Yan Wagner

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PREMIER ALBUM. Les morceaux ont été faits sur deux ans, composés il y a longtemps. Je n'avais pas d'idée préconçue, le boulot de cohérence s'est avant tout fait sur la production.Je ne suis pas du genre à m'exposer dans mes chansons. Ce sont des images qui donnent naissance aux paroles, plus que de vécu. Chaque chanson est une image tirée du livre, d'un film, de rien du tout, d'une vision urbaine... Et j'aime ce côté ambigu de ne pas en dire trop. 

 

ARNAUD REBOTINI. Nous étions d'accord sur ce que ça donne. Tout est parti d'une rencontre au Social, un soir. On a discuté, je suis passé le voir à son studio car on est du même quartier. "Je te produis ton album", m'a-t-il dit après plusieurs verres de vodka... et ça s'est fait pour de vrai. Arnaud ne perd pas de temps sur la post prod:  une bonne prise reste une bonne prise. 

 

PASSIF MUSICAL. J'ai fait mon apprentissage seul. Une dizaine d'années à essayer plein de choses, à jouer dans des groupes en tant que pianiste... J'ai appris à me connaître tout en faisant des choses tout seul chez moi, des cassettes un peu horribles. Premier fait important: un duo avec un ami, Chazerbanks. Ca m'a permis de comprendre comment ça fonctionnait, comment construire un disque. Ca m'a donné envie de faire des choses tout seuls. Puis je suis parti à New York, en 2008-2009, où j'ai fait pas mal de concerts - c'est surtout le live qui m'a permis de comprendre ce que j'aimais, ce que j'assumais. 

 

CLUBBING. J'ai fait une thèse sur les discothèques parisiennes et new yorkaises, portée sur l'étude des transferts culturels entre les deux villes - de 1948 aux raves.

 

PARIS. C'est une ville que je n'ai pas aimé pendant longtemps, dans laquelle je suis heureux de vivre maintenant. Partir à l'étranger m'a réconcilié avec elle. Je préfère Paris à New York, même si c'est chers, même si les gens sont parisiens. Même avec leur brusquerie...

 

INFLUENCES ARTISTIQUES. Werner Herzog. Kenneth Anger - ambiguité, chaleur, érotisme... Burroughs, Céline... Entre autres!

 

DUO AVEC ETIENNE DAHO. Rêve de gosse! C'est le chanteur français que j'ai toujours écouté, aimé - avec Gainsbourg. Lorsque j'ai fait un remixe d'"Amoureux Solitaires" pour le tribute de Jacno, nous avons fini par nous croiser pour de bon. Il met les gens à l'aise. Ce duo s'est fait hyper facilement. Il s'est inclus dans le processus de composition... De toute manière, je ne me voyais pas lui imposer un morceau sans discussions! J'avais presque l'impression que c'était lui qui était intimidé. 

 

48 HEURES. J'écris les paroles très vite, c'est presque de l'écriture automatique. C'est un bon titre, assez simple, il renvoie à Happy Mondays, à quelque chose que j'aime évidemment beaucoup. Je suis flippé par le temps - pas de vieillir, mais de bien m'organiser. Une phrase que mon professeur de thèse disait tout le temps, et je suis d'accord: "on n'a pas toujours le temps de tout faire".

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Melody's Echo Chamber

Melodys-echo-chamber-Philippe-Mazzoni

 

 

MELODY PROCHET


Une couleur ? Le bleu.

 

Un animal ? Le quokka, un petit animal australien que j'ai rencontré sur l'île de Rottnest, près de Perth... C'est un mix entre panda, kangourou et rat. Très mignon!

 

Un fait historique ? Dans ma chanson "Mount Hopeless", j'évoque cet explorateur australien qui est parti avec toute sa troupe pour découvrir les terres... et qui est mort pendant l'expédition. 

 

Un personnage de dessin animé ? Stewie Griffin de Family Guy, de Steve McFairlene

 

Une matière ? Le sable.

 

Une langue? C'est le premier album où j'ai écrit en français. Avant, je n'y pensais pas, et j'avais sans doute un peu peur en écoutant des Gainsbourg, Bashung, Boogaerts, Dominique A... Je n'avais jamais essayé. Sauf qu'au bout d'un mois en Australie, où j'enregistrais mon album aux côtés de Kevin Parker, de Tame Impala, la France me manquait et j'ai eu ce besoin de chanter en français.

