Sharon Van Etten 1

sharonVEttenPhilippe-Mazzoni

 

Trois mots pour décrire Tramp?

Assuré, éclectique, audacieux.

Votre meilleur souvenir musical?

Aller voir les Kinks en concert avec mon père quand j'avais 10 ans. Il était si excité! Ses yeux brillaient comme celui d'un gamin. C'est mon premier souvenir de ce que la musique peut faire ressentir aux gens...

Votre pire souvenir musical?

Avoir acheté un disque de Barenaked Ladies. Bouark. 

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TexteSophie Rosemont PhotoPhilippe Mazzoni

 

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Rover

RoverPhilippe-Mazzoni

 

ENFANCE. Je suis né en 79. J’ai toujours écouté de la musique à la maison, mes parents étaient des grands fans de Gainsbourg, de Dylan, des grands classiques de la pop. Mes deux grands frères écoutaient aussi beaucoup de musique. Ma première guitare, c’était à l’âge de 7 ans, à New-York, offerte par le père Noël. J’ai suivi mes parents de mes 5 à mes 12 ans aux Etats-Unis. Je n’ai jamais pris de cours.

ADOLESCENCE. Je suis revenu en France en 1995, pendant dix ans… J’ai pas accroché au grunge, ni à la vague Bob Marley, ni à la folie électro et techno. Je me suis concentré sur seulement quelques disques, ce qui m’a peut-être préservé des modes. C’est seulement une fois le deuil fait de Kurt Cobain que j’ai rééllement découvert Nirvana, qui est un groupe immense. Mais je déteste qu’on me dise quoi écouter ou quoi lire. Je préfère lire un mauvais livre qu’un bon qu’on m’a conseillé. Je me suis construit mon petit monde musical à moi, qui m’a permis de traverser les années glauques que sont les 90’s. Le premier Coldplay et les Strokes nous ont fait beaucoup de bien !

30 ANS. Je me suis fait expulser du Liban, pour une histoire de visa que j’avais oublié de faire renouveler...  j’y suis interdit à vie. J’ai du partir en 4 jours, changer de vie radicalement. Je me suis retrouvé dans mon pays, que j’adore, la France, mais sans projet, sans préparation… Je suis allé à Berlin, que j’ai trouvée fantastique. Et ensuite, j’ai écrit mes chansons.

ECRITURE. J’ai écrit ces chansons dans le but de ne jamais les faire écouter. C’était thérapeutique. Je me suis enfermé pendant trois mois, seul, dans une maison familiale en Bretagne. Je jouais dans un groupe de punk au Liban, on répondait à des modes, etc. Mais là, je ne voulais pas avoir l’air cool, je ne voulais pas sonner 96 ou 2006. J’avais juste envie de dire ce que j’avais à dire. Je me promenais à la plage, je rentrais manger des crustacés et j’écrivais la nuit. Cet hiver breton fut un grand moment.

ENREGISTREMENT. Mon défi, c’était de le faire tout seul. D’interpréter tous les instruments, et sur bandes, à l’ancienne, pour éviter d’avoir mille choix et de mettre cette pression dans le micro.Graver quelque chose pour de bon, dans le temps, se sentir dans son corps. La tension était permantente, palpable. 18 titres enregistrés en 18 jours! Nous n’étions que trois dans le studio, avec chacun un rôle crucial. Samy Osta, le réalisateur de l'album, a su me gérer physiquement et psychologiquement. C'était une expérience fantastique d'être coupé du monde.

ROVER. Mon père, amateur de tout ce qui est britannique, a toujours eu des Rover. Ca me rappelle les voyages dans cette voiture, à écouter de la musique. Moi aussi j’aime beaucoup les vieilles voitures anglaises. Et « to rove », c’est l’errance, le vagabondage. Qui me va très bien à moi qui ait beaucoup voyagé... Même si je ne rêve que d’être casanier, de rester chez moi…

L'AVENIR. C’est à nous d’être très exigeants, de ne pas tomber dans la sataisfaction facile sous prétexte qu’on a un peu de talent. Savoir juger sa propre musique, est-ce encore possible après des années de carrière? Je ne sais pas, mais je pense qu'il faut se protgéer des flatteries, ne pas être trop sérieux. Je respecte énormément la musique... mais ce n’est que de la musique.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

 

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Liz Green

Liz-GreenPhilippe-Mazzoni

 

Ô Devotion... c'est-à-dire?

