Palma Violets

Palma Violets-Philippe-Mazzoni


 

PALMA VIOLETS. Nous aurions bien voulu nous appeler les Beatles, mais c'était trop tard! En Angleterre, les Parma Violets sont des petits bonbons très doux qui rafraîchissent l’haleine. Ils sont assez old fashion. Même si nous avons un peu changé l'orthographe du nom, nous devrions toujours avoir une ou deux boîtes sur nous pour les faire goûter.

DÉBUTS. Pendant longtemps, nous n'avons jamais pensé être bons. Au début, nos chansons étaient cools, mais nous n'étions pas persuadés qu'elles soient à la hauteur, nous nous disions que le meilleur viendrait plus tard... Jusqu'à ce que Milo Ross, un manager, nous voit un jour sur scène... et nous dise qu’elles étaient géniales. Mieux encore, qu’il serait prêt à les vendre! Ce simple sentiment d’avoir quelqu’un qui croit en nous a déclenché notre flamme. Quelques mois plus tard, c'était la rencontre avec Rough Trade.
 
LIBERTINES. Oui, on nous compare souvent, parce que l'énergie sur scène, les deux leaders, etc. Nous ne voyons pas vraiment d'autre rapport, mais cela reste flatteur et nous les avons toujours aimé.
 

SON. Nous pouvons très bien nous contenter de jouer avec des guitares d’occase chopées en vide grenier. Après tout, les groupes des années 60 faisaient bien avec les moyens du bord. Chez nous, l'inspiration vient très vite, c'est très spontané. Si nous pouvons éviter d'attendre la maison de retraite pour faire du bon son, c'est encore mieux!


 


Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Maissiat

Maissiat-Philippe-Mazzoni


AMANDINE MAISSIAT.


Première chanson. J’étais toute petite, vers l’âge de huit ans… Je me rappelle du moment où je suis sortie de ma chambre en chantonnant ce premier tube : « Quand on a peur, on crie Maman ». Un sacré commencement, n’est-ce pas !

 

Premier disque écouté. C’était un vinyle que mon beau-père avait offert à ma mère, ils venaient de se rencontrer. C’est la première fois que j’ai entendu "Quand j’serai k.o" d’Alain Souchon. J’adore ce titre.

 

Premier concert. Véronique Sanson sur la tournée de Sans regrets. La claque. Il y avai peu de musique à la maison mais je me rappelle d’un tiroir avec quelques cassettes audio dont cet album là. Je suis fan de Sanson. Et d’ailleurs en pleine nuit, après avoir enregistré les voix d’Havre-Caumartin pour mon album, nous avons regardé son fameux concert de l’Olympia 85 je crois. Frénésie!

 

Premier groupe. Je devais avoir dix ans. Nous avions monté un groupe avec mes voisines du lotissement dans lequel nous habitions avec ma mère. Je jouais sur une fausse batterie en plastique Tom&Jerry. Photo à l’appui mais ce sera pour une prochaine fois !

 

Premier concert. C’était à Lyon, ma ville d’origine, pour la fête de la musique, en plein air sur une place, en 2003 si mes souvenirs sont bons…

 

Premier album. Tropiques évidemment !


Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Of Monster and Men

Of Monster Of Men-Philippe-Mazzoni

  

RAGGI PORHALLSSON: Notre succès a eu l'air d'être assez facile, mais c'est uiquement grâce à une compétition nationale que nous avons gagné que nous avons été reconnus si vite. Et Youtube, aussi. On peut dire ce qu'on veut, mais c'est très pratique pour se faire connaître...! Car sinon, il n'était absolument pas certain que nos chansons plaisent autant...

NANNA BRYNDIS HILMARSDOTTIR:  Surtout que nous faisons de la musique fantomatique. Elle nous libère de nos angoisses, de nos appréhensions. Elle est aussi symbole de notre pays, l'Islande: puissante et froide... Un peu animale!


Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

 

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Chateau Marmont

Chateau Marmont-Philippe-Mazzoni


GUILLAUME DE MARIA.

CHATEAU MARMONT, car nous cherchions  un raffinement à la française un peu mode, mais avec le côté dégueu du Chateau Marmont...

