Leila

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L'ELECTRO. Dans les années 80, seul le rock’n’roll avait les moyens financiers de suivre les technologies de production. Def Lepard, par exemple, quand on l’entend chanter, c’est basé sur des effets électroniques… Alors que nous, artistes de la musique dite et catégorisée électro, nous sommes honnêtes car nous ne prétendons pas que notre musique est naturelle. C’est toute la question de l’illusion. Rien n’est vrai dans un album de rock d’aujourd’hui. De toute manière, quel est l’intérêt de la réalité ? Si vous voulez de la réalité, sortez dans la rue et regardez les gens manger dans des restaurants, ça suffira.

MT SIMS. Matt est d'une incroyable générosité. Il a su m'offrir son chant et ses textes en toute confiance. Je me rappelle qu'il était furieux qu’on dise que ses albums étaient de l’electroclash et je lui ai répondu: "tu crois que je pensais quoi, quand on dit que je faisais du trip-hop ?" C’est une mauvaise blague, franchement. Je n'ai jamais fait de trip-hop!

U & I. Ce nouvel album est sur la vie et le sang. C'est le moins timide que je n'ai jamais fait. Il est plus ambivalent que les autres, mais il est aussi, d'après moi, plus facile à comprendre. Peut-être que dans quelques années, je penserais le contraire. Et on s'en fout, finalement. Je ne suis pas là pour éduquer les gens à la musique, je ne suis pas une putain de professeur, je suis juste là pour les surprendre. Ecouter U&I, c'est un peu comme voir le film d'un réalisateur qui se situerait entre Wim Wenders et Igmar Bergman...
 
 
 
Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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FIodor Dream Dog

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Pourquoi s'appeler Fiodor Dream Dog?

Fiodor est un prénom (masculin) russe, qui m'avait été, le temps d'une soirée charmante, attribué par une amie, puis repris par une autre, avec une certaine évidence, et joie de leur part, comme une découverte tardive mais limpide, un genre de nouveau nombre premier.

Un autre jour, dans un train, je regardais bien entendu par la fenêtre et imaginais, l'automne bien là, le froid extérieur, une maison. Devant la grande cheminée inventée, du feu à faire, et à droite, au sol, un chien en pierre. Un chien posé là, et devant lequel on vient s'assoir et penser, un miroir sans reflet, un autel profane où palabrer en silence.

Un chien de rêve. Fiodor chien de rêve.

Votre second album parle de la relation à l'autre, de ville, de liberté... Certains artistes vous ont-il influencé en évoquant ces thèmes précis?

Il y a, dans le disque une référence à un livre. Le morceau d'ouverture, qui est un solo de piano assez court, s'appelle "Mattis+Hege". Ce sont les prénoms des deux personnages principaux d'un livre du Norvégien Tarjei Vesaas Les oiseaux, qui est une pure merveillen c'est un livre qui fait parler ceux qui se taisent.

À part ça, je n'ai jamais, je pense, été ouvertement influencée. En tous cas, pas plus par des artistes que par des personnes rencontrées dans la vraie vie, par des conversations, des moments. Des personnes avec qui je travaille (je pense particulièrement à Bertrand Belin), m'inspirent pour toujours, plus qu'elles ne m'influencent. Des couleurs peuvent avoir un rôle déterminant dans certaines compositions.

Avez-vous une une citation qui vous tient à coeur ?

Sur le pont du Nord, un bal y est donné.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

 

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Nada Surf

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MATTHEW CAWS: Pour The Stars Are Indifferent To Astronomy, nous avons réfléchi longuement en amont, puis nous avons tout mis en boîte en cinq jours de studio, à Brooklyn, à deux pas de chez Daniel. Cela faisait quatre ans que nous n’avions pas sorti un album de compositions originales, mais nous avons pris tout le monde au dépourvu en enregistrant rapidement et en nous lançant dans la fosse aux lions. Relever des challenges, c'est ce qui nous plaît ! Tout en gardant la tête froide: il ne faut pas oublier que nous avions presque 30 ans lorsque nous avons sorti le premier album de Nada Surf.