 

Une ville ? Cavalière, entre Bornes les Mimosas, Lavendou. C'est là où se trouve la maison de mes grands-parents. Il y a des fantômes, ma grand-mère y est décédée... Mais je pourrais aussi dire Saint-Margaret en Australie, qui bénéficie de paysages absolument magnifiques.

 

Un film ? Cinq pièces faciles de Bob Rafelson, avec Jack Nicholson. C'est mon acteur préféré, je l'aime dans tous ses films sans exceptions. Il a la classe!

 

Un sentiment actuel ? L'épanouissement. Je me suis trouvée avec et par cet album. C'est le déclic, j'ai trouvé le juste équilibre de tous les ingrédients que j'aime.

 


Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Benjamin Gibbard

Ben Gibbard-Philippe-Mazzoni


 

FORMER LIVES. C'est mon premier album solo... Je n’ai jamais vraiment commencé à travailler dessus, il s'agit plutôt d'un ensemble de chansons entamé il y a environs 8 ans. Pendant longtemps, aucune d'ente elles ne collait à mon actualité, elles ne pouvaient pas vraiment s’adapter aux albums de Death Cab For Cutie. Après en avoir écrit cinq ou six, j'ai soudain réalisé que je pouvais en faire un disque. Personne ne savait que je bossais dessus. Et c'est toujours sympa de surprendre les gens, non?

 

PASSÉ/PRESENT. Former Lives, c'est surtout une capture d’instantanés. On veut de l’acoustique? En  voilà. De la batterie? En voilà! On n’a pas cherché plus loin, un peu comme dans le dernier album des Animal Collective - même si je ne me suis pas autant lâché qu'eux!

Je ne suis pas comme Jack White, je n’ai pas la même obsession du détail. Je voulais que la production soit simple, mais sans la travailler comme si elle datait d'une autre époque. Je n'ai aucune nostalgie du passé. Après tout, la musique n’a été aussi bonne.


DEATH CAB FOR CUTIE. Évidemment, j’aime mon groupe et mes partenaires musicaux mais il y a comme une pression dont je voulais me libérer. Le jour où j'ai terminé Former Lives, je me suis senti très, très fier. J’ai presque eu ce sentiment que c'était celui de quelqu’un d’autre et que j’aurai aimé le faire, moi! La blague! Pour la première fois, c’est plus mon album que celui de mon groupe, et c'est le genre de musique que j’aime écouter chez moi, dans mon salon. 

Un groupe, c'est plus compliqué qu’un mariage. Mener un projet solo, ça fait du bien mais ce n'est pour autant que j'en ferais mon activité régulière. Je suis viscéralement attaché à Death Cab. Pour toujours.


Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Jon Spencer Blues Explosion

Jon Spencer 4-Philippe-Mazzoni


 

JON SPENCER: Aujourd'hui, on peut dire que je suis heureux. Mieux encore, que je suis épanoui. Cette explosion du blues que nous portons en nous, elle existe encore grâce à notre choix, très simple même si peu confortable: suivre notre propre route. Refuser d'être des moutons. Nous soutenir les uns les autres. Ne pas nous prendre pour des stars. 

Cette bonne réputation, ce statut de groupe "culte" comme le disent les journalistes et les fans (même si, sans fausse modestie, je ne le vois pas dans ma vie de tous les jours), c'est la récompense de vingt longues années de labeur, de hauts et bas financiers, surtout des bas. Vingt ans à se poser des questions, à se séparer, se reformer, à mener une espèce d'action artistique. Vingt ans à entretenir une bonne condition physique, aussi! Un membre du Jon Spencer Blues Explosion ne peut pas se contenter de rester assis sur un tabouret à caresser son instrument, les yeux dans le vague. Non, il sue, il saigne, il grogne... Il joue!

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Roseaux

Roseaux-Philippe-Mazzoni

 

Où, quand, pourquoi et comment est né le projet Roseaux?