Il est bon, ce titre, n'est-ce pas? Je déteste dire ça, ça fait si cliché, mais il m’est apparu dans mes rêves. Parfais je rêve en chansons et quand je me réveille, j'ai une nano seconde pour l'écrire avant qu'elle ne s'envole. Ô Devotion, ça a un côté épopée grec épique. Tragico-comique...

Manchester ou Londres?

J’aime avoir un rythme lent, c’est pourquoi je vis à Manchester. Je passe beaucoup de temps seul, je lis, je regarde des films. Je fais des cartes de vœux moi-même, je fais des livres moi-même. Manchester, c’est une ville plus heureuse que Londres, très amicale. Tout ceux qui jouent de la musique se connaissent. Il n'y a pas de compétition. C'est exactement ce qu'il me faut.

Pourquoi la musique?

J'étais professeur pour enfants en difficulté. Ce métier, je l'adorais, et il me manque beaucoup. Mais je me console en partageant avec mon public, pendant mes concerts, mes rêves, mes passions, mes angoisses... C'est de l'émulation dans les deux sens!

“I want to be a French singer"... C’est vrai ?

Absolument, j’aime Edith Piaf, Jacques Brel, Arletty, j’aime Les Enfants du paradis, c’est mon film préféré. Les chanteurs français sont des incarnations parfaites de l’amour.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Lambchop

LampshopPhilippeMazzoni

 

KURT WAGNER: J’ai recommencé la peinture après 2008, en Ohio. Dans un atelier. Je n’étais pas prêt à revenir à la musique. Et puis l’idée est venue de marier les deux en peignant une chanson. Tout se connecte dans le temps l’espace, dans l’instant. Toutes les chansons de Mr. M sont des portraits. Ce qui change, c’est la personne, le visage. Memphis, Le Tennessee...

J'ai commencé ma carrière en 1986... Je suis si heureux d’avoir pu réussir à faire de la musique aussi longtemps, car rien n’est acquis. Il y avait même de la place pour cet album. Mon onzième, tout de même!

Aujourd’hui tout le monde peut faire de tout grâce à la technologie. Il y a plus de groupes indés que jamais. Tant de disques, tant de concerts... C’est fantastique, mais dans la vie formelle d'un artiste, c’est très dur, et l’économie est complètement folle. J’ai la foi, et j’ai toujours voulu faire que de la musique que je sois capable de la ressentir. Or, je suis mis au défi par le contexte compétitif. C'est très douloureux... mais je garde mon optimisme, en évitant de devenir complètement apathique ou de me réfugier dans un coin, tout au fond.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

 

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Uffie

Uffie-Philippe_Mazzoni

D’où vient ce nom de scène, Uffie ?

C’est mon père qui m’a donné ce surnom lorsque j’étais enfant. Surtout quand je faisais des bêtises. Il me paraissait évident de la garder en nom de scène !

La question qui vous énerve le plus ?

Quand on me compare à Kesha... c’est exaspérant.

Pourquoi vivre à Paris ?

C’est une vie paisible, on peut marcher partout, boire du vin toute la journée… Même si je maîtrise seulement un peu de conversation basique, comme « Bonjour, un verre de vin rouge, s’il vous plaît » !

La première chose que vous faites au lever ?

Je change mon bébé !

La naissance d’Henrietta a-t-elle vraiment changé quelque chose ?

Je pensais que j’allais beaucoup changer avec la naissance de ma fille. Et en fait, pas du tout. Je suis la même, sauf que je dois m’occuper de quelqu’un d’autre que moi, et que j’ai une responsabilité que je n’avais jamais eu auparavant. Par exemple, j’aimerais bien l’emmener partout, mais je suis lucide… Un bébé a besoin de structure et non pas de décalage horaire et d’interminables heures d’avion ! Quand elle sera plus grande, elle s’amusera beaucoup plus.