Nous avons toujours eu tendance à partir pour échapper à notre vie quotidienne. Si nous devions faire un album, nous sautions dans un avion pour Seattle ou Los Angeles et nous passions un mois en studio. Là, nous nous sommes recentrés, nous avons joué sans contraintes. Et ça a marché: ça fait tellement longtemps que nous jouons ensemble... Nous avions le refrain de "When I Was Young" en tête depuis au moins sept ans ! Il y a des chansons qui ne se laissent pas finir comme ça.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Audrey Katz

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Le principal trait de votre caractère?

Entière.

La qualité que vous préférez chez un homme?

Le second degré.

Et chez une femme?

L’esprit.

Le bonheur parfait, selon vous?

Rires, partage, spontanéité et sushis.

Où et à quel moment de votre vie avez-vous été le plus heureux?

À venir…

Votre dernier fou rire?

Je ne me souviens plus du dernier, j’attends le prochain.

Et la dernière fois que vous avez pleuré?

Le week end dernier.

Votre film culte?

The Game.

Votre occupation préférée?

Me triturer l’esprit.

Votre écrivain favori?

Eric-Emmanuel Schmitt.

Votre livre de chevet?

Comment bien dormir quand on réfléchit trop

Votre héros ou héroïne dans la vie?

Ma mère.

Et la figure historique que vous admirez?

Asterix.

Votre héros de fiction?

Dexter.

Votre musicien préféré?

Hans Zimmer.

La chanson que vous sifflez sous votre douche?

"Le petit bonhomme en mousse" (Patrick Sebastien)

Votre couleur préférée?

Le gris.

Votre boisson préférée?

Le jus d’oranges fraichement pressé.

Que possédez-vous de plus cher?

La confiance de ma mère.

Les fautes pour lesquelles vous avez le plus d'indulgence?

Les fautes par peur.

Qui détestez-vous vraiment?

Le postier qui ne se trompe jamais de boite aux lettres.

Si vous deviez changer une chose dans votre apparence physique?

Ma culotte de poney.

Quel serait votre plus grand malheur?

Devenir aveugle et sourde.

Et votre plus grande peur?

Le cancer.

Votre plus grand regret?

Ne pas avoir fait plus d’études.

Qu'avez-vous réussi de mieux dans votre vie?

Faire ce que j’avais envie de faire.

Votre devise?

Got For It.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

Un très grand merci à la Galerie 13 Jeannette Mariani et à Emmanuelle Boucher! Les oeuvres présentes sur la photo sont de Pepe Lopez (Money Boom) & Anne Brunet (sculptures).

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Howler

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Comment vas-tu ?

JORDAN GATESMITH: C’est bizarre, je ne m’entendais pas à ça, à voyager autant et à me retrouver à parler de ma musique à Paris ou à Amsterdam...

Te souviens-tu de ton premier coup de foudre?

J’avais 14 ans: ma première guitare. Non, en fait, j’étais à fond sur Paul Westerberg des Replacements. C’était ça, mon premier coup de foudre... pour un vieux!

Comment est né Howler?

J’ai écrit la première chanson il y a deux ans, et le groupe n’a commencé que bien longtemps après, le temps de trouver des gens qui étaient dans le même état d'esprit que moi. Ce n’était pas un truc entre potes, monter un groupe est le meilleur moyen de gâcher une amitié. Je voulais partager ma musique, mais qu’avec des pros. J'ai donc fait le tour des musiciens qui me plaisaient et leur demandais s'ils voulaient bien jouer avec moi. Ca ne marche pas à tous les coups, surtout quand on ne connait personne.

L'album s'appelle America Give Up... Et Bruce Springteen dans tout ça?

Ah ah, c'est une référence à Born in the USA, évidemment, mais très sarcastique... sans pour autant être contestataire. Mais les 10 dernières années n’ont été qu’arriérées: on tourne en rond, avec des guerres bizarres...