Clément: Lorsqu'Émile est venu nous trouver, Alex et moi, ça faisait un petit moment que l'idée de réaliser un disque lui trottait dans la tête. Il avait cette envie de brasser beaucoup d'influences, et il s'est adressé à deux vieux potes, aux goûts très éclectiques à l'instar des siens, pour leur proposer de se lancer dans ce projet. La première rencontre s'est faite chez moi à Bagneux (autour d'une soupe thaï maison...) et Émile nous a d'emblée exposé son envie de travailler sur des morceaux qui l'avaient vraiment marqués, et d'en faire des reprises à notre sauce. On est parti d'une liste assez large de titres plus ou moins connus, allant de tracks house à du reggae, en passant par des classics funk, de la bossa et du rock, pour élaguer doucement en fonction des envies et des idées de chacun.

Pourquoi avoir choisi ce nom de groupe, Roseaux...?

Émile: Un nom français s'imposait car la musique de Roseaux est le fruit d'une curiosité bien frenchie. Il symbolise bien notre formation car les roseaux sont un ensemble d'entités singulières: nous ne sommes pas un groupe, chacun a d'autres projets, et nous nous retrouvons pour créer cette musique - qui est avant tout celle que nous voulons, indépendamment des codes et modes actuelles. En ce sens, comme le dit La Fontaine, lui-même ayant repris Esope, Roseaux plie mais ne rompt pas!

Un beau souvenir de l'enregistrement?

Alex: Claudio Cacau pendant l'enregistrement des flûtes sur "Strange Things", parcourant la partition dont nous étions assez fiers. Son verdict implacable est tombé: "Ah, mais ceci n'existe pas dans la musique brésilienne..."

Comment s'est déroulé votre collaboration avec Aloe Blacc?

Clément: Très simplement. Quand on s'est dit qu'Aloe était la bonne personne et la bonne voix pour porter ce projet et qu'il a accepté de venir enregistrer un album entier comme chanteur, c'était une idée neuve et une première pour lui. De ce fait, il s'est mis à l'écoute de nos idées et s'est totalement laissé aller dans le projet jusqu'à trouver les intentions justes pour chaque morceau, avec la voix qu'on lui connaît.

Votre plus grande peur pour cet album ?

Alex: Elle était totalement liée à l'admiration que nous avons pour les auteurs et compositeurs de ces chansons: comment légitimement reprendre leurs oeuvres? Notre ambition, c'était de retrouver un peu de l'émotion des versions originales mais aussi de leur offrir un nouveau visage. Notre peur fut de ne pas y arriver et de massacrer ces chef-d'oeuvres. Nous avons donc pris le temps de réviser notre copie autant fois qu'il le fallait pour restituer un peu de cette émotion...

Et votre désir le plus fervent pour l'avenir?

Clément: Continuer à travailler sur d'aussi jolis projets.

Alex: La fameuse soupe thaï de Clément!

Emile : Avoir la chance de collaborer avec des interprètes dont l'intention du chant est si rare...




Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Clara Luzia

Clara-Luzia-Philippe-Mazzoni

 

LA CHANSON IDÉALE. Ca dépend toujours de mon humeur. Mais écouter la bonne chanson au bon moment la rapproche invariablement de la perfection. Idem pour un bon concert, quand l'audience et le public se rencontrent à un moment x, la magie peut se créer.

 

MON LIVRE PRÉFÉRÉ. Une femme fuyant l'annonce de David Grossman. Ou comment gérer avec simplicité un grand sujet tels que la guerre, la mort, la famille, les destins individuels...

 

UN FILM DE CHEVET. Antonia's Line de Marleen Gorris. Pour moi, un bon film c'est quand le réalisateur a une question rpécise en tête, et qu'il tente d'y répondre avec son film. 

 

UN MOMENT PRÉCIEUX. Quand le temps et l'espace disparaissent. 

 


Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Fair 2013

Fair 2012


De haut en bas et de gauche à droite: Mesparrow, Milk Coffee and Sugar, Mina Tindle, Hyphen Hyphen, Lescop et Aline.


On vous en avait déjà parlé l'année dernière, nous revoilà à la charge avec cette nouvelle édition du FAIR (le Fond d'Action et d'Initiative Rock), que l'on soutient à 1000% (au moins!).

