My Ant

My-AntPhilippeMazzoni


Pourquoi s'appeler MyAnt ?

VINCENT JOUFFROY: Lorsque j'étudiais en Australie, j'ai fait quelques concerts ainsi que des musiques de courts métrages. N'ayant pas vraiment de nom, j'ai simplement décidé d'orthographier le mien différemment: Vinzant. Suite à la naissance du groupe, nous avons décidé de garder l'idée de petite bestiole qui s'insinue partout, comme une bonne mélodie par exemple (les Allemands ont d'ailleurs un mot pour cela, le ver d'oreille). Nous avons ensuite fini par développer un coté absurde en choisissant de prendre un ours comme logo (qui miaule lorsque qu'on clique dessus sur notre site internet)... Ajoutez à cela le fait que la sonorité soit proche du mot "my aunt" signifiant "ma tante" en français et hop, on finit définitivement par brouiller les pistes de manière stupide... Ça nous ressemble assez finalement!

Comment faire rimer pop-folk d'influence anglo-saxonne et formation de nationalité française?

Pour être honnête, je pense que c'est un acquis. Je veux dire que l'émergence de groupe français chantant anglais n'est pas une nouveauté. Nous faisons partie de cette génération qui a grandi là-dedans, avec des parents nourris entres autres aux Beatles, Police, Queen... La langue anglaise est celle de la pop, du rock, elle est un instrument à part entière qui va, selon moi, de pair avc le genre. Et puis j'aime écrire en anglais, simplement. D'ailleurs, après toutes ces années et ces milliers de groupes on assiste au phénomène inverse: l'émergence de la French pop. Un genre qui s'émancipe de toute cette production de groupe francais chantant anglais. De part leur "rareté", ils composent un contre-courant décomplexé du milieu indé, digérant les influences d'outre manche et assumant leurs origines. Comme dans les année 70 ou Berger revendiquait faire de la pop anglaise chantée en français! Le phénomère se réinversera d'ici quelques années, il y a des cycles, des modes, des logiques..

Une devise pour le groupe?

Euh... "Tous au bar!!!"... Non, nous n'avons pas vraiment de devise... Nous sommes avant tout des potes faisant de la musique ensemble, il y a donc bcp de "private joke" entre nous. Ce que l'on souhaite s'est avant tout d'évoluer en groupe, et que les choses avancent petit a petit.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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The Drums

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JONATHAN P.: J’ai un côté optimiste dépressif, et je l'assume très bien. Si tu n'écris que des chansons joyeuses au delà de 12 ans, je n’y croirais pas un seul instant.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Perfume Genius

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MIKE HADREAS: C’est une chance que je ne sois pas encore mort.

Je ne me suis pas sûr de moi au quotidien, et cet album m'effrayait au plus haut point. Or, je voulais le faire selon mon instinct. Après des chansons et des chansons, je n'en pouvais plus de m'entendre... mais au final je le trouve plutôt pas mal!

Quant au titre, Put Your Back N 2 It, il me faisait sourire. Et ce que les gens pensent, que ce n'est pas assez viril, par exemple, je m'en fiche. Car l'important est de ne pas manquer de bravoure.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

 

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Adele

Adele

 

Pour 19, j’avais des chansons bien plus longues que mon âge le demandait. Pour 21, j’avais absolument besoin de me sentir à nouveau vivante. Je sortais d’une terrible rupture que je pensais ne pas pouvoir surmonter sans de nouvelles chansons. Aujourd'hui, je connais mes limites, et je ne suis plus stressée, ni terrifiée par quoi que ce soit. J’ai beaucoup appris durant ces trois dernières années. Chanter, c'est ce que je fais de mieux, et j'en suis désormais certaine.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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First Aid Kit

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KLARA SÖDERBERG : Nous avons grandi avec notre musique. Je chante depuis mes quatre ans, le folk s'est imposé, à ma soeur et moi, tout naturellement. J'avais seulement 14 ans quand nous avons enregistré notre premier album, et maintenant je me sens un peu plus adulte, même si le chemin est encore long.