GENÈSE. On se connaît de longue date, du sud ouest... Il y a 10 ou 15 ans, on était dans des groupes post rock, noise, hardcore... Petit à petit, tout ce petit monde est arrivé à Paris, et l'idée de faire un groupe ensemble a germé. Quelques concerts, quelques démos, des premiers titres à l'époque de Myspace. Rien de très sérieux, mais, au bout d'un moment, nous nous sommes attaqué à un 4 titres, et le label Institubes s'est rapidement intéressé à nous. Nous étions surpris de rencontrer des directeurs artistiques aussi compréhensifs. Résultat: Solar Apex en 2008, puis Nibiru en 2010. Pas mal de remixes entre les deux maxis, puis Institubes a fermé. Aujourd'hui, nous avons monté notre propre label et avons signé en licence chez Arista.

THE MAZE. Il s'est fait de manière chaotique. C'est un faux premier album, car les deux premiers maxis étaient déjà très complets. Nous n'avions pas de ligne directrice. D'abord, nous avons planché dessus dans un premier studio, trop petit. Puis une maison en Bretagne d'un ami, pour se mettre en vase clos pendant 15 jours et voir ce qui allait en sortir... Ca n'a absolument pas marché, mis à part un titre! À partir de là, nous avons repris le rythme de l'enregistrement quotidien en studio. Avec tout ce que ça peut apporter comme doutes au sein du groupe... Chaque morceau a vécu vingt versions. Nous sommes très, très pointilleux. Entre temps, nous nous sommes séparés d'un membre, nous avons fait des aller-retours aux Etats-Unis. Nous finissions par nous dire qu'on allait jamais y arriver. Et puis il y a eu le déclic: nous avons trouvé notre son, notre style.Complètement indépendants. Pas de producteur, de mixeur, on y a pensé pour prendre du recul. On ne se sentait pas forcément de confier des années de travail, de les soumettre à un jugement rapide. Espèce de Vietnam pour nous.

Il y a des morceaux pops, et des morceaux plus instrumentaux, plus bizarres, plus planants... Avant, nous travaillions comme des musiciens électroniques ou des remixeurs: en partant du rythme. Là, c'était à partir des mélodies, de l'atmosphère, du chant. 

INFLUENCES. Les grands axes, ce sont les pionniers de la musique synthétique allemande des années 70, les japonais du début des 80's. Nous sommes aussi des très gros fans de la musique californienne de studio de la fin des seventies. C'est hyper riche.

Avec le temps, nous avons appris à savoir ce que nous voulions, il n'y a pas toujours besoin de se dire les choses pour se comprendre. Nous n'avons plus 20 ans, et avons chacun une vie personnelle. Nous avons trouvé un bon équilibre.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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On And On

On And ON-Philippe-Mazzoni

 

RYNE: En primaire, je n'écoutais que Greenday, et c'est ce qui m'a donné envie de m'acheter une basse... Comme quoi, ça a du bon d'écouter Greenday! 

NATE: Mariah Carey, j’en étais très amoureux. Elle a marqué au fer rouge ma puberté... Mais ma première fois en musique, c’était Nirvana. je me rappelle d'un long voyage en voiture avec mes parents et moi le casque de walkman vissé sur la tête et les yeux dans le vague.

ALISSA: Ma mère ne passait que des vieux disques de soul... Tout se confond encore dans ma tête, mais il y a des voix qui me reviennent, parfois. Marvin Gaye, Aretha Franklin... Je crois qu'ils chantaient dans le rêve que j'ai fait et qui nous a donné le nom de notre groupe. Je me noyais, une sirène venait me sauver en me sussurant des mots doux à l’oreille. Elle me parlait sans s'arrêter... On and on.


Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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The Irrepressibles

The Irrepressibles 2-Philippe-Mazzoni


JAMIE McDERMOTT


Pourquoi avoir appelé ce nouvel album Nude ?


Nude parle d'honnêteté. En tant qu'artiste gay, il est important pour moi de montrer ma vie et mes émotions telles qu'elles sont. Nude est une représentation artistique de la nudité qui évoque la beauté des formes, de la nature, la vulnérabilité et la sexualité. La pochette de l'album met en scène deux hommes en pleine lutte, en plein tourment, bataillant avec leur propre discours, leur désir sexuel... tout en étant amoureux.

Dans Nude, il y avait donc surtout le désir de dire la vérité. Il me semble nécessaire d'avoir quelque chose à dire en pop music. Quand on vous donne la parole, il est important de signifier le changement.

 

Comment écrivez-vous vos chansons?