En quelques mots, le FAIR est une association dont la réputation n'est plus à faire et dont l'objectif est d'une noblesse incontestable: le soutien des jeunes artistes, tant du point de vue des tournées, du management, de la communication, de la promotion, etc. 

Tous les ans, 15 lauréats ont la chance d'être retenu par le ô combien exigeant jury du FAIR (leur critères ne sont pas exactement ceux de la Nouvelle Star!) et de figurer dans sa compilation annuelle présentée ici. Dans l'ordre alphabétique, cette année: Aline, Cabadzi, Chistine and the Queens, Crane Angels, FM Laeti, Hyphen Hyphen, Laura Cahen, Lescop, Mesparrow, Milk Coffee and Sugar, Mina Tindle, Nach, Odezenne, Pendentif et Wankin Noodles. 

Le bon goût et le hasard font bien les choses puisque nous étions nous aussi interpellés par nombre de ces nouveaux talents. Si Bandes Sonores vous avait déjà présenté Lescop, Mina Tindle et Hyphen Hyphen, nous avons profité de l'occasion pour rencontrer Aline, Milk Coffe and Sugar et Mesparrow, que nous retrouverez dès le mois de janvier sur le site en portraits individuels... En attendant, vous n'avez plus qu'à surfer le site du FAIR, vous procurer la compilation dont on vous garantit le plaisir d'écoute et d'ouvrir grand vos oreilles...


Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Lee Fields

Lee-Fields-Philippe-Mazzoni


 

FAITHFUL MAN. C'est le titre de mon dernier album, et c'est moi aussi. Je suis un homme fidèle, et pas qu'à la musique. Cela fait quarante-trois ans que je suis marié avec la même femme. Evidemment, j'ai connu des tentations mais je ne me suis jamais compromis.

 

PARIS. J'aime la ville, j'aime sa gastronomie, j'aime les gens. C'est the place to be pour tomber amoureux. J'aime venir ici, et mon dernier concert était, encore une fois, surréaliste tellement c'était bien. En fait, Paris est dans mon top 4 des mes villes préférées du monde avec New York, Londres et la Nouvelle-Orléans. 


SOUL SURVIVOR. Beaucoup me qualifient ainsi, et je dois leur donner raison: je suis encore là, contrairement à la plupart des artistes de mon époque qui ont disparu, ou qui ne font plus grand-chose. Je continue à écrire, jouer, chanter... Oui, je suis bien un de ces survivants de la soul.

 

LITTLE JB. En revanche, plus personne ne m'appelle comme ça, sauf pendant des interviews... Un truc de journalistes, qui aiment les relents du passé. Aujourd'hui, je suis juste Lee Fields! 

 

 


Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Festival Les Inrocks #2

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Le festival Inrocks/Wolkswagen a continé sur sa lancée vendredi, samedi et dimanche. Si Yan Wagner, depechemodien à mort, et Benjamin Biolay, toujours superbe, ont enflammé le dimanche soir, vendredi et samedi ont vu la Cigale s'énerver sérieusement sur les sets des Vaccines, de Willy Moon ou encore d'Alabama Shakes. Petite revue édifiante ci-dessous...

Et un grand merci de Bandes Sonores aux Inrocks pour cette belle édition!

 

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Festival Les Inrocks #1

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Cette année, les Inrocks ont encore fait fort en relevant le défi de programmer des groupes confirmés aux côtés de jeunes artistes dont a encore tout à découvrir.

L'édition 2012 a commencé ce lundi au Casino de Paris, avec notre efficace Lescop national et les incroyables bêtes de scènes que sont Hot Chip. Un grand moment...

Bandes Sonores a continué l'aventure Inrocks mercredi et jeudi à la Cigale, avec Lambchop, Tindersticks, Citizens, Daughter, Sipiritualized et les Maccabees. Une belle brochette de gagnants qui n'a donné qu'une envie: poursuivre le festival, démarré sous les plus beaux hospices. 

To be continued... 

 

 

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Lafayette

LafayettePhilippe Mazzoni

Votre plus beau moment sur scène?

Un concert en première partie des Firecrackers à Grenoble. C’était leur concert d’adieu, ils se séparaient après. Leur public était là en masse. L’ambiance était électrique, la tension palpable dans le public et dans les loges. On monte sur scène et dès le premier titre, des mecs slamment, ça pogote devant, du délire! On a joué en mode autoroute, à donf! Trop bon.