JOHANNA SÖDERBERG : C'est intéressant aussi de voir que nos fans eux aussi mûrissent à nos côtés. Nous vivons un rêve éveillé. Il faut qu'il continue. Notre plus grande peur, c'est de nous réveiller et de devoir céder à la pression des autres. Nous prions pour que cela n'arrive jamais.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

 

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Hooray for Earth

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NOEL HEROUX: On s’est rencontré à 13 ans, on a joué dans des tas de groupes de merde. Hooray for Earth a vraiment commencé en 2006. J’enregistrais toujours des trucs chez moi, en mode DIY. On faisait des trucs sans que rien ne sorte vraiment... Boston ne m’a jamais réussi. Jusqu'à 2007 où j’ai rejoint ma copine à New York. Cela m’a mis dans le droit chemin. C’est cette ville qui a permis de vraiment commencer le projet.

Le simple fait que ce soit la première fois que je sois ici, à Paris, que je puisse envoyer des photos de la Tour Eiffel à ma mère et que tu me poses des questions sur mon travail, c’est énorme. Tout ce qui m’arrive, je le prends comme un cadeau.

Quand on a écouté l'album pour la première fois, on était dans notre van, on s’est marré en se disant: "p..., on a fait un disque les gars!" Et dans le van, le son est pourri. C’était terrible et génial à  la fois. Je ne conduisais pas cette fois là. Heureusement. La musique...m’enivre tellement! C’est incontrôlable. L’amour, le vrai, c'est la perte de contrôle. Ce n’est peut-être pas l’album parfait, mais c’est vraiment un album où j’ai perdu le contrôle... comme en amour.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


 

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Air

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AIR 1998- 2012

NICOLAS GODIN: À l’époque de Méliès, des groupes intervenaient à la fin des séances de cinéma… Ils étaient là uniquement pour jouer des airs à la mode de l’époque... Et nous, aujourd’hui, nous ne sommes peut-être pas à la mode, mais nous sommes AIR !

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

 

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Anna Ternheim

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CHANSONS. J’écris depuis l’âge de 10 ans, lorsque j’ai eu ma première guitare. Je me souviens de m’être mise à écrire le soir-même. Pour moi c’était comme un journal intime, qui, très étrangement, est devenu un travail. Je ne sais combien de temps cela durera, même si je souhaite que cela dure jusqu'à mes 80 ans. Au moins!

LE SUCCES. J'ai de la chance car je travaille beaucoup, je ne suis plus chez moi, j’aime les concerts, les tournées. Mais il faut vivre autrement, sinon on n'a plus d'inspiration. Il faut trouver un moyen de se sortir la tête de la célébrité.

STOCKHOLM. Je l'aime, surtout en été, quand c'est tellement frais... mais je n’ai pas le sentiment d’en être partie. Je suis toujours liée par ma famille et j’y retourne souvent. Mais je me sens moins seule à New York, d'autant que ma vie est un peu sans dessus dessous actuellement. New York me stabilise car il s’y passe toujours quelque chose, j’aime aussi la lumière les odeurs, la nourriture, tous est multiculturel. Stockholm, c’est ma maison, mes racines. Mais finalement, je n’ai jamais été aussi suédoise qu’en dehors de la Suède!

NASHVILLE. C’était inspirant, de travailler avec des musiciens plus âgés, plus expérimentés. Leur approche de la musique est si ouverte... Je n’ai jamais eu peur, je n'ai jamais été jugée par Nashville. Cette ville reste étrange, chargée d’histoire. Jack White, les Black Keys... ils ont leur studio dans la même rue, et il y a de quoi y vivre toute une une vie, il y a des universités et des magasin. Ce n’est pas vieux, ce n’est pas la campagne non plus. C'est une ville dont les artistes sont les stars.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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NZCA/Lines

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Comment être moderne en 2012?

C'est très simple: en n'étant surtout pas rétro! 2012 permet à n'importe quel genre musical d'être intégré dans un seul et même son. Les tags de Soundcloud peuvent davantage se multiplier que les rayons du Virgin Megastore! Mais une musique ne doit pas devenir le pastiche d'un son plus ancien : utiliser les années 80, ce n'est pas forcément sonner comme du Duran Duran. Ecoutez La Roux, et vous vous rendez compte du résultat... Dernièrement, j'ai écouté un super groupe, Owuso & Hannibal, qui traite avec fraîcheur ses influences seventies et eighties.

La pire chose que vous ayez faite en musique?

Enregistrer une reprise de 'Love Will Tear Us Apart' dans un style funk à la James Brown.

Et la meilleure?

