Les Inrocks 2012

Les Inrocks 2012

 

Cette année, le festival des Inrocks fait encore très très fort. De Hot Chip à Benjamin Biolay en passant par Andrew Bird, Lescop, Alt J, Spiritualized, Pulp, Poliça, Alabama Shakes, The Vaccines, Michael Kiwanuka ou encore Lambchop, la capitale puis d'autres villes de France vont vibrre au son des plus jolies guitares - dans la langue de Shakespeare ou de Molière. Toutes les infos ici. À très vite pour notre compte-rendu!

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

 

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Pitchfork #2 Live Report

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Du jeudi 1er novembre au samedi 3 novembre, la Grande Halle de la Villette fut en ébullition - malgré des températures frisquettes assez tenaces. Bandes Sonores vous livre quelques moments choisis de la seconde édition de cette manifestation déjà très courue de par le monde - au Pitchfork festival, on parle français et anglais... Comme les artistes de cette jolie programmation, dont le gros défaut a été des créneaux horaires parfois fantaisistes, et des choix peu compréhensibles. Fuck Buttons à 23h, avant Animal Collective, pourquoi? Mention spéciale pour ces derniers. Souvent décrié par nos confères, le show d'Animal Co nous a pourtant absorbé grâce à son psychédélisme d'une autre dimension. Cette année, le prix de l'élégance va tout droit aux impeccables Walkmen. Pour le reste, il suffit de lire les légendes de chaque photo en cliquant sur read more... 

 

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Cody Chesnutt

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Avec le temps, on apprend à être plus responsable, plus souple, et, paradoxalement, plus carré. Les valeurs, tant musicales (qu'elles viennent de la soul, du funk, du classique, du rock ou de la pop) que familiales sont devenues sacrées à mes yeux. Cela a pris du temps. Beaucoup de temps, où j'ai traversé des sales périodes...

Ma femme, mes enfants, ma maison, tout ceci est ma raison de vivre, et même la plus folle des célébrités ne pourrait m'éloigner d'eux. Idem pour mes chansons: rien ne m'écartera de les vouloir les plus authentiques et sincère possibles... Quitte à attendre dix ans entre chaque disque!

Le jour où j'ai chanté dans le micro où avait jadis chanté Al Green, dans les Royal Studios de Memphis, je me suis dit que j'avais atteint quelque chose. Que toutes les âmes géniales qui étaient passées par là veillaient sur moi. Qu'il fallait que j'arrête de m'en faire, une fois pour toutes!

C'est pour cela que je ne désire rien d'autre pour Landing On A Hundred que d'être pris tel qu'il est: un album de soul - mais pas néo-vintage comme il y en a tant aujourd'hui. De la musique faite avec ses tripes, ça ne peut pas s'imiter.

 

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Pitchfork Festival #2

Pitchfork Fest 2

 

Pour sa seconde édition, le festival Pitchfork fait très fort. Toujours plus varié, et toujours plus surprenant, avec des références indies comme on aime. La preuve, Bandes Sonores en a déjà rencontré: Breton, Liars, M83, Twin Shadow, Chairlift et Sébastien Tellier. Il y aura aussi Animal Collective, Grizzly Bear, Simian Mobile Disco ou encore The Walkmen. En attendant notre compte-rendu, voici la programmation précise ici

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

 

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Liesa Van Der Aa

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Le son du violon, c'est expérimental. J'en joue depuis mes cinq ans. Mon père est acteur et rêvait d'être musicien professionnel; il m'a incitée à apprendre la musique. Il était strict, ce n'était pas toujours très fluide... et le violon est déjà un instrument difficile! À mes 12 ans, j'ai voulu arrêter. Puis je me suis plongée dans le Velvet Underground et ça a été le début du clash entre la musique classique et la musique contemporaine.

J'aime Lou Reed, Nick Cave... Quand je compose, c'est une image qui s'impose à mon esprit, une image de film ou d'animation. Je ne sais pas pourquoi, il y a quelque chose de cinématographique dans le violon. L'instrument est théâtral, et rend plus facilement dramatique la musique - la mienne en l'occurrence.

 

Je ne suis pas une songwriteuse, je suis une compositrice. C'est difficile pour moi d'écrire des chansons. Or, c'est un chemin plus intéressant que d'être interprète, ou simple chanteuse dans le circuit pop-rock... Pour moi en tout cas. La musique rassemble beaucoup de gens, pas seulement des musiciens. C'est quelque chose de grand, même si je peux le reproduire seule sur scène.

