Benjamin Biolay

Benjamin Bioley-Philippe-Mazzoni


VENGEANCEParce que ce titre emmerdait mon label. C’est toujours bon signe, quand la maison de disques n'est pas d'accord.

Mais il n'y a aucun sentiment de haine chez moi... Enfin, presque! Je n'ai plus autant de colère, je me préserve de l'amertume. Evidemment, mon passif ne fera jamais de moi un joyeux luron, mais je suis davantage dans la sérénité... l'âge peut-être? J'oublie les blessures du passé et je m'ouvre à l'avenir, à la liberté que m'offre la musique. C'est une chance que j'ai appris à savourer. "Profite", comme le dit ma chanson!

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

Retrouvez l'artiste sur son espace et Spotifyspotify:album:7ypuk8ERCwFakweWAsMoyz1

Read more: Benjamin Biolay

Pamela Hute

Pamela Hute-Philippe-Mazzoni 4


 

Pouvez-vous revenir sur vos débuts?

Je n'ai pas suivi de parcours vraiment formel. J'ai commencé la guitare vers 10-12 ans, et à peine avais-je appris à jouer mon premier accord que j'écrivais une chanson! J'ai acheté un 4 pistes, une reverb, et tout à commencé comme cela... Au lycée, j'ai monté mon premier groupe: un trio, basse, batterie, guitare-chant. On jouait mes chansons. La musique était partout dans mon imaginaire, dans ma vie rêvée. J'ai cependant fait une trêve d'un an ou deux lorsque je préparais Sciences Po, puis j'ai repris l'écriture en 2004, dans un état d'urgence très particulier. J'ai rencontré Igor, puis Ernest, et le projet tel qu'il existe aujourd'hui est né.

 

Pourquoi avoir appelé ce second album Bandit?

Tout est parti du titre "Running Away", un des premiers morceaux que j'ai écrit, qui évoque le destin de  Colton Harris Moore, un jeune délinquant et ancien fugitif américain, qui s'est livré à une course poursuite incroyable avec la police américaine. Il volait des avions, se réfugiait dans des maisons de banlieues riches... Il est surnommé le "bandit aux pieds nus" (en anglais The Barefoot Bandit), car il aurait commis certain de ses crimes pieds nus.

Ce qui m'a plu dans cette histoire, c'était la dimension romantique de sa cavale, sa fuite - une thématique que je trouve très inspirante. Après m'être arrêtée sur ce mot, je me suis rendue compte que les textes de l'ensemble de l'album évoquaient les grands espaces, la fuite, la quête. J'ai beaucoup écrit avec des images très cinématographiques en tête, des paysages, des chemins... Et tout d'un coup le mot Bandit créait un lien entre tous les titres.  Et puis, bien sûr, l'album a été une aventure compliquée, il a été difficile à attraper. Ce disque ne pouvait tout simplement pas s'appeler autrement !

 

Quelles étaient vos ambitions pour ce nouveau disque - ce que vous souhaitiez absolument (re)faire ou éviter?

Je n'ai pas de perspective quand j'écris, j'essaie de rester très instinctive. Cependant, les enjeux sont particuliers, car on a désormais une référence, qui est le premier disque. Cela m'a beaucoup angoissée. Et pourtant...c'est un album plus joyeux que le premier, alors même qu'il a été réalisé dans la difficulté. C'est amusant ce contraste. Mais c'est exactement ce que je voulais. Faire un disque plus pop, moins noir, avec une énergie rock. L'intervention de John Agnello, qui a mixé l'album à New York, a été déterminante. C'est un album ensoleillé et, même si je ne le savais pas quand j'ai commencé à l'écrire, c'est exactement l'album que je voulais.

 

Pamela Hute est un trio. Quelles sont les qualités à être entourée d'Igor et d'Ernest?