Sortir cet album.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Sallie Ford

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Votre première passion musicale?

Les Beatles!

La première chanson que vous ayez chanté?

Sans doute "Mary had a little lamb"! Et ma première reprise, ce fut "Where is my mind" des Pixies!

Votre premier concert?

Dès mon enfance, je me suis beaucoup produite sur scène en tant que violoniste. Mais mon premier concert en tant que Sallie Ford, c'était dans mon sous-sol, à Portland...

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Leila

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L'ELECTRO. Dans les années 80, seul le rock’n’roll avait les moyens financiers de suivre les technologies de production. Def Lepard, par exemple, quand on l’entend chanter, c’est basé sur des effets électroniques… Alors que nous, artistes de la musique dite et catégorisée électro, nous sommes honnêtes car nous ne prétendons pas que notre musique est naturelle. C’est toute la question de l’illusion. Rien n’est vrai dans un album de rock d’aujourd’hui. De toute manière, quel est l’intérêt de la réalité ? Si vous voulez de la réalité, sortez dans la rue et regardez les gens manger dans des restaurants, ça suffira.

MT SIMS. Matt est d'une incroyable générosité. Il a su m'offrir son chant et ses textes en toute confiance. Je me rappelle qu'il était furieux qu’on dise que ses albums étaient de l’electroclash et je lui ai répondu: "tu crois que je pensais quoi, quand on dit que je faisais du trip-hop ?" C’est une mauvaise blague, franchement. Je n'ai jamais fait de trip-hop!

U & I. Ce nouvel album est sur la vie et le sang. C'est le moins timide que je n'ai jamais fait. Il est plus ambivalent que les autres, mais il est aussi, d'après moi, plus facile à comprendre. Peut-être que dans quelques années, je penserais le contraire. Et on s'en fout, finalement. Je ne suis pas là pour éduquer les gens à la musique, je ne suis pas une putain de professeur, je suis juste là pour les surprendre. Ecouter U&I, c'est un peu comme voir le film d'un réalisateur qui se situerait entre Wim Wenders et Igmar Bergman...
 
 
 
Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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FIodor Dream Dog

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Pourquoi s'appeler Fiodor Dream Dog?

Fiodor est un prénom (masculin) russe, qui m'avait été, le temps d'une soirée charmante, attribué par une amie, puis repris par une autre, avec une certaine évidence, et joie de leur part, comme une découverte tardive mais limpide, un genre de nouveau nombre premier.

Un autre jour, dans un train, je regardais bien entendu par la fenêtre et imaginais, l'automne bien là, le froid extérieur, une maison. Devant la grande cheminée inventée, du feu à faire, et à droite, au sol, un chien en pierre. Un chien posé là, et devant lequel on vient s'assoir et penser, un miroir sans reflet, un autel profane où palabrer en silence.

Un chien de rêve. Fiodor chien de rêve.

Votre second album parle de la relation à l'autre, de ville, de liberté... Certains artistes vous ont-il influencé en évoquant ces thèmes précis?

Il y a, dans le disque une référence à un livre. Le morceau d'ouverture, qui est un solo de piano assez court, s'appelle "Mattis+Hege". Ce sont les prénoms des deux personnages principaux d'un livre du Norvégien Tarjei Vesaas Les oiseaux, qui est une pure merveillen c'est un livre qui fait parler ceux qui se taisent.

À part ça, je n'ai jamais, je pense, été ouvertement influencée. En tous cas, pas plus par des artistes que par des personnes rencontrées dans la vraie vie, par des conversations, des moments. Des personnes avec qui je travaille (je pense particulièrement à Bertrand Belin), m'inspirent pour toujours, plus qu'elles ne m'influencent. Des couleurs peuvent avoir un rôle déterminant dans certaines compositions.

Avez-vous une une citation qui vous tient à coeur ?

Sur le pont du Nord, un bal y est donné.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

 

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Nada Surf

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MATTHEW CAWS: Pour The Stars Are Indifferent To Astronomy, nous avons réfléchi longuement en amont, puis nous avons tout mis en boîte en cinq jours de studio, à Brooklyn, à deux pas de chez Daniel. Cela faisait quatre ans que nous n’avions pas sorti un album de compositions originales, mais nous avons pris tout le monde au dépourvu en enregistrant rapidement et en nous lançant dans la fosse aux lions. Relever des challenges, c'est ce qui nous plaît ! Tout en gardant la tête froide: il ne faut pas oublier que nous avions presque 30 ans lorsque nous avons sorti le premier album de Nada Surf.