S'il fallait choisir, tu préférerais revivre les années 50 ou les années 80?

Je suis en effet très inspiré par les années 80, surtout par les punks. Mais j’aime emprunter aussi la mentalité hors du commun des années 50, et c'est ce qui donne ce mélange particulier.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

 

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The Big Pink

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Si on vous dit "musique"?

ROBBIE FURZE: Ecouter un bon disque, ça doit être comme lire un livre ou regarder un film: tu ne retiens jamais tout mais tu gardes une impression en tête.

MILO CORDELL: Trouver une vibe est l’essence nécessaire pour démarrer toute chanson. Une fois que tu l’as, tout devient facile. Future This voyage beaucoup et vient de nos expériences en tournée. De façon positive; ill ne s'agit pas de pleurer sur notre copine ou notre lapin.

Si on vous dit "amitié"?

MILO: Les gens sont surpris que nous restions proches sans nous engueuler. Nous avons tellement à faire et tellement à penser que nous n’avons pas le temps de ne plus nous supporter! En fait, nous n'aurions pas pu de meilleur partenaire pour mener à bien ce genre de projet.

ROBBIE: Et puis nous ne sommes pas encore trop connus, nos egos ne prennent pas encore le dessus.. pour l'instant!

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Mina May

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PREMIÈRE RENCONTRE. Autour d'une chanson de Brian Eno: "By This River". C'est simple, il n'y a vraiment pas grand chose et c'est magnifique. Ca pourrait presque être "trop joli", mais non, c'est juste parfait.

PREMIÈRE CHANSON. Elle s'appelait "Flesh" et était plutôt ... longue, compliquée et laborieuse.

PREMIER CONCERT. Une scène en plein air dans un cadre portuo-industriel, une jauge de 3000 personnes et 28 spectateurs sur la soirée ! Ces journées où l'on attend des heures pour balancer, mais comme il y a 15 groupes, il y a forcément du retard. Donc pas de balance au final, mais ce n'est pas bien grave étant donné qu'il n'y a personne! La loose, quoi. Mais qui n'a pas connu ce genre de plans? Les photos sont chez moi, sous clef...

PREMIER ALBUM? Mina May, c'est plutôt laconique... Mais c'est le fruit de cinq ans de jeux et au passage une bonne formation "anti-blablateur-fondateur de pseudo-label-tourneur-plein-de-contacts-les-gars-c'est-d'la-balle-on-va-tout-péter!" Pas mal de désillusions, donc, mais nous l'avons sorti en quasi DIY, avec l'aide d'un petit label grenoblois (le Jardin Collectif), suivi d'une tournée nationale totalement DIY avec pas mal de bons retours, de bons moments, de belles rencontres. Depuis, notre musique a évolué, mais nous aimons toujours ces morceaux et ce que la réalisation de ce disque représente dans notre histoire.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Love Inks

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Connaissiez-vous le groupe canadien Love, Inc. avant de choisir votre nom?

Aucun de nous n'avait entendu parler de Love Incorporated auparavant. Quelqu'un nous a dit que c'était un vieux groupe de techno, alors ça va. Si jamais nous les rencontrons, ils ne voudront pas se battre avec nous pour reprendre leur nom. Ouf!

Votre définition de la pop music?

La pop, c'est de la musique classique destinée au peuple... Cela a bien changé.

Une devise?

De l'amour avant toute chose.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Austra

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KATIE STELMANIS:

AMBIANCE. Il faut savoir créer un climat, avec des mots à la fois simples et forts, pour que chaque morceau doit être unilatéralement vécu par celui qui l'écoute. Sur scène, je me concentre d'abord sur le chant.

IMAGE. Je veille à ce que mes clips ne soient pas trop à la mode, ce que je déteste plus que tout - suivre les tendances, c'est affreux-, mais qu'ils parlent à tout le monde.

TORONTO. Etre artiste à Toronto, c’est hyper motivant: beaucoup d’autres musiciens qui y vivent sont aujourd'hui très connus, ce qui donne envie de progresser à leurs côtés.

