidèle et talentueux producteur William Rigout qui était aux manettes comme pour l'album précédent. Et les non moins talentueux Jérôme Pichon (Melody's Echo Chamber, Canari), Julien Grattard (Imany) et David Simard sont aussi passés en studio pour participer aux enregistrements.

Au delà du son, il y a aussi l'image... En quoi cet univers visuel, longuement étudié pour accompagner la musique, est-il si important à tes yeux?

Ça faisait très longtemps que j'avais envie de ça. J'ai commencé à enregistrer des albums à peu près au moment où l'agonie du compact-disc a commencé sa phase terminale. Pour les disques précédents, j'avais déjà très envie de travailler le côté objet pour que le support soit une extension de l'album et que les chansons débordent un peu sur la pochette et tout l'artwork. Pour Tornado, j'ai eu la chance de rencontrer Mathieu Persan et de réaliser ces idées. Il a instantanément compris ma démarche. Ça a été une très belle collaboration. Avec ses illustrations, Mathieu raconte chaque chanson avec sa propre sensibilité et selon sa propre inspiration. Les illustrations ne sont pas seulement graphiquement très belles, elles racontent vraiment l'histoire de l'album.

Quels sont les artistes qui t'ont donné envie de faire de la musique?

Je pourrais citer une cinquantaine d'albums que j'ai pu vraiment adopter et m'approprier au fil des années. Adolescent, je jouais de la basse dans des petits groupes de rock très électriques. On écoutait les Smiths, les Cure, Nick Cave ou Joy Division. C'est une période qui a du avoir son importance. Mais c'est vraiment la découverte des albums de Leonard Cohen qui a déclenché la suite. Je me souviens comment l'intimité confondante de ses Songs from a room ou Songs of love and hate me donnait le vertige. A 18 ans, j'avais enfin trouvé mon héros. Moi qui n'aimais pas trop le coté un peu écervelé et défoncé de certaines stars du rock dont j'aimais par ailleurs la musique … Dans Cohen il y avait tout. Et surtout cette poésie immense et profonde qui laissait malgré tout de la place aux mélodies et à la musique - sans les renvoyer au second plan comme souvent dans la chanson française. Et cet anglais magnifique, fluide et mélodieux. Une œuvre intemporelle.

Ton plus grand rêve ?

Un duo avec Jeff Tweedy peut-être ? Plus sérieusement, mon plus grand rêve aujourd'hui, alors que notre nouvel album Tornado vient de sortir, ce serait de pouvoir en enregistrer un autre. De démarrer une nouvelle aventure et pouvoir aller jusqu'au bout. Et ma plus grande peur ce serait de ne pas avoir cette possibilité, quelles que soient les raisons.  Ça peut paraître dérisoire, on peut penser que ça c'est acquis et qu'il suffit d'en avoir la volonté. Or, en réalité ça devient de plus en plus compliqué. Il faut presque un petit miracle pour pouvoir aller jusqu'au bout de ce genre de projets aujourd'hui.

En concert aux Trois Baudets le 16 juin.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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LONELADY

LoneladyPhilippe-Mazzoni

Un second album est toujours un challenge. Comment l’avez-vous affronté ?

Très vite, il m’est apparu que les chansons-clés de l’album seraient construites autour d’un simple beat de machines, plus dansant et nourri de funk. Les rythmes et le groove sont devenus des éléments à part entière. Cette palette de sons colorés offre à ce disque une toute autre tonalité que Nerve Up. Il a surtout été enregistré dans mon home studio, ce qui lui confère une ambiance intime, mais aussi au Keyclub dans le Michigan, dont l’équipement analogique a considérablement amélioré la qualité sonore.

Quelles sont les inspirations de Hinterland ?

L'environnement urbain post-industriel nourrit vraiment sa musique et donne une sorte d'énergie un peu folle. J’adore les boîtes à rythmes et les sons de batterie synthétique. C’est sans doute lié au fait de vivre dans un environnement de béton entouré de surfaces dures ; c’est aussi un moyen d'utiliser de manière artistique un espace souvent agressif. Transformer le béton et les friches en quelque chose de magique. Hinterland témoigne de ma réflexion sur les paysages et les jeux de mon enfance au milieu des ruines industrielles de la périphérie de Manchester.

Et vos influences musicales ?

J’aime les chansons qui ont une urgence bien à elles, comme il y en avait beaucoup à la fin des années 70 et au début des années 80, en particulier dans le post-punk britannique. J’adore le son graveleux du punk seventies et j’ai toujours écouté de la musique électronique industrielle comme Cabaret Voltaire, où s’illustrait l'ambiance hostile de l'environnement urbain.

Comment vous décrire en trois mots ?

Musicalement parlant : agitée, complexe, fragile.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Tobias Jesso jr

Tobias Jasso Jr-Philippe-Mazzoni

Mon objet préféré ? Le piano. J'ai longtemps adoré ma guitare, mais c'est lui qui m'a permis d'écrire les chansons de mon premier album. Il m'a révélé à moi-même !

