Mai-Lan-Philippe-Mazzoni

 

La première chanson écrite?

Je viens justement de retrouver un vieux cahier où il se pourrait bien qu'il y ait ma première chanson écrite. Il n'est pas daté mais je devais être vraiment petite, il y a 5 fautes à chaque mot. C'est fou parce que je me souviens encore de l'air, c'est une histoire de lapin que je n'ai pas le droit de garder...

 

Le premier instrument joué?

Le piano classique, comme certainement beaucoup de monde. J'ai eu la chance d'avoir une prof illuminée qui m'a fait vivre de vraies histoires d'amour avec les oeuvres que j'ai joué. Je suis particulièrement fan des Kinderszenen de Schuman.

 

La première fois sur scène?

Ma première fois était un peu spéciale, c'était chez Michel Drucker à Vivement Dimanche, invitée par Monica Bellucci. Il y avait une pression de dingue parce que 5 millions de personnes regardent l'émission. J'ai eu des nausées pendant un mois tellement j'avais peur. Je n'avais jamais chanté devant personne!

 

Le premier coup de foudre musical?

J'ai un souvenir vraiment très loin d'une boîte à musique qui jouait « Love Me Tender » d'Elvis. C'était une boîte transparente qui marchait à l’énergie solaire. Je me souviens avoir un jour longtemps médité sur cette boîte, dans un rayon de soleil. En regardant tourner le cylindre qui ralentissait, j'étais vraiment bouleversée par cette mélodie.

 

Le premier album - le pourquoi du comment?

Ce premier album arrive comme un bombe dans ma vie, j'ai l'impression que tout prend sens, que tout devient évident. Je prends un immense plaisir dans chaque étape du projet, je suis dans une excitation constante, c'est génial! C'est amusant parce que j'ai mis du temps à m'y mettre, je faisais plein d'autres choses avant, je tournais autour du pot, et finalement j'ai co-composé l'album avec Schumacher, mon ami d'enfance qui était là depuis le CP!

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Eugene Mc Guiness-Philippe-Mazzoni

 

MON INSPIRATION. J'ai toujours aimé écrire des chansons, essayer des thèmes différents. Ecrire sur ma vie, et sur celles des autres. Plus le temps passe, moins c'est difficile de me livrer via une chansons. 

MON PUBLIC. Je ne suis pas du genre à me contenter de mon propre travail, si les gens ne l'aiment pas, je suis malheureux. Je ne veux pas nécessairement qu'on le trouve génial, mais qu'on aime ma musique, qu'on ait un rapport affectif pour elle.

MON AMI. Miles Kane est l'un de mes proches, et a été mon meilleur soutien pendant que j'écrivais ce nouveau disques. Il n'a jamais été autre qu'encourageant. J'imagine que c'est ça, la définition de l'amitié.  

MON IDOLE. Malgré ma passion pour les Beatles et Dylan, je dirais Bowie. Il savait construire ses projets, il changeait d'une minute à l'autre, et n'a jamais cessé d'évoluer... C'est exceptionnel. Je suis triste comme les pierres qu'il soit à la retraite - même si je respecte le fait qu'il sache s'arrêter quand il sent que c'est le bon moment.

MON ALBUM. La musique, c'est du pur entertainment. Elle doit nous aider à rester vivants, et, mieux encore, à nous sentir vivants! The Invitation to the Voyage doit être un feeling good album, une nouvelle manière de savourer la vie pendant quelques minutes. 

MES COUPS DE COEUR. En ce moment, j'écoute beaucoup Bombay Bicycle Club et Alabama Shakes. Un certain sens du groove et une joie de vivre que j'affectionne particulièrement. Je ne suis pas fan d'artistes qui font gratuitement la gueule.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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PARC DE SAINT CLOUD, août 2012.

Cette année, il a fait beau à Rock en Seine, malgré les pires prévisions. Et ce n'est pas quelques petites gouttes qui ont gâché notre plaisir. De bien jolies performances, des artistes et des médias de bonne humeur (tout arrive!) et une verte un peu moins jaunie que ce que l'on aurait pu croire... Bandes Sonores s'est baladé entre les scènes et a fait quelques rencontres backstage. 

 

Rock en Seine-3a

BLOC PARTY, porté par l'extraordinaire énergie de l'un de nos grands chouchous, le performer en chef Kele Okereke, a enflammé la grande scène du vendredi soir. Leur nouvel album, Four, est à écouter au plus vite. 

Rock en Seine-2 

DARK DARK DARK, groupe de Minneapolis dont on vous reparlera très bientôt (leur troisième album paraîtra en octobre), a su insuffler son élégant éclectisme musical au Parc de Saint-Cloud. Délicatesse et, certes, un peu de tristesse étaient au programme...

Rock en Seine-5

L'une des plus jolies révélations de l'année, la jeune Canadienne Claire Boucher alias GRIMES, a fait sensation. A SUIVRE.