Dernière chose avant d’aller au lit ?

Je me brosse les dents, où que je sois.

Avoir un enfant si jeune dans le milieu où vous évoluez, cela relève du choc culturel…

C’est très difficile. C’est vraiment bizarre d’avoir des horaires de moine alors qu’on est entourée d’artistes qui vivent la nuit et qui sont complètement décalés. Même pour manger, c’est toute une affaire.

Sex Dreams & Denim Jeansc’est votre deuxième bébé ?

Oui, c’est exactement le terme ! Cela a été un immense plaisir, mais aussi une souffrance. Du coup, je suis un peu nerveuse, et très impatiente de connaître l’avis des gens. J’ai passé tellement de temps dessus depuis la sortie de « Pop The Glock », quand j’avais 17 ans… Pour moi, il représente la fin de mon adolescence.

Quel est le pays où vous vous sentez le mieux ?

L’Allemagne. J’y vais plusieurs fois par mois. Les gens ont un vrai sens de la fête, ils sont très ouverts. Je n’irais jamais vivre à Berlin car il fait trop froid l’hiver, mais c’est vraiment une ville que j’adore, et je crois qu’elle me le rend bien.

La reprise de « Hong-Kong Garden » de Siouxie and The Banshees, c’est parce que vous avez vécu à Hong-Kong étant enfant ?

Pas du tout ! Enfin, peut-être que c’est de l’ordre de l’inconscient… Siouxie est une artiste que j’adore, et j’aime beaucoup le punk, même si cela peut paraître étonnant. D’ailleurs, je songe sérieusement à monter un groupe de punk rock, cela m’amuserait beaucoup.

Les voyages forment la jeunesse… plus que le clubbing ?

C’est sûr que cela a influencé sur ma jeunesse, mais je n’ai jamais eu le temps de m’imprégner vraiment d’une ville ou d’une autre car nous n’y restions jamais très longtemps. J’avais quinze ans quand je suis arrivée à Paris. J’étais au lycée international de Passy. Trois ans plus tard, je quittais l’école pour commencer vraiment à faire de la musique. En fait, je crois que mes parents ne réalisaient pas vraiment tout ce que je faisais !

Vos idoles en musique ?

Mirwais ! J’ai eu une chance incroyable de tomber sur lui en soirée, qu’on s’entende bien et qu’il accepte de travailler sur mon album. Je suis aussi une fan absolue des Franz Ferdinand, je les écoute toute la journée sans m’en lasser une seule seconde, et ils ont une énergie terriblement contagieuse en live.

Comment entretenez-vous votre voix, si claire ?

Le thé, le miel… et le whisky.

Votre pire cauchemar ?

Etre huée alors que je suis sur scène. C’est la grande peur de ma vie, et de celle de tous les artistes, je suppose.

Votre plus beau rêve ?

Acheter une maison. Cela peut paraître étrange, mais j’aimerais tellement avoir un endroit à moi, dans lequel je peux m’enfermer autant que j’en ai envie…

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Jonathan Wilson

Jonathan-WilsonPhilipppeMazzoni

Pour Gentle Spirit, j’étais capable de faire une véritable exploration. De prendre le temps de trouver des sons. De les retrouver encore. Puis de les asembler. Ne pas tout faire dans l’urgence, c’était une chance. Tout comme vivre proche de la nature. J'ai écrit cet album en traversant la Californie, celle des Doors et des Beach Boys. Celle du désert, des canyons, des océans, des drames ancestraux. Celle qui m'a permis d'être celui que je suis aujourd'hui: un homme, malgré tout, heureux. Et, aussi isolé qu'il soit, moins seul qu'il ne le pensait.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

 

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N.E.R.D

nerd

 

SHAY: Un jour, tu te lèves, tu as une idée. Et tu n'as plus quà surfer dessus!