Je ne serais pas grand chose sans eux. Igor vient de la pop, et adore les sonorités synthétiques 80's, alors qu'Ernest est très influencé par le son des années 50 ou 60. J'aime les personnalités dans la musique, et chacun d'eux apportent beaucoup à mes chansons. Dans un trio, tout le monde est essentiel, et au service des titres. Cela participe au son du groupe sur scène, et en studio. C'est une formule à laquelle je suis très attachée...



Si vous n'aviez pas été musicienne... Quel métier auriez-vous pu choisir?

Aucun! Ecrire des chansons est vital, essentiel.



Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

Retrouvez l'artiste sur son espace et Spotifyspotify:album:6GtLydDKZKEFK7EkHkItAn1

Read more: Pamela Hute

John Grant

John Grant-Philippe-Mazzoni


  

PALE GREEN GHOSTS. Je voulais déjà des sonorités synthétiques sur Queen of Danmark, mais ce n'était pas les tonalités de Midlake. Or, si il y a bien quelque chose que j'aime par dessus tout, c'est la musique électronique. Tiens, d'ailleurs, chez les français, j'adore Bernard Fèvre (Black Devil Disco Club) et  Zombie Zombie. Leur côté électro-psychédélique me plaît beaucoup...

 

ISLANDE. J'ai commencé cet album il y a un an. J'aurais du le faire en deux semaines au Texas, et finalement, ça m'a pris dix mois. Mais entre temps, je suis allée en Islande, je suis tombé amoureux du pays, j'ai rencontré Birgir Þórarinsson du groupe Gusgus, dont j'étais un grand fan. Il m'a proposé de me filer un coup de main sur le disque, j'ai accepté volontiers. Et depuis, je vis à Reykjavik.

J'y suis très heureux car les gens sont supers, les paysages sublimes, et c'est l'occasion d'apprendre une nouvelle langue. C'est encore plus dur que le français, je crois. Chaque mot à 16 formes différentes... Je ne plaisante pas! 

J'ai vécu dans les états de Michigan, Colorado, New York...  La vie quotidienne peut être la même partout, avec ses mêmes problèmes d'amour, de colère, de malentendus. En Islande, tout est différent, les gens ne sont tout simplement pas pareils qu'ailleurs. 

 

TRISTESSE. Il y aura toujours une certaine mélancolie dans ma musique, car il existe une tristesse infinie dans l'être humain, car on doit apprendre à affronter tant de choses: la mort, la perte de l'autre, se découvrir. C'est très sombre. J'aimerais être comme ces gens qui relativisent tout et n'importe quoi, qui prennent une distance folle avec  ce qui leur arrive. Mais cela ne m'arrivera jamais. Et peut-être n'est-ce pas plus mal.

 

BONHEUR. Je suis heureux aujourd'hui. Car j'essaye de ne pas trop regarder autour de moi, ou surtout devant moi. La mort, ça fait partie du package de la vie. Il faut donc faire avec. L'amour, le sexe, c'est bien quand c'est là... La perte, c'est terrible quand ça arrive.

La solution, c'est apprécier d'être seul au monde. On peut faire plein de choses: cuisiner, regarder les arbres, lire, apprendre de nouveaux langages. Tiens, aujourd'hui, l'attaché de presse de mon label en France m'a appris cette expression: "avoir une fuite de cerveau", comme une fuite d'eau... Un jeu de mots rigolo, non? 


Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

Retrouvez l'artiste sur son espace et Spotifyspotify:album:53nkfLtRWI2LhgX612G4Jb1

Read more: John Grant

Palma Violets

Palma Violets-Philippe-Mazzoni


 

PALMA VIOLETS. Nous aurions bien voulu nous appeler les Beatles, mais c'était trop tard! En Angleterre, les Parma Violets sont des petits bonbons très doux qui rafraîchissent l’haleine. Ils sont assez old fashion. Même si nous avons un peu changé l'orthographe du nom, nous devrions toujours avoir une ou deux boîtes sur nous pour les faire goûter.