Et en studio?

Le mixage du nouvel album au Studio Mercredi 9, notre QG. David Corcos est venu du Brésil pendant 15 jours. L’ambiance était extrêmement studieuse et "enfumée...". Une douce odeur de plantes se répandait dans tous le studio. Les reverbs et échos vintage étaient de sortis. Ca planait vraiment!

Votre plus belle frayeur ?

Une nuit, on rentrait d’un concert à Marseille, et un cerf a traversé juste devant le camion. Il pleuvait dru, c’était surréaliste. Tout s’est passé en une fraction de seconde mais on a eu très peur.

Votre plus grand désir?

Jouer au Festival de Coachella, près de Los Angeles. Tous les groupes qui comptent sont passé à un moment donné de leur carrière là-bas. C’est une ambiance très cool et festive, post hippie, dans un site naturel sublime.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Les Inrocks 2012

Les Inrocks 2012

 

Cette année, le festival des Inrocks fait encore très très fort. De Hot Chip à Benjamin Biolay en passant par Andrew Bird, Lescop, Alt J, Spiritualized, Pulp, Poliça, Alabama Shakes, The Vaccines, Michael Kiwanuka ou encore Lambchop, la capitale puis d'autres villes de France vont vibrre au son des plus jolies guitares - dans la langue de Shakespeare ou de Molière. Toutes les infos ici. À très vite pour notre compte-rendu!

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

 

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Pitchfork #2 Live Report

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Du jeudi 1er novembre au samedi 3 novembre, la Grande Halle de la Villette fut en ébullition - malgré des températures frisquettes assez tenaces. Bandes Sonores vous livre quelques moments choisis de la seconde édition de cette manifestation déjà très courue de par le monde - au Pitchfork festival, on parle français et anglais... Comme les artistes de cette jolie programmation, dont le gros défaut a été des créneaux horaires parfois fantaisistes, et des choix peu compréhensibles. Fuck Buttons à 23h, avant Animal Collective, pourquoi? Mention spéciale pour ces derniers. Souvent décrié par nos confères, le show d'Animal Co nous a pourtant absorbé grâce à son psychédélisme d'une autre dimension. Cette année, le prix de l'élégance va tout droit aux impeccables Walkmen. Pour le reste, il suffit de lire les légendes de chaque photo en cliquant sur read more... 

 

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Cody Chesnutt

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Avec le temps, on apprend à être plus responsable, plus souple, et, paradoxalement, plus carré. Les valeurs, tant musicales (qu'elles viennent de la soul, du funk, du classique, du rock ou de la pop) que familiales sont devenues sacrées à mes yeux. Cela a pris du temps. Beaucoup de temps, où j'ai traversé des sales périodes...

Ma femme, mes enfants, ma maison, tout ceci est ma raison de vivre, et même la plus folle des célébrités ne pourrait m'éloigner d'eux. Idem pour mes chansons: rien ne m'écartera de les vouloir les plus authentiques et sincère possibles... Quitte à attendre dix ans entre chaque disque!

Le jour où j'ai chanté dans le micro où avait jadis chanté Al Green, dans les Royal Studios de Memphis, je me suis dit que j'avais atteint quelque chose. Que toutes les âmes géniales qui étaient passées par là veillaient sur moi. Qu'il fallait que j'arrête de m'en faire, une fois pour toutes!

C'est pour cela que je ne désire rien d'autre pour Landing On A Hundred que d'être pris tel qu'il est: un album de soul - mais pas néo-vintage comme il y en a tant aujourd'hui. De la musique faite avec ses tripes, ça ne peut pas s'imiter.

 

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Pitchfork Festival #2

Pitchfork Fest 2

 

Pour sa seconde édition, le festival Pitchfork fait très fort. Toujours plus varié, et toujours plus surprenant, avec des références indies comme on aime. La preuve, Bandes Sonores en a déjà rencontré: Breton, Liars, M83, Twin Shadow, Chairlift et Sébastien Tellier. Il y aura aussi Animal Collective, Grizzly Bear, Simian Mobile Disco ou encore The Walkmen. En attendant notre compte-rendu, voici la programmation précise ici

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

 

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