Rock en Seine-1a

Cette année, les zozos de DIONYSOS ont une fois encore confirmé sa réputation de bêtes de scène. Un grand big up à Mathias Malzieu, qui habite entièrement et totalement n'importe quelle scène, aussi grande soit-elle. 

Rock en Seine 2-1

Déjà un énorme succès en Islande, leur premier album album sort en octobre en France. Welcome to OF MONSTERS AND MEN, venus ici étrenner avec une joie non dissimulée leur joli folk orchestral. 

Rock en Seine 2-3

On y croit à mort chez Bandes Sonores! Aussi rétro que 2.1, ce tout jeune quatuor baptisé GRANVILLE va s'imposer comme une valeur sûre de la pop française dans quelques mois. En a témoigné son concert sur la scène de l'Industrie... 

Rock en Seine 2-5

Ambiance rock'n'roll US, ALBERTA CROSS a su remuer la scène de la Cascade à l'heure de l'apéro. Bravo les mecs!

Rock en Seine 2-6

THE BEWITCHED HANDS sortent leur excellent second album le 24 septembre. Fidèles à leurs habitudes, ils ont dynamisé le public avec une euphorie toute contagieuse, tandis que Noel Gallagher nous faisait revivre les plus belles heures d'Oasis... Dur de choisir ce soir-là, mais dans tous les cas nous étions gagnants!

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Un grand merci à Ephélide! 

Friends-Philippe-Mazzoni

En concert le 26 août à Rock en Seine

SAMANTHA URBANI

FRIENDS. Il y a encore deux ans j’écrivais des chansons en secret, mais des amis les ont écouté un soir de confidence et non seulement m'ont encouragée mais ont aussi voulu faire quelque chose avec moi. Je suis resté une semaine dans leur appartement pendant que mon appart était dévasté par des sales petites bêtes (des punaises, ndlr), et on a commencé à répéter. Et puis on a fait des démos. Et puis un concert. Et puis un autre... Mais je n'ai pas vraiment d'ambition, à part enregistrer un second album. Ce qui serait déjà pas mal.

HUMOUR. C'est mon seul moyen de survivre. Sinon, ma vie ne serait qu'une immense tragédie. C'est très important pour moi. Beaucoup de gens trouvent que notre album est fun. Il est bien plus pour nous, mais bon... Je m'en contente pour l'instant!

AMITIÉ. Le sentiment de famille, c’est tellement précieux! Mais tes parents peuvent mourir, tes proches aussi. C'est important d’avoir mes amis avec qui partager ses impressions, ses sentiments... et son groupe !

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Fosterthepeople-Mazzoni

En concert le 26 août à Rock en Seine

MARK FOSTER: Ce disque a été vu comme un passage. C’est vraiment qui doit marquer notre histoire: la vision de la torche représente l’éclairage du passé et du futur. C’est la lumière, c’est le feu - destructeur et créateur à la fois. Quand tu es en solo, tu dois porter sur tes épaules, tu es seul dans les bons et les mauvais moments. En groupe, tu partages. Et ça n'a été que du plaisir depuis le début... Mis à part notre bagarre d'hier soir.

MARK PONTIUS: Il était cinq heures du matin et il a voulu me piquer mon sandwich!

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

 

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The-Shins--Philippe-Mazzoni

En concert le 24 août à Rock en Seine

JAMES MERCER: Si des morceaux remontent à plusieurs années, j'ai construit cet album en mars 2011. Chaque chanson est une histoire a part entière. Certaines sont plus légères que d’autres, d'autres plus en profondeur. J'ai beaucoup pensé à l'un de mes amis, plongé en pleine dépression? J'espère que Port of Morrow lui remontera le moral! J'ai écrit à peu près partout: chez moi, dans l'avion, dans la rue, dans des jardins...

Pourquoi The Shins et pas un projet ouvertement solo? Parce que j’aime l’idée d'être entouré de musiciens, et puis je ne suis pas un grand fan des chanteurs solo. J’aime interagir avec un groupe. Lorsque tu t’assois, et écris une chanson seul, il n’y a rien de plus excitant que de montrer le fruit de ton travail à quelqu'un d’autre et de partager, l'enrichir... Je trouve ca génial.

Je sens que j’ai gagné beaucoup grâce à Broken Bells, mon projet avec Danger Mouse. J'ai du apprendre et m'adapter à de nouvelles manières de travailler. Cela me rendait très nerveux, la tournée était stressante, mais ça m'a définitivement sorti de ma coquille. J’ai pu aller au-delà de mes peurs. C’était une formidable expérience.