 

J'écris instinctivement, sans me censurer. Je m'assois et j'enregistre tout ce qui me vient à l'esprit - paroles, musique et chant. J'écoute ensuite ce que ça donne et je le chante aux musiciens afin qu'ils puissent les jouer. Parfois, je les retranscris. J'essaye de créer un univers sonore qui puisse accueillir les paroles d'une chanson, qui soit un endroit où le rêve, la mémoire et l'espoir existent.

 

Comment gérer, seul, un orchestre de dix musiciens?

 

Cela peut être assez difficile. On a affaire à tant de personnalités différentes, tant de gens à satisfaire, tant de préoccupations et d'inquiétudes dans une industrie qui a si peu d'argent à dépenser pour les nouveaux artistes qui défient les normes. C'est difficile de gérer cela au quotidien... Mais je suis chanceux d'être entouré de gens qui croient en mon message, ma musique et ma passion.


Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Bhi Bhiman

Bhi Bhiman-Philippe-Mazzoni

 

Premier concert?

Dans les caves et les garages de personnes que je connaissais plus ou moins, voire pas du tout. C'était avec mon premier groupe, Hippie Grenade.  

Première chanson?

Pas facile à dire, car je travaille toujours sur plusieurs idées en même temps... "Equal in My Tea" et "White Man's Burden Blues" sont sans doute les deux premières chansons que j'ai écrit, et je les aime toujours autant.

Premier amour musical?

Quand j'étais ado, j'aimais des groupes de hard rock comme AC/DC, Soundgarden, et Led Zeppelin. Il y a même eu un moment où je voulais à tout prix un tatouage Zoso... Que je suis ravi de n'avoir finalement jamais fait!


Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Griefjoy

Griefjoy-Philippe-Mazzoni


 

GUILLAUME FERRAN.

 

EX-QUADRICOLOR. Depuis 2008, tout est venu très vite, un peu trop peut-être. Nous avions perdu le goût et le plaisir de jouer ensemble, on voulait le retrouver, et le début de l'année 2012 a été un moment charnière.

 

NOUVEAU NOM. C'était avant tout un changement de projet, le nom est venu après cette nouvelle direction prise. Nous avons d'abord travaillé la musique. En la décortiquant, nous avons réalisé que ce qui nous inspirait, c'était l'émotion triste - sans être cucul! Rejoindre deux émotions: tristesse et joie, cela résume l'émotion que nous voulons faire passer. La bi-émotion!


PREMIER ALBUM. Fini depuis avril dernier, avant notre rencontre avec Arista! Il fallait  apprenne à se connaître avec le label, c'était important. Nous sommes du genre tatillons... Nous prenons le temps de faire un maxi avant afin de faire goûter notre univers. 

 

CINÉMA. Un film a été assez déterminant dans la volonté de changer, c'est Les Evadés. Il y a cette scène déterminante où le vieux Brooks se suicide après avoir passé toute sa vie en prison, "Brooks was here". Nous tenons beaucoup à cette thématique de laisser un trace de son passage avant de partir. Elle revient beaucoup dans nos textes écrits par Sylvain Autran. 


GRIEFJOY. Nous travaillons avec un collectif, le Garage, avec qui nous construisons petit à petit notre univers. Notre musique est cinématographique, d'où une réelle volonté d'avoir des vidéos très fortes du point de vue visuel. Nous penchons vers le témoignage sociétal: après la fête entre bourgeois de notre premier single, notre prochain clip montrera des jeunes issus de quartiers "sensibles." Avec les clips, il s'agit d'élargir la palette, de donner une dimension à nos morceaux que l'on n'aurait pas forcément soupçonnée. Sublimer le réel, ce qui n'est pas forcément beau à l'origine. 

 

Griefjoy en trois mots : piano (mon instrument de prédilection), plaisir (que nous avons retrouvé ces derniers mois) et live (nous avons hâte de remonter sur scène et de faire quelque chose d'assez fou!)

 



Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Darkstar

Darkstar-Philippe-Mazzoni 3


JAMES YOUNG. 

Quels ont été les débuts de Darkstar?

 

Au début, Darkstar existait simplement pour travailler des beats de MC's, lorsque nous étions à l'université, à Harlsden. Une fois nos études terminées, nous nous sommes installés dans l'est de Londres et avons sorti quelques morceaux sur notre propre label, 2010 records. Au début, nous ne comptions pas faire écouter notre musique à d'autres personnes que nos proches... Avec Warp, nos ambitions ont radicalement changé! Aujourd'hui, News from Nowhere, notre premier album, est dans les bacs. Il doit absolument fonctionner, afin que nous puissions encore connaître ce plaisir intense d'enregistrer en studio...