Les films que j’ai aiméBefore Sunrise, Before Sunset..  J’aime aussi La Vie D’Adèle, Eternel Sunshine of The Spottless Mind… Les films sentimentaux avant tout, j'assume mon côté fleur bleue.

Mon livre de chevet : "Please Kill Me", un livre passionnant sur l’histoire du punk. 

Les musiciens qui m’inspirent : d'abord, Cass McCombs, qui a une écriture incroyable. Contrairement à d'autres, je ne me morfonds pas dans le passé, même si j'y puise mon inspiration. J’aime suivre des artistes contemporains, comme Adele. Si je devais en écouter qu’une, ce serait elle.

Ma chanson favorite : "Because I Love You" de Lenny Williams. Parfaite de bout en bout.

Ce que j’aime manger : la cuisine italienne! Les spaghettis sont tellement romantiques, quelques bougies et le tour est joué.

La couleur que je porte le plus ? Le bleu, de toute évidence.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Tahiti 80

Tahiti 80-Philippe-Mazzoni

 

XAVIER BOYER

GENÈSE. Elle est à chercher dans The Past, The Present et The Possible, sorti il y a trois ans. Nous avions l’impression d’être allés assez loin dans une démarche en solitaire et nous nous posions pas mal de questions. Il y a eu une vraie remise en cause. Si nous faisions un sixième disque, il fallait faire quelque chose d’inédit. Faire de la musique, c’est aussi apprendre des choses ; nous souhaitions travailler avec un producteur qui serait aussi musicien.

J’étais déjà fan de Richard Swift, et lorsque j’ai pris connaissance de son travail avec Foxygen, nous l’avons contacté. Il a été un accélérateur, car il nous a aidé à choisir dans nos trente morceaux. Nous avions besoin d’un autre regard, d’une perspective. Il nous a encouragé à préserver le côté sombre et sexy. Nous l’avons totalement suivi, d’autant plus que nous avions la volonté de faire un album de pop synthétique très chaud, pas inspirée du cold-wave. Nous souhaitions aussi un album que l’on écoute dans sa continuité…

BALLROOM. Tout est une affaire d’équilibre et de dosage. Ballroom, c’est le nom de la salle de bal ou de concerts aux Etats-Unis, il inclut un côté festif. Il s’y passe plein de choses : une mixité sociales, des couples qui se font et se défont, une certaine tristesse aussi quand les lumières se rallument, la fête passée. On ne pouvait pas avoir des musiques très joyeuses et des textes très déprimants, il fallait faire danser tout en faisant réfléchir.

C’est important, dans la pop music, de jouer dans les nuances : nous souhaitions faire des emprunts à toutes les époques, revenir aussi à la pop synthétique des années 70. Nous faisons une musique anglo-saxonne avec une sensibilité française. Elle sonne de manière familière car elle a des ingrédients déjà entendus auparavant mais, façonnée avec une autre culture, elle se dote d’une originalité très appréciée à l’étranger. Nous savons d’expérience qu’il est très difficile de reproduire un album tel quel sur scène, donc nous gardons l’esprit de Ballroom, avec son groove et ses nappes synthétiques, mais tout en jouant façon live.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Jolie Holland

Jolie Holland-Philippe-Mazzoni

 

Je suis née à Houston, et, plus tard, je suis longtemps passée par San Francisco et New York, qui n'ont plus de secrets pour moi. Je connais des gens de la Nouvelle-Orléans, de la Côte Ouest, je n'ai pas de domicile fixe. Comme l'a dit récemment Herzog, les artistes peuvent être mieux traités que les dirigeants de grands entreprises. Cependant, je reste pauvre. Et volontaire: j'écris tous mes morceaux, je trouve et rassemble mes musiciens, et je dirige leurs improvisations. Nous avons travaillé assez vite, car le temps passé en studio coûte très cher. Je pensais donc à tout avant l'enregistrement.

Les chansons de mon dernier album me sont venues alors que je marchais dans les rues de Brooklyn, alors que je repensais à ma vie. Ca peut être dans le métro, ou chez moi, allongée sur le sol. Le bonheur ? C'est quelque chose qui résonne en moi, qui n'obéit pas à un raisonnement particulier. Même si certaines bonnes idées peuvent rendre très heureux.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

 

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Iceage

Iceage-Philippe-Mazzoni

PLOWING INTO THE FIELD OF LOVE.

Il fallait créer, absolument, un espace plus ouvert au sein de ces nouvelles chansons, qui a ensuite laissé place à une véritable théâtralité.

Nous avons mis beaucoup de volonté dans l'écriture de ces morceaux. Evidemment, nous avons connu des sursauts paranoïaques et, pour remédier à cette peur, nous ne nous sommes pas donné plus de sept jours pour enregistrer ce disque, qui est tragique, criard et méprisant.