PHARRELL: Et ensuite, il faut développer les vibrations, en nourrir notre musique. Je veux que les filles se déshabillent en nous écoutant...

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

 

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My Ant

My-AntPhilippeMazzoni


Pourquoi s'appeler MyAnt ?

VINCENT JOUFFROY: Lorsque j'étudiais en Australie, j'ai fait quelques concerts ainsi que des musiques de courts métrages. N'ayant pas vraiment de nom, j'ai simplement décidé d'orthographier le mien différemment: Vinzant. Suite à la naissance du groupe, nous avons décidé de garder l'idée de petite bestiole qui s'insinue partout, comme une bonne mélodie par exemple (les Allemands ont d'ailleurs un mot pour cela, le ver d'oreille). Nous avons ensuite fini par développer un coté absurde en choisissant de prendre un ours comme logo (qui miaule lorsque qu'on clique dessus sur notre site internet)... Ajoutez à cela le fait que la sonorité soit proche du mot "my aunt" signifiant "ma tante" en français et hop, on finit définitivement par brouiller les pistes de manière stupide... Ça nous ressemble assez finalement!

Comment faire rimer pop-folk d'influence anglo-saxonne et formation de nationalité française?

Pour être honnête, je pense que c'est un acquis. Je veux dire que l'émergence de groupe français chantant anglais n'est pas une nouveauté. Nous faisons partie de cette génération qui a grandi là-dedans, avec des parents nourris entres autres aux Beatles, Police, Queen... La langue anglaise est celle de la pop, du rock, elle est un instrument à part entière qui va, selon moi, de pair avc le genre. Et puis j'aime écrire en anglais, simplement. D'ailleurs, après toutes ces années et ces milliers de groupes on assiste au phénomène inverse: l'émergence de la French pop. Un genre qui s'émancipe de toute cette production de groupe francais chantant anglais. De part leur "rareté", ils composent un contre-courant décomplexé du milieu indé, digérant les influences d'outre manche et assumant leurs origines. Comme dans les année 70 ou Berger revendiquait faire de la pop anglaise chantée en français! Le phénomère se réinversera d'ici quelques années, il y a des cycles, des modes, des logiques..

Une devise pour le groupe?

Euh... "Tous au bar!!!"... Non, nous n'avons pas vraiment de devise... Nous sommes avant tout des potes faisant de la musique ensemble, il y a donc bcp de "private joke" entre nous. Ce que l'on souhaite s'est avant tout d'évoluer en groupe, et que les choses avancent petit a petit.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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The Drums

thedrums

 

JONATHAN P.: J’ai un côté optimiste dépressif, et je l'assume très bien. Si tu n'écris que des chansons joyeuses au delà de 12 ans, je n’y croirais pas un seul instant.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Perfume Genius

Perfume-GenuisPhilippe_Mazzoni

MIKE HADREAS: C’est une chance que je ne sois pas encore mort.

Je ne me suis pas sûr de moi au quotidien, et cet album m'effrayait au plus haut point. Or, je voulais le faire selon mon instinct. Après des chansons et des chansons, je n'en pouvais plus de m'entendre... mais au final je le trouve plutôt pas mal!

Quant au titre, Put Your Back N 2 It, il me faisait sourire. Et ce que les gens pensent, que ce n'est pas assez viril, par exemple, je m'en fiche. Car l'important est de ne pas manquer de bravoure.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

 

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Adele

Adele

 

Pour 19, j’avais des chansons bien plus longues que mon âge le demandait. Pour 21, j’avais absolument besoin de me sentir à nouveau vivante. Je sortais d’une terrible rupture que je pensais ne pas pouvoir surmonter sans de nouvelles chansons. Aujourd'hui, je connais mes limites, et je ne suis plus stressée, ni terrifiée par quoi que ce soit. J’ai beaucoup appris durant ces trois dernières années. Chanter, c'est ce que je fais de mieux, et j'en suis désormais certaine.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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First Aid Kit

First-aid-Kit3_Philippe_Mazzoni

KLARA SÖDERBERG : Nous avons grandi avec notre musique. Je chante depuis mes quatre ans, le folk s'est imposé, à ma soeur et moi, tout naturellement. J'avais seulement 14 ans quand nous avons enregistré notre premier album, et maintenant je me sens un peu plus adulte, même si le chemin est encore long.