 

Troops définit très bien ma façon de faire la musique. Mais pour les rockeurs, c'est trop expérimental, et pour la scène expérimentale je suis trop accessible!

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Jens Lekman

 

Oubliez les Krispolls, l'archipel de Stockholm ou les belles blondes, cet auteur-compositeur-interprète à l'humour aigre-doux est bien ce que vous préférez chez les Suédois. La preuve, ses pop songs ourlées, encore brillament démontrées dans son dernier album en date, I Know That Love Isn't. Bandes Sonores ne pouvait se priver du plaisir de le filmer en action. Enjoy!

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Jason Lytle

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SKATEBOARD. Hé oui, j'en fais toujours. Tous les ans, je me dis que je devrais arrêter. Mais non, cela m'amuse toujours autant. Donc je continue à aller en skateparks avec mes vieux copains.  

 

MELANCOLIE. Il y en a toujours un peu dans mes chansons. C'est quelque chose avec laquelle je suis née, et qui accompagne, je pense, n'importe qui d'un peu perdu dans notre monde moderne.  Mais il y a aussi cette énergie née de l'équilibre que j'ai trouvé à vivre à la montagne, en passant du temps dehors, avec des amis... Et aussi chez moi, seul - ce que je préfère!

 

DEPT. OF DISAPPEARANCE. Cet album m'a pris un an et demi. Je l'ai enregistré dans mon home studio, presque entièrement tout seul. Piano, synthé, batterie, boîtes à rythme, guitares électriques et acoustiques, dictaphones et ordinateurs... Tout ça lié à l'image de l'hiver qui se passait dehors, avec son blizzard et sa neige incessante. 

 

MONTANA. Maintenant que j'y vis, j'en profite un maximum. Je fais du ski, de la randonnée, de la course, du skateboard. Je range ma maison, je promène mon chien, je profite de ma copine. Et je fais de la musique. L'essentiel, quoi.

 

SOLO. Oui, je compte bien continuer à faire des disques sous mon propre nom, quitte à les presser et les vendre moi-même s'il le faut.

 

GRANDADDY. Nous nous sommes bien plu sur la tournée de l'été dernier. Nous n'avons pas toujours été au top lors des concerts, mais nous nous en sommes toujours bien sortis. C'était super de rejouer ensemble... Mais pour l'instant, c'est tout! Et c'est déjà bien, non?

 

 

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Why?

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YONI WOLF.

Ces dernières années étaient vraiment des années dures, et 2011 a sans doute été l’une des plus difficiles. J’ai pris beaucoup de temps pour tout rassembler, faire des démos. Je vivais chez mes parents, dans leur salle à manger- qui me servait aussi de studio. J’étais stressé et malade, je me suis cassé la main, j'ai du tout arrêter pendant des mois... l'enfer. Mais aujourd'hui, je suis plus vivant et fort. Comme si une seconde chance m'avait été offerte.

Me la jouer new wave, même si j'aime bien ce style de musique, ce ne serait pas vraiment moi. Le hip-hop, c'est ce que mon cœur me dictait. Mozart, aussi, est une de mes obsessions. En fait, j'aime ce qui touche à l'os, à l'intime. 

13 chansons dans mon album... pour encourager la bonne fortune, peut-être. Il était temps que tout s'éclaire. En tout cas, Mumps, Etc. m'a illuminé ma vie, et j'espère qu'il boostera tout autant l'existence d'autres personnes.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Rachel Sermanni

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Première chanson écoutée?

"Mrs Robinson" de Simon & Garfunkel.


Première chanson écrite?

Elle s'appelait "Little White Dove".


Premier coup de foudre musical?

Inavouable!


Premier album?

Avril Lavigne, je crois bien...


Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Dark Dark Dark

Dark Dark Dark-Philippe-Mazzoni

 

MARSHALL LACOUNT : Nous avons travaillé 8 heures par jour, car nous habitons dans différentes villes (Nouvelle Orléans, Chicago et Minneapoli), et autant optimiser un maximum notre temps passé ensemble!  Nous partageons une confiance mutuelle et nous connaissons nos sensibilités - même si elles sont parfois un peu trop à fleur de peau... Mais ça tombe bien, pour rester dans l'oreille de nos auditeurs, il faut créer un certain trouble...