SEXUALITÉ. Les hommes et les femmes ne sont toujours pas égaux, y compris du point de vue sexuel. La femme soit se libérer d'encore beaucoup de contraintes. Elle doit réussir à se sentir bien dans sa peau, avec spontanéité, que ce soit avec un homme ou une autre femme. Et malgré les qu’en-dira-t-on.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

 

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New Look

NewLook_Philippe_Mazzoni

 

Votre musique?

SARAH RUBA : C'est de l'électronique pop avec un peu de soul, de R&B... C’est de la futur pop, en fait. Avec une touche de punk.

Votre rencontre?

ADAM PAVAO : Nous venons tous les deux de Toronto, nous nous somme rencontrés alors que je jouais du piano dans un bar de bikers. Écouter de la musique électro dans cet endroit c’était... wouaouh. Et puis on s’est mis ensemble un an plus tard, et cela fait maintenant 6 ans.

Votre souhait d'aujourd'hui?

SARAH : Faire écouter notre premier disque à autant d’oreilles que possible, ce qui permet surtout de nous établir. Nous savons déjà que cet album ne touchera pas autant de gens que notre second album à venir...

ADAM : Nous posons les bases.

Comment gagnez-vous votre vie?

SARAH : Hé bien... je suis mannequin.

ADAM: Et moi, je suis son assistant, et je m’occupe du chien!

Une devise?

SARAH: Toujours rester fidele à soi-même.

ADAM: Même si c’est dur, fais-le... Du moment que c'est la bonne chose à faire.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

 

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Gruff Rhys

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Combien de bouteilles de shampoing possédez-vous aujourd'hui?

567, ni plus, ni moins. Pour l'instant...

Et que doit contenir la pop song idéale?

De la caféine, du pizzaz', du shoooom, du pow! Avec un peu de Fizz en plus.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Smith & Burrows

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TOM SMITH: Nous nous connaissons depuis 2005. Nous faisions la fête ensemble, puis nous avons eu des enfants au même moment.  Un disque de Noël nous trottait en tête, sans cesse… jusqu’au jour où nous nous y sommes mis. Pour de bon.

ANDY BURROWS: Nous voulions faire un album traditionnel, avec quelques petites fantaisies, comme reprendre "Wonderful Life" de Black et créer notre propre chanson de Noël. Il fallait cultiver cet esprit jusqu’au bout, faire sourire mais sans joie forcée, sans sourire plaqué. Si il y a un peu de tristesse, ce n’est pas grave, du moment où l'on garde une certaine naïveté...

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Cults

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BRIAN OBLIVION: Le principal, c'est de jouer, comme dans les films de Jim Jarmush ou de David lynch. Il y a des choses étranges qui s’y passent, mais cela divertit toujours. Je pense qu’à trop y réfléchir tu t’y perds. Pour notre son, c’est venu naturellement. Tout est allé très vite: nous n'avons pas fait de brainstorming ou testé plein de trucs avant. Nous ne sommes pas assez intelligents pour ça!

MADELINE FOLLIN : L'album, c'est 100% naturel. Nous ne voulons pas passer pour des freaks ou des barges, c’est juste une histoire humaine. Tout ce que nous souhaitons, c'est continuer à tourner, et faire de la musique. Tout en gardant le plaisir.

BRIAN : Avoir aussi du temps pour écrire... Et vivre à New York pour toujours.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Nameless

Nameless_Philippe_Mazzoni

Comment vous êtes vous rencontrés?

Au lycée, on s’est rapidement retrouvés en soirée autour d’une guitare à chanter des standards comme Eric Clapton, Supertramp, Oasis, Dire Straits... C’est devenu petit à petit une évidence, et le bal du lycée arrivant, il fallait trouver un prétexte pour draguer les filles ; on a donc décidé de monter un groupe ensemble.