 

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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ARNAUD_ROBOTINI

 

En concert le 17 aout à Astropolis

 Someone Gave Me Religion s’appuie un peu sur le même concept que Music Components : une techno assez mélodique, mélancolique, qui puisse s’écouter à la maison, faite avec des vieux synthés des années 70 et 80. Même si ce n’est pas du tout une suite, la manière de travailler en est proche. Les influences tournent cette fois-ci autour du krautrock ou des compositeurs allemands du début des années 70, comme Tangerine Dream ou Dieter Moebus.

Someone Gave Me Religion est à l’image de mon humeur, une humeur un peu romantique, nostalgique. Les morceaux sont venus assez facilement, je n’ai pas eu à me réfréner. J’ai fait en sorte d’utiliser le moins possible d’ordinateurs, afin que l’album soit le plus vivant possible. Ici, je reviens à la façon dont la techno avait été faite et dont elle aurait toujours du l’être. Le concept est d’ailleurs moins mis en avant que dans Music Components, il y a plus de poésie.

Someone Gave Me Religion vient d’une réflexion personnelle. J’écoute pas mal de blues, et cette phrase vient d’un morceau de Son House, "Preachin Blues". Ne pas nommer quelqu’un qui nous a donné quelque chose d’aussi fort que la religion m’a interpellé. Ce n’est pas la religion en tant que passion ou de foi qui m’intéresse, mais en terme d’identité. Les bluesmen formaient un peuple déculturé qu’on avait formaté,à qui on avait, justement, imposé une religion, ils avaient perdu leur langue d’origine… Et leur musique est devenue universelle en Occident. Certains comme les Rolling Stones ou les White Stripes ont même repris la musique de Noirs - en gagnant plus d’argent qu’eux. Aujourd’hui, la musique populaire actuelle est un melting-pot nourri de toutes parts.

Someone Gave Me Religion : donner de la passion, sans compromis. Construire des paysages abstraits, car la musique n’est pas là pour raconter des histoires, le langage est bien mieux.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


Retrouvez l'artiste sur son espace et Spotify

Website label : http://blackstroberecords.com/

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Imfrombarcelona1a

En concet le 16 aout à Astropolis

EMANUEL LUNDGREN: Tout le monde change d'année en année, on grandit tous, et un album doit refléter notre évolution. Un album, c'est comme une personne, il a sa propre identité, il a quelque chose à dire. J'avais plus de 30 ans quand nous avons commencé à être connus, et heureusement, nous avions déjà appris à garder la tête froide. Si nous avions eu 20 ans, nous aurions pu péter les plombs bêtement. Cela peut paraître horriblement ennuyeux à dire, mais c'est la distance qui nous aide à rester en vie... Nous avons toujours considéré notre amitié plus importante que notre musique. Et elle durera plus longtemps que le groupe, c'est certain.
 
Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Spiritualized-Philippe-Mazzoni

En concert le 10 août à la Route du Rock

JASON PIERCE: 

LIVE. Jouer de la musique sur scène, j'adore ça. Je ne peux même pas effacer mon sourire lorsque je me sépare de ma famille pour partir en tournée, tellement je suis heureux.

STUDIO. Les harmonies sont importantes, et j'ai toujours voulu que mon album soit facile d'accès. Mais je ne veux surtout pas que ma musique soit trop pop, trop évidente. L'équilibre est difficile à trouver et je pourrais mourir sans l'avoir parfaitement atteint. 

DESTIN. J'espère que mes disques resteront. Moi, je ne peux pas rester, et ce n'est pas grave. Mon nom n'est pas mis en avant, ni ma personne, ni ce que je suis, au final. En revanche, ce serait un échec que ma musique ne me survive pas. Je veux qu'elle soit classique, intemporelle, éternelle.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni 

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Patrick-Watson-Philippe-Mazzoni

En concert le 10 août à la Route du Rock

CHANSONS. Je cherche vraiment mes mots. Je peux galérer quatre mois pour trouver quatre putains de mots. C’est une véritable discipline. Les chansons sont des choses bizarres. Je ne pense pas que les musiques que j’écris m’appartiennent. Je m'en détache complètement, au final.

LES FILLES. Je ne vais pas me plaindre s'il y a sans doute plus de filles que de mecs à mes concerts. Mais la musique reste un message universel. Car je souhaite transmettre une expérience, pas une mode. 

OPTIMISME. J'avais une prof de musique qui disait que toute les meilleures chansons tristes sourient et cela m’a toujours suivi. Comme Bob Dylan, il doit y avoir un truc de positif à l’intérieur. Cela peut être sombre, interrogatif mais lumineux. Je ne veux pas mettre tout à terre quand on a déjà un genou au sol. Faire des chansons triste c’est facile. Mais elles sont aussi souvent chiantes.