Nous avons toujours eu tendance à partir pour échapper à notre vie quotidienne. Si nous devions faire un album, nous sautions dans un avion pour Seattle ou Los Angeles et nous passions un mois en studio. Là, nous nous sommes recentrés, nous avons joué sans contraintes. Et ça a marché: ça fait tellement longtemps que nous jouons ensemble... Nous avions le refrain de "When I Was Young" en tête depuis au moins sept ans ! Il y a des chansons qui ne se laissent pas finir comme ça.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Audrey Katz

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Le principal trait de votre caractère?

Entière.

La qualité que vous préférez chez un homme?

Le second degré.

Et chez une femme?

L’esprit.

Le bonheur parfait, selon vous?

Rires, partage, spontanéité et sushis.

Où et à quel moment de votre vie avez-vous été le plus heureux?

À venir…

Votre dernier fou rire?

Je ne me souviens plus du dernier, j’attends le prochain.

Et la dernière fois que vous avez pleuré?

Le week end dernier.

Votre film culte?

The Game.

Votre occupation préférée?

Me triturer l’esprit.

Votre écrivain favori?

Eric-Emmanuel Schmitt.

Votre livre de chevet?

Comment bien dormir quand on réfléchit trop

Votre héros ou héroïne dans la vie?

Ma mère.

Et la figure historique que vous admirez?

Asterix.

Votre héros de fiction?

Dexter.

Votre musicien préféré?

Hans Zimmer.

La chanson que vous sifflez sous votre douche?

"Le petit bonhomme en mousse" (Patrick Sebastien)

Votre couleur préférée?

Le gris.

Votre boisson préférée?

Le jus d’oranges fraichement pressé.

Que possédez-vous de plus cher?

La confiance de ma mère.

Les fautes pour lesquelles vous avez le plus d'indulgence?

Les fautes par peur.

Qui détestez-vous vraiment?

Le postier qui ne se trompe jamais de boite aux lettres.

Si vous deviez changer une chose dans votre apparence physique?

Ma culotte de poney.

Quel serait votre plus grand malheur?

Devenir aveugle et sourde.

Et votre plus grande peur?

Le cancer.

Votre plus grand regret?

Ne pas avoir fait plus d’études.

Qu'avez-vous réussi de mieux dans votre vie?

Faire ce que j’avais envie de faire.

Votre devise?

Got For It.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

Un très grand merci à la Galerie 13 Jeannette Mariani et à Emmanuelle Boucher! Les oeuvres présentes sur la photo sont de Pepe Lopez (Money Boom) & Anne Brunet (sculptures).

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Howler

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Comment vas-tu ?

JORDAN GATESMITH: C’est bizarre, je ne m’entendais pas à ça, à voyager autant et à me retrouver à parler de ma musique à Paris ou à Amsterdam...

Te souviens-tu de ton premier coup de foudre?

J’avais 14 ans: ma première guitare. Non, en fait, j’étais à fond sur Paul Westerberg des Replacements. C’était ça, mon premier coup de foudre... pour un vieux!

Comment est né Howler?

J’ai écrit la première chanson il y a deux ans, et le groupe n’a commencé que bien longtemps après, le temps de trouver des gens qui étaient dans le même état d'esprit que moi. Ce n’était pas un truc entre potes, monter un groupe est le meilleur moyen de gâcher une amitié. Je voulais partager ma musique, mais qu’avec des pros. J'ai donc fait le tour des musiciens qui me plaisaient et leur demandais s'ils voulaient bien jouer avec moi. Ca ne marche pas à tous les coups, surtout quand on ne connait personne.

L'album s'appelle America Give Up... Et Bruce Springteen dans tout ça?

Ah ah, c'est une référence à Born in the USA, évidemment, mais très sarcastique... sans pour autant être contestataire. Mais les 10 dernières années n’ont été qu’arriérées: on tourne en rond, avec des guerres bizarres...

S'il fallait choisir, tu préférerais revivre les années 50 ou les années 80?

Je suis en effet très inspiré par les années 80, surtout par les punks. Mais j’aime emprunter aussi la mentalité hors du commun des années 50, et c'est ce qui donne ce mélange particulier.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

 

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