Pour échapper à ses influences et à ces moments de doutes, il suffit de suivre sa propre voix afin de lotter au dessus de la colone vertébrale de la musique. 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Part-Time Friends

Part-time friends-Philippe-Mazzoni

PAULINE LOPEZ DE AYORA & FLORENT BIOLCHINI

Pourquoi s'appeler Part-Time Friends?

Florent : Ca vient déjà, bien entendu, de notre relation qui a parfois été tumultueuse. Ensuite nous nous sommes amussé à contracter les paroles d'une de nos chansons préférées d'un de nos groupes préférés : "Anyone Else But You" des Moldy Peaches. "You're a part time lover and a full-time friends" ... et voilà Part-Time Friends.
 
Vous souvenez-vous de votre première rencontre?

Florent : En 2007, à Aix-en-Provence. Nous nous sommes retrouvés dans la même classe. Notre première discussion portait sur les Libertines. Nous n'étions pas d'accord: Pauline était TEAM Pete Doherty, j'étais TEAM Carl Barât.

Pauline : Florent m'a demandé d'écrire des paroles pour son groupe de rock de l'époque, j'ai accepté. Je suis allée les voir répéter, j'ai pris le micro... et je suis jamais partie! Un an plus tard, on montait tous les deux à Paris pour poursuivre nos études et nous avons décidé de monter un projet musical qui nous ressemblait plus, moins rock and roll, plus axé sur les mélodies et les voix, que nous avons appelé appelé Part-Time Friends parce que nous sortions d'une année entière de disputes.

D'après vous, quelles qualités doit disposer une vraie bonne chanson pop?

Elle doit être accrocheuse et doit déjà révéler "le truc" dans son plus simple appareil. Pour nous, une vraie bonne chanson doit donc sonner juste en guitare-voix avant de s'enrichir de différents mots-clefs concernant l'arrangement du texte, de la mélodie... Les arrangements doivent être au service du songwriting, pas l'inverse.

Si votre groupe devait avoir une devise, laquelle serait-ce ?

"J'ai beaucoup de doutes sur moi, un peu sur toi mais aucun sur nous."

Comment définir votre musique en trois mots?

Simple, aérienne et surtout sincère.

  

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Thurston Moore

Thurston Moore-Philippe-Mazzoni-2

Pouvez-vous nous parler de la pochette de The Best Day ?

Il s’agit de ma mère dans les années 1940, embrassant son meilleur ami, son chien Brownie, tout en regardant dans l’objectif de l’appareil photo de mon père. C’est un hommage à la sécurité, la sérénité, l'amour... et à l’éternité.

Comment avez-vous formé votre nouveau groupe : James Sedwards à la guitare, Debbie Googe de My Bloody Valentine à la basse et Steve Shelley, un autre ancien de Sonic Youth, à la batterie ?

J’ai rencontré le guitariste James Sedwards dans un concert secret qui se tenait au Cafe Oto, à Londres. Mark E Smith l’avait invité à jouer "Whole Lotta Love" de Led Zeppelin et même si Smith avait éteint l’ampli de James, je pouvais encore entendre son incroyable sonorité. Je me suis donc présenté à lui en lui demandant s’il voulait bien faire partie de mon groupe. Quelque temps plus tard, nous assurions la première partie de Glenn Branca à Paris, en 2014, Debbie Googe de My Bloody Valentine était dans le public, en train de crier: "fais péter la guitare" et James rétorqua: "À toi de jouer, beauté!" Elle s’est exécutée avec une guitare que Branca avait laissé dans sa loge. J’ai attrapé mon portable et j'ai appelé Steve Shelley pour qu’il entende ce duo de folie. Le week-end suivant, il sautait dans un avion pour Londres. 

The Best Day ne serait-il pas votre album le plus apaisé?

Il colle à ce que je ressens aujourd’hui. Si la paix concerne les héros, la guerre est destinée aux loosers.

Comment avez-vous travaillé sur ce nouvel album?

Mon état d’esprit était très clair : je baignais dans l’amour et le bonheur. Je me réveillais à 5 heures du matin tous les jours, je faisais mes salutations au soleil et j’allais courir cinq kilomètres. Puis je méditais avant de savourer un véritable petit déjeuner anglais... Pour citer The Fall, je suis en forme et je travaille à nouveau.

Avez-vous des regrets ?

J’aurais voulu remercier Joey Ramone d’avoir existé, et j’aurais bien voulu faire du kart avec Johnny Thunders. 

  

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Natas Loves You

Natas loves you-Philipe Mazzoni-1

Si vous étiez...

Une fleur : une orchidée

.

Un objet : une boite à musique
.

Une ville : Barcelone.



Un pays: le neuvième pays du huitième continent. 



Un autre groupe : les Beach Boys.



Un animal : un gang de babouins

.

Une sensation : l’ivresse.



Une couleur : entre le rouge et le bleu.



Un homme politique : Mahatma Gandhi. 



Une figure historique : Jean Jaurès.



Un livre : Le Livre de la jungle.



Un film : Danse avec les loups.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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