JOHANNA SÖDERBERG : C'est intéressant aussi de voir que nos fans eux aussi mûrissent à nos côtés. Nous vivons un rêve éveillé. Il faut qu'il continue. Notre plus grande peur, c'est de nous réveiller et de devoir céder à la pression des autres. Nous prions pour que cela n'arrive jamais.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

 

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Hooray for Earth

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NOEL HEROUX: On s’est rencontré à 13 ans, on a joué dans des tas de groupes de merde. Hooray for Earth a vraiment commencé en 2006. J’enregistrais toujours des trucs chez moi, en mode DIY. On faisait des trucs sans que rien ne sorte vraiment... Boston ne m’a jamais réussi. Jusqu'à 2007 où j’ai rejoint ma copine à New York. Cela m’a mis dans le droit chemin. C’est cette ville qui a permis de vraiment commencer le projet.

Le simple fait que ce soit la première fois que je sois ici, à Paris, que je puisse envoyer des photos de la Tour Eiffel à ma mère et que tu me poses des questions sur mon travail, c’est énorme. Tout ce qui m’arrive, je le prends comme un cadeau.

Quand on a écouté l'album pour la première fois, on était dans notre van, on s’est marré en se disant: "p..., on a fait un disque les gars!" Et dans le van, le son est pourri. C’était terrible et génial à  la fois. Je ne conduisais pas cette fois là. Heureusement. La musique...m’enivre tellement! C’est incontrôlable. L’amour, le vrai, c'est la perte de contrôle. Ce n’est peut-être pas l’album parfait, mais c’est vraiment un album où j’ai perdu le contrôle... comme en amour.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


 

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Air

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AIR 1998- 2012

NICOLAS GODIN: À l’époque de Méliès, des groupes intervenaient à la fin des séances de cinéma… Ils étaient là uniquement pour jouer des airs à la mode de l’époque... Et nous, aujourd’hui, nous ne sommes peut-être pas à la mode, mais nous sommes AIR !

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

 

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Anna Ternheim

Philippe_Mazzoni-Anna-Ternheim

 

CHANSONS. J’écris depuis l’âge de 10 ans, lorsque j’ai eu ma première guitare. Je me souviens de m’être mise à écrire le soir-même. Pour moi c’était comme un journal intime, qui, très étrangement, est devenu un travail. Je ne sais combien de temps cela durera, même si je souhaite que cela dure jusqu'à mes 80 ans. Au moins!

LE SUCCES. J'ai de la chance car je travaille beaucoup, je ne suis plus chez moi, j’aime les concerts, les tournées. Mais il faut vivre autrement, sinon on n'a plus d'inspiration. Il faut trouver un moyen de se sortir la tête de la célébrité.

STOCKHOLM. Je l'aime, surtout en été, quand c'est tellement frais... mais je n’ai pas le sentiment d’en être partie. Je suis toujours liée par ma famille et j’y retourne souvent. Mais je me sens moins seule à New York, d'autant que ma vie est un peu sans dessus dessous actuellement. New York me stabilise car il s’y passe toujours quelque chose, j’aime aussi la lumière les odeurs, la nourriture, tous est multiculturel. Stockholm, c’est ma maison, mes racines. Mais finalement, je n’ai jamais été aussi suédoise qu’en dehors de la Suède!

NASHVILLE. C’était inspirant, de travailler avec des musiciens plus âgés, plus expérimentés. Leur approche de la musique est si ouverte... Je n’ai jamais eu peur, je n'ai jamais été jugée par Nashville. Cette ville reste étrange, chargée d’histoire. Jack White, les Black Keys... ils ont leur studio dans la même rue, et il y a de quoi y vivre toute une une vie, il y a des universités et des magasin. Ce n’est pas vieux, ce n’est pas la campagne non plus. C'est une ville dont les artistes sont les stars.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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