Pourquoi vous appeler Darkstar?

 

Nous avons choisi ce nom sur un coup de tête, il vient du sample d'un ancien morceau sur lequel j'avais travaillé et qui s'appelait 'Buy This Shit'. Nous avons complètement bloqué dessus!

 

Un souvenir particulier de l'enregistrement de l'album?

 

Oui, grâce au fait d'avoir travailler avec Richard Formby. Quand nous avons bouclé le dernier titre que nous devions boucler, "North View-Bed Music", nous n'avons pas échangé un mot: nous savions tous que l'album était terminé  - et que le pub nous attendait au coin de la rue!

 

Un voeu pour 2013?

 

Profiter de la vie, et regarder notre disque mener son petit bonhomme de chemin.



Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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PVT

PVT-Philippe-Mazzoni

 

RICHARD PIKE.

 

HOMOSAPIEN. Humain, trop humain? Oui, c'est absolument ça. Sans tomber entièrement dans la philosophie nietzchénne. 

 

L'enregistrement de cet album a été génial. Sans doute été le meilleur moment de ces dix dernières années... Nous l’avons fait à Sydney, notre base natale. Les chansons sonnent exactement comme nous le voulions: différemment. Nous ne voulions pas aller là ou les gens nous attendaient, nous nous sommes mis à nu. Un peu comme des lutteurs à l'époque gréco-romaine!

 

La musique vocale, c'est ce que nous écoutons. On ne peut pas être un fan de Nick Cave, de David Byrne ou de Bob Dylan sans s’essayer à l’écriture! Notre musique à nous se veut profonde, nous soignons tout particulièrement les paroles et, je l'avoue, c'est dur, très dur, d'y travailler. Mais c'est d’autant plus excitant... 

 

La musique, c'est un phénomène étrange qui peut apparaitre n’importe où, en ville ou dans les champs. Mais la prochaine fois, nous allons tenter d'aller dans la campagne pour l'enregistrement. Question de changer... de disque!

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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The Amplifetes

The Amplifettes-Philippe-Mazzoni

TOMMY SPAANHDEN

Notre son? Rock et dance-floor, pop et psychédélique, triste et enjoué, actuel mais intemporel, hivernal et ensoleillé. 

Nos concerts? Sauvages mais pas trop, réfléchis mais hédonistes, un peu punk sur les bords et toujours électros.

Notre pays? La Suède, on l'adore et on ne la quitte pas. Nous nous partageons entre la ville et la campagne, nous avons enregistré notre album en pleine forêt et nos racines sont très importantes pour nous...

Nos ambitions? Etre accessibles avant même d'être populaires, mais ne pas prendre les gens pour des ignares, leur offrir une musique pleine, complète.

Notre amitié? D'une solidité à toute épreuve. Comme notre carrière, si tout se passe comme prévu!



Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Granville

Granville-Philippe-Mazzoni


MÉLISSA & SOFIAN. 

Si Granville était...

 

Un animal?

Un chat angora. Il fait tout le temps froid, son pelage nos protegerait. Libre, un peu paresseux: ça nous ressemble!

 

Une couleur?

Rouge, comme la robe de notre chanson, le vin, la rose, le coucher de soleil.

 

Un pays?

La France. Nous restons là!

 

Une fleur?

Une pensée... C'est à double sens...

 

Un fruit?

Un kaki. C'est très doux, original, c'est ce que nous avons envie d'être.

 

Une odeur?

Celle de la mer, de la plage, celle qu'on sent quand on s'approche de la mer. L'air iodé pour se sentir être. L'odeur du café, car nous aimons écouter de la musique et écrire des chansons en buvant du café, pour le plaisir... 

 

Un personnage de film?

Bill Murray dans La Vie Aquatique.

 

Un personnage de dessin animé?

Princesse Mononoké ou la Mamie du Château Ambulant - elle est si mignonne, elle vit plein d'aventures...

 

Une saison?

Le printemps, à cheval entre hiver et été.

 

Un arbre?

Un baobab, qui vit très vieux et très grand. Afin que notre groupe soit présent le plus longtemps possible!

 

Un oiseau?

Pas une mouette, c'est trop agaçant! Un pigeon voyageur pour voir le monde... et exporter notre musique un peu partout.

 

Un roman?