DÉBUTS. Pendant longtemps, nous n'avons jamais pensé être bons. Au début, nos chansons étaient cools, mais nous n'étions pas persuadés qu'elles soient à la hauteur, nous nous disions que le meilleur viendrait plus tard... Jusqu'à ce que Milo Ross, un manager, nous voit un jour sur scène... et nous dise qu’elles étaient géniales. Mieux encore, qu’il serait prêt à les vendre! Ce simple sentiment d’avoir quelqu’un qui croit en nous a déclenché notre flamme. Quelques mois plus tard, c'était la rencontre avec Rough Trade.
 
LIBERTINES. Oui, on nous compare souvent, parce que l'énergie sur scène, les deux leaders, etc. Nous ne voyons pas vraiment d'autre rapport, mais cela reste flatteur et nous les avons toujours aimé.
 

SON. Nous pouvons très bien nous contenter de jouer avec des guitares d’occase chopées en vide grenier. Après tout, les groupes des années 60 faisaient bien avec les moyens du bord. Chez nous, l'inspiration vient très vite, c'est très spontané. Si nous pouvons éviter d'attendre la maison de retraite pour faire du bon son, c'est encore mieux!


 


Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

Retrouvez l'artiste sur son espace et Spotifyspotify:album:7pRlHTBSENFfpnfNpPllpv1

Read more: Palma Violets

Maissiat

Maissiat-Philippe-Mazzoni


AMANDINE MAISSIAT.


Première chanson. J’étais toute petite, vers l’âge de huit ans… Je me rappelle du moment où je suis sortie de ma chambre en chantonnant ce premier tube : « Quand on a peur, on crie Maman ». Un sacré commencement, n’est-ce pas !

 

Premier disque écouté. C’était un vinyle que mon beau-père avait offert à ma mère, ils venaient de se rencontrer. C’est la première fois que j’ai entendu "Quand j’serai k.o" d’Alain Souchon. J’adore ce titre.

 

Premier concert. Véronique Sanson sur la tournée de Sans regrets. La claque. Il y avai peu de musique à la maison mais je me rappelle d’un tiroir avec quelques cassettes audio dont cet album là. Je suis fan de Sanson. Et d’ailleurs en pleine nuit, après avoir enregistré les voix d’Havre-Caumartin pour mon album, nous avons regardé son fameux concert de l’Olympia 85 je crois. Frénésie!

 

Premier groupe. Je devais avoir dix ans. Nous avions monté un groupe avec mes voisines du lotissement dans lequel nous habitions avec ma mère. Je jouais sur une fausse batterie en plastique Tom&Jerry. Photo à l’appui mais ce sera pour une prochaine fois !

 

Premier concert. C’était à Lyon, ma ville d’origine, pour la fête de la musique, en plein air sur une place, en 2003 si mes souvenirs sont bons…

 

Premier album. Tropiques évidemment !


Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


Retrouvez l'artiste sur son espace et Spotifyspotify:album:0gSNy0HsBJisr59hiWY96t1

Read more: Maissiat

Of Monster and Men

Of Monster Of Men-Philippe-Mazzoni

  

RAGGI PORHALLSSON: Notre succès a eu l'air d'être assez facile, mais c'est uiquement grâce à une compétition nationale que nous avons gagné que nous avons été reconnus si vite. Et Youtube, aussi. On peut dire ce qu'on veut, mais c'est très pratique pour se faire connaître...! Car sinon, il n'était absolument pas certain que nos chansons plaisent autant...

NANNA BRYNDIS HILMARSDOTTIR:  Surtout que nous faisons de la musique fantomatique. Elle nous libère de nos angoisses, de nos appréhensions. Elle est aussi symbole de notre pays, l'Islande: puissante et froide... Un peu animale!


Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

 

Retrouvez l'artiste sur son espace et Spotifyspotify:album:4p9dVvZDaZliSjTCbFRhJy1

Read more: Of Monster and Men

Chateau Marmont

Chateau Marmont-Philippe-Mazzoni


GUILLAUME DE MARIA.

CHATEAU MARMONT, car nous cherchions  un raffinement à la française un peu mode, mais avec le côté dégueu du Chateau Marmont...

GENÈSE. On se