Nameless, c'est un joli pied de nez. On ne peut s'empêcher de penser à ces groupes qui cherchent désespérément un nom original. Comment y avez-vous songé?

Nous avons choisi de garder le même nom depuis le début à vrai dire. En fait, on nous l'a attribué lors de ce fameux bal.. Au moment de notre passage sur scène, le programmateur ne connaissant pas notre nom nous a appelé NAMELESS, ce qu’on a trouvé marrant et qui est resté depuis. Et finalement, cela va aujourd’hui à contre-courant de ce qui ce fait, les noms à rallonge par exemple, et nous en sommes très satisfaits !

Votre maxi éponyme a bénéficié d'un joli accueil... Où en est l'album?

Nous sommes très contents et surpris par l’accueil soudain et positif des médias pour cet EP. Nous revenons à peine de studio ou l’on a enregistré de nouveaux titres pour l’album qui arrive courant 2012. En attendant, de nombreux concerts à Paris et en Province (à suivre sur notre page Facebook), une prochaine vidéo de live, un nouveau clip et d'autres apparitions publiques...

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

 

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Game & Watch

Game--Watch

GÉRALD YOUNA:

GAME & WATCH. J'ai eu plusieurs groupes, et trouver un nom s'est avéré, à chaque fois, un exercice difficile! La chanteuse Aurélia et moi-même sommes de la génération des jeux vidéos. Game & Watch, c'est l'ancêtre de la Game Boy. C'est aussi l'époque où un jeu pouvait nous durer des mois, voire des années... Sylvain collectionne les trouvailles sur eBay, comme des synthétiseurs vintage russe dont on ne comprend pas l'utilisation... Bref, il s'agissait d'évoquer ce goût que nous avons pour les gadgets, les jouets - ce goût de l'enfance.

SON. Nous sommes très pointilleux sur l'orchestration mais nous apprécions aussi la simplicité du format pop couplet-refrain. Et les morceaux tristes nous viennent plus facilement que des chansons joyeuses... Pourtant, même lorsque nous évoluons dans des thèmes plus sombres, nous nous amusons, quoiqu'il arrive!

GENÈSE. Il y a presque 10 ans, j'ai rencontré Aurélia Rivage quand elle chantait dans un groupe baptisé Hopper avec Dorothée Hannequin, qui a depuis monté son projet solo Rodéo. De mon côté, je vivais en Angleterre (je suis franco-anglais) et j'étais dans un groupe nommé Story One. Nous avons participé à des concours comme le CQFD des Inrocks, nous avons fait des concerts avec Amy Winehouse ou Snow Patrol... Nous nous sommes éclatés, mais la vie de jeune groupe indé était intenable financièrement, et nous nous sommes séparés. En arrivant à Paris il y a quelques années, j'ai proposé à Aurélia de jouer avec moi. Aurélia étant plutôt réservée et moi ne savant pas chanter, nous ne souhaitions ni l'un ni l'autre nous produire en solo: nous nous sommes bien trouvés! C'était il y a trois ans. Sylvain, lui, était un ami d'Aurélia, fait partie du microscome rock parisien avec des groupes comme Yeti Lane... Enfin, après un premier batteur, nous jouons aujourd'hui avec Marco.

PREMIER ALBUM. D'ici le printemps, notre premier album verra le jour. Nous prenons la musique au sérieux, mais nous nous embarrassons pas de contraintes: il ne faut pas perdre de vue le côté fun de la musique, ce qui est un risque lorsqu'on court en permanence après les cachets. Nous travaillons donc tous à côté du groupe, mais nous tenons beaucoup à cet exutoire créatif. De plus, notre musique est choisie pour des pubs, nous tournons en festival: nous avons un donc un côté semi-pro. C'est très épanouissant!

SEXY? Une boîte de production de Paris est tombée sur notre musique et a choisi notre titre "Clap-Clap" pour illustrer une pub pour Etam Lingerie. Sachant que notre musique a déjà servi sur une vidéo de pole dance, il y a de quoi se poser des questions sur notre potentiel sexy!

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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