EN LIVE. Il y a parfois une alchimie très particulière. C’est orgasmique. C’est un peu idiot de dire cela, mais je ne connais rien de physiquement similaire. Tout ton corps bascule. Je pense me rappeler de chaque fois que je l’ai ressentie, car ce n’est pas non plus systématique. Et tu peux chercher ce type de moment toute ta vie. C’est comme une drogue, c’est quelque chose d'addictif.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Alt-J-Philippe Mazzoni- 2

En concert le 10 août à la Route du Rock

RENCONTRE. C'était à l'université de Leeds, alors que nous étudions les Beaux-Arts. On a commencé à faire de la musique ensemble dans nos chambres puis à faire un concert par ci ou par là. Joe avait déjà écrit des chansons avant d'arriver à la fac, et voulait trouver des gens qui pensaient comme lui pour former un groupe et, en quelque sorte, personnifier ses chansons. 

AN AWESOME WAVE."But we do, and relief washes over me in an awesome wave" - Bret Easton Ellis, American Psycho. Nous  en parlons dans notre morceau "Bloodflood",mais dans le sens où la vague se remplit de peur. Nous avons toujours toujours aimé cette phrase, et nous nous sommes toujours dit que ce serait aussi le titre idéal d'un premier album. Les références artistiques, littéraires et personnelles sont aussi importantes que les influences sonores. Écrire une chanson en ne pensant qu'à la musique qu'on aime n'est pas très constructif, et ne permet pas d'aller si loin que ça dans le processus de création.  

NOTRE PLUS GRAND DESIR. Que notre premier album soit suffisamment acceptable pour que les gens l'aiment.

NOTRE PLUS GRANDE PEUR. De réaliser que nous n'avons plus assez d'idées pour faire un album. Ce serait terrible.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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WildBeasts

En concert le 10 août au Sziget festival

HAYDEN THORPE: Sur scène, on est à fond, il n'y a rien à faire d'autre. A nos débuts, c'était comme si on partait à la guerre. Et puis on a appris à se canaliser, à prendre notre temps... un peu! Nos chansons d’aujourd’hui n’auraient pu exister sans nos précédents albums et sans tous ces concerts.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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AnnaCalvi

En concert le 8 août au Sziget festival

Si j'ai commencé à chanter très tard, j'ai toujours été la guitariste d'un groupe. Un jour, j'en ai eu assez, et j'ai eu envie d'être guitariste que pour moi!

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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FrancoisAtlas

En concert le 29 juillet au Midi Festival

L’ALBUM. Des chansons sont assez vieilles, d’autres ont été spécialement composées pour E Volo Love. Je voulais quelque chose de plus pop que l’album précédent: j’avais écouté pas mal de Kayne West ! J’ai habité un peu à Bristol, l’album est né là, avant d’être enregistré dans une chapelle à Saintes, d’où je suis originaire. Après, il y a eu une période de repos pendant laquelle j’ai réfléchi sur les morceaux que j’allais garder ou pas...

PREMIER SOUVENIR MUSICAL. Venicius de Moraes. C'est un peu le cliché de la langue portugaise, avec ce côté très doux, mais qui arrive à dire ce qu’il a dire sans être un très grand chanteur.

LE PALINDROME. Tout est parti du palindrome utilisé par Guy Debord : "in girum imus nocte et consumimur igni" ("nous tournons sur nous même dans la nuit et nous nous consumons dans le feu"). C’est assez intense... Puis je suis retombé sur cette phrase dans le roman de Yann Apéry, Diabulus in Musica, où il écrit : "les palindromes nous emprisonnent, inexorables, et quand ils s'emparent de nos pensées, c'est comme si la mort venait dans la vie..." Je me suis donc creusé la tête pour trouver un palindrome pour le titre. Entre italien et anglais, "e volo love" signifie "je vole mon amour"… Et "Hello, Love", ça veut dire "salut, toi", à Bristol!

LE LANGAGE. J’ai vécu des émotions très fortes avec la langue française, je dévorais les livres lorsque j'étais adolescent. L’anglais, lui, est venu aussi parce que j’ai vécu 6 ans en Grande-Bretagne. M’exprimer dans cette langue au quotidien a fait naître des images et des sonorités. C’est une chance d’avoir une langue comme le français dans un pays où la littérature est mise en avant, où elle est de qualité. Un livre, c’est un endroit où l’on peut se retrouver seul.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Giant-Giant-Sand-Philippe-Mazzoni

 

 

HOWE GELB 

Tucson a été enregistré entre Noël et le Nouvel An 2011. Plus vite que vous ne pouvez l'imaginez... L'avantage, c'est d'avoir doublé mon groupe. Ce n'est pas pour rien qu'il s'appelle aujourd'hui Giant Giant Sand - au lieu de Giant Sand. Tout est une question de logique. 

Je n'ai pas d'autre désir que celui de me connecter avec toutes les choses de ce bas-monde qui m'illuminent et m'inspire. J'aimerais aussi pouvoir un jour célébrer le grand principe de la sieste comme il se doit...

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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