L'Ecume des Jours de Boris Vian, pour la naïveté, le suréalisme, ses sujets lourds traités avec légèreté, le fait que ce livre soit complètement décomplexé.

 

Une figure historique?

Serge Gainsbourg, car il fait partie notre histoire. Il a forgé notre culture musicale francophone et francophile.

 

Un objet?

Une platine vinyle: c'est vivant, ça change tout le temps...

 

Un ressenti?

La sincérité. C'est ce que nous cherchons dans tout ce que nous faisons, chez les gens que nous rencontrons. C'est le pilier de vos vies et de Granville.



Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Local Natives

Local Native-Philippe-Mazzoni


TAYLOR RICE & KELCEY AYER.

 

HUMMINGBIRD. Nous n'avions rien écrit avant l’été 2011. Il faut dire que notre tournée avait vraiment duré longtemps... Nous nous sommes isolés à Summer Lake, dans l'Oregon, en dehors de Los Angeles. Pour les enregistrements, nous sommes allés à Montréal et à Brooklyn. Nous devions nous éloigner de la Californie, notre zone de confort, dirons-nous!

Le titre vient de l’une des chansons de l’album. Elle  est très symbolique, personnelle aussi. Mais elle matérialise aussi l’ensemble de l’album: à la fois fragile et rempli d’émotions très fortes, celles des dernières années passées tous ensemble.

LA CALIFORNIE. Justement, parlons-en. Hors de question d'en bouger... Nous aimons trop le soleil. Nous vivons tous les uns à côté des autres, vers Silver Lake. En tournée, nous avons vu des villes superbes, mais rien ne nous a donné envie de déménager pour autant. OK, Berlin, c'est super, mais le froid dure... trop longtemps.

Là où nous vivons, c'est une communauté d’artistes très solidaires les uns des autres. Musiciens, peintres, photographes... Nous nous influençons les uns les autres, c'est un apport précieux.

AMITIÉ. Nous deux, nous nous sommes connus vers 12 ans, et quelques années plus tard nous avons rencontré les autres mecs. Le fait d'être un groupe, avec des obligations comme rouler pendant trois heures tous entassés dans une voiture pour faire un concert dans un bar pourri a clairement soudé notre amitié. Ca passe ou ça casse, ce genre d'expérience!


Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Indians

Indians-2

 

SOREN JUUL

Si tu étais un animal?

Un loup!

Une plante?

Une algue. En bon Norvégien, je suis un gars de la mer... J’aime plonger...

Une saison ?

L’hiver, mais pas dans sa phase sombre. Comme aujourd’hui par exemple, lorsqu'il est froid et ensoleillé.

Un livre ?

Je préfère les magazines, pour leurs images et leur décontraction.

Un film ?

Un film d’amour des années 70, avec un sens de l’histoire que l'on a perdu depuis. Et puis j’aime être amoureux...

Un autre artiste ?

Jack White. Rien à voir avec ce que je fais, mais c'est un grand faiseur de sons devant l'Eternel. Pour ma génération, il est très important.

Une ville?

New York, j’en suis dingue... Dans mon album, le titre "Somewhere Else" parle de ma passion pour cette ville, que je connais que depuis quelques mois.

Une couleur ?

Un bleu très, très foncé.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Wave Machines

Wave Machines-Philippe-Mazzoni

TIM BRUZON

POLLEN.

Ce titre sonnait bien, vu que nous donnions à la fois naissance, du point de vue artistique, à un nouvel album et, du point de vue personnel, à trois enfants!

RÉCEPTION(S).

Que les gens aiment ce nouveau disque, voilà notre souhait. Qu'ils apprennent à l'aimer au fil du temps ou que ce soit un coup de foudre, le principal est qu'ils lui donnent une chance de grandir à travers eux. Rien de pire que l'indifférence: je préfère qu'on critique méchamment l'album plutôt qu'on l'ignore.

INFLUENCES.

Quand j'avais douze ans, je n'écoutais que du rock: AC/DC, les Doors, Led Zeppelin, bref, de la musique qui me faisait jouer au guitar hero. Ce n'est que plus tard que j'ai plongé dans l'électronique d'Autechre, Aphex Twin ou Boards of Canada. Aujourd'hui, quand j'écris des morceaux, je n'écoute surtout pas la radio ou d'autres groupes... C'est l'une des choses les plus réjouissantes lorsqu'on termine un album: pouvoir enfin se détendre le cerveau avec la musique des autres! 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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