NONA MARIE INVIE: Notre musique est au croisement de différents courants. Nous souhaitons l'honorer au maximum, en ne faisant aucun compromis tout en offrant le meilleur de nous-mêmes. Et si il y a de la souffrance, comme cela a été récemment le cas au sein du groupe pour des raisons toutes personnelles (sa rupture avec Marshall, ndlr), nous en faisons une chanson. Dans tous les cas, il faut garder le meilleur du pire.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Lescop

Lescop-Philippe-Mazzoni

 

NAISSANCE DE LESCOP. Tout simplement parce que j’avais des textes qui ne correspondaient à mon groupe, Asyl. Et je voulais travailler avec John depuis longtemps. Nous avons fini par trouver le temps, il y a trois ans. Et puis, après quinze ans de groupe, j’avais envie de faire autre chose. D’ailleurs, nous avons chacun des projets annexes...

JEUNE HOMME MODERNE ? Les années 80, c’est une époque que je n’ai pas vécue. Je suis évidemment très flatté d’être comparé à lui car c’est une référence pour moi, même si j’essaye de me soustraire à un maximum d’influences. Etienne Daho a fait des très belles chansons... Il n’y avait pas eu d’auteur-chanteur dans ce genre précis depuis, c’est peut-être pour cela que l’on nous compare tous les deux.

TEXTUEL. J’aime le théâtre, car c’est écrit pour être dit. J’aime la simplicité et la radicalité d’auteurs comme Mishima, Semprun, Carrère, Céline, Artaud. Pour mes chansons, je commence par le texte. Je n’aime pas les mots savants, les tournures de phrase compliquées, donc mes paroles possèdent déjà une démarche pop. D’ailleurs, s’ils se suffisaient à eux-mêmes, je n’aurais jamais cherché à chanter. Mes textes fonctionnent uniquement quand ils sont chantés.

INTENSITÉ. Mes chansons doivent avoir une notion de cruauté, d’érotisme et d’urgence. Sinon, cela ne sert à rien. Je suis contre les chansons inutiles. Je trouve ça triste d’aimer une chanson parce qu’elle détend, point. Il faut être transporté, avoir des frissons dans le dos... Cela ne signifie pas une violence obligatoire, mais une chanson doit être essentielle. Comme chez Springsteen, Bowie ou Lou Reed, dans des registres très différents.

LA NUIT. J’écris toujours le jour, mais je parle de ce qui me manque, donc c’est logique que j’écrive sur la nuit. La nuit nettoie un peu tout… surtout après une mauvaise journée. Il y a quelque chose de virginal, de prometteur. Les gens ne se parlent pas de la même manière ? La nuit est propice au mystère, à l’amour, aux sentiments délicats. Les forêts la nuit m’ont toujours terrifié, et c’est peut-être aussi pour cela que j’ai écrit "La Forêt". L’angoisse, c’est porteur.

FRENCH POP. Ce que je préfère défendre, c’est la fierté d’être ce que l’on est: moi, c’est d’être un chanteur français. Gainsbourg disait que la pop française ne devait pas être à la remorque des anglo-saxons, c’est très vrai. Pas besoin d’être nationaliste pour ça, mais il ne faut pas tricher. Des nouveaux artistes comme Mustang, Pendentif, Aline, La Femme assument ce qu’ils sont. Les Anglais ou les Américains adorent les artistes qui chantent en français, mais pas les Français ! Mais nous aussi on sait faire de la musique, nous aussi on sait écrire des textes. Il est temps de montrer ce qu’on est capable de faire.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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BB Brunes

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ADRIEN GALLO, FÉLIX HEMMEN, KARIM RÉVEILLÉ, BÉRALD CRAMBES.

 

BB BRUNES. Le premier album, c'est comme si c'était hier. Nous sommes toujours aussi excités, c'est comme si nous n'étions jamais redescendu de notre petit nuage. Tout en restant zen car nous sommes bien entourés. Et le fait d'être un groupe, ça aide. La pression, ça se partage! Nous sommes comme dans une bulle tous les quatre.

 

LONG COURRIER. Cela retraçait bien tous les périples en avion d'Adrien, et chaque titre parle, à sa manière, du voyage. Nous nous serions ennuyés à rester sur le même créneau, à ne pas nous renouveler. Et la maison de disques nous aurait voulu!

 

COUPS ET BLESSURES.

La chanson montre que nous testons des sons plus électroniques, que l'album est dansant, que nous nous aventurons en dehors du garage. Nous écoutons aussi du Daho, du Metronomy, du Balavoine...

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Iggy & The Stooges

Iggy Pop-Philippe-Mazzoni

 

Peut-on être punk et vendre (même indirectement) de la bière? Oui, c'est possible quand Iggy et ses Stooges rencontrent le Pression Live de Kronenbourg... Sur la scène du Casino de Paris le 25 septembre dernier, le crooner a prouvé qu'il en avait encore dans le pantalon, avec force doigts d'honneur, "fuck" humides et slam intempestifs. Que l'on se rassure, roadies et bodyguards étaient eux aussi de la partie. Les pogos sont parfaitement encadrés, de nos jours... 

Si les Stooges ont pris un coup dans l'aile, Iggy se porte comme un charme et peut encore se permettre de jouer à l'Iguane torse nu et chevelure blonde au vent. Sa voix, elle, n'a pas changé. Et c'est ce qui compte le plus, avec son talent de mener de foules comme on n'en voit plus aujourd'hui. The Passenger en a sous le capot, et "No Fun" résonne encore dans nos oreilles. Iggy est certes devenu une icône publicitaire, mais reste encore (sur scène du moins, on oubliera ses récents  albums studio), une valeur sûre du rock'n'roll.

 

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Boy

Boy-Philippe-Mazzoni

 

NOTRE RENCONTRE. C'était il y a sept ans à Hambourg, à des ateliers de musique - c'était un peu comme des rendez-vous de speed dating, question de se rencontrer et de savoir si il y avait un truc qui fonctionnait entre nous afin de monter un groupe. Et c'était le cas! Ce qui est intéressant, c'est que notre amitié a grandi au même rythme que notre affinité artistique.

NOTRE DUO. Au début, nous pensions faire un groupe... et puis nousa vons réalisé qu’à deux, c’était génial. Mais les arrangements instrumentaux sont de l'ordre du travail collectif. Un groupe, c'est trop cher et compliqué. Alors nous avons revy à la baisse nos prétentions pour être plus acoustiques. Et tant mieux! Nous avons aussi des batteurs qui nous accompagnent, ça nous change.

NOTRE MUSIQUE. Elle est liée  la manière dont nous envisageons la vie. Les choses arrivent, et nous devons y faire face, au fur et à mesure... Nous voulions êtes des espèces de confidentes, mais sans faire un album mielleux.

NOS DEBUTS. Cela n’a pas toujours été facile. Surtout lorsqu’on débute seules... Mais finalement, ça valait le coup d'y croire. Et à deux, c'est plus facile. Tu as quelqu’un qui souffre avec toi, et avec qui tu peux partager et qui te donne aussi deux fois plus de force!

 

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Breton

Breton-Philippe-Mazzoni

Ce soir 27 septembre 2012en concert à La Gaite Lyrique

ROMAN KAPPAK: 

NAISSANCE DE BRETON. J’étudiai le cinéma et je faisais du sound design. Avec Adam, on a fait des films et on a essayé de les présenter à des festivals... Mais c’est compliqué, il y a toujours des contraintes de format. On avait des copains qui jouaient dans des groupes, et c’était simple pour eux car, une fois la chanson finie, il la présentait devant un public alors que nous, nous devions toujours attendre au moins deux mois. On s’est dit que si on jouait le son en live avec les films, cela pourrait être intéressant. Après des mois où on a commencé à se faire connaître, on a réalisé que c'était joli qu'en live, et non pas sur disque. On a commencé à travailler le coté tangible de la musique. Breton est en équilibre entre le spectacle et le Mp3. Le vinyle nous a beaucoup apporté. Mais chaque enregistrement est différent, et tant mieux. Plus c'est le chaos, plus c'est authentique.

ANDRE BRETON.  Ce qui m’intéresse de ce mouvement surréaliste, c’est qu’il essayait de se détacher des rituels. Ca évite de tomber dans le piège de la reproduction, en musique surtout. Car toutes les plus belles chansons ont déjà été écrites... Alors on cherche à déstructurer les éléments, afin de ne pas offrir la même chose que, par exemple, un mec au fin fond de la Norbège qui bidouille sur son ordinateur. A défaut d’inventer, on veut au moins explorer. Nos chansons sont les conclusions d’un déraillage. Peu importe le début, c’est le résultat qui compte, quelque soit le chemin emprunté.

OTHER PEOPLE'S PRBLEMS. Andy Warhol va voir un psychiatre et celui-ci oublie de le rappeler. À cette époque Warhol, achète sa première télévison, juste pour voir s’il a des problèmes lui-même.  En l'allumant, il constate les problèmes des autres et oublie les siens...

CINÉMA. J’aime beaucoup Hitchcock, non seulement parce que c'était un génie mais aussi parce que c’est tellement cliché. Il a la réputation d'un réalisateur intellectuel, mais ce n'était absolument pas son objectif. C’est comme si dans quelque années on parlait des Spielberg comme si c’était un cinéma d'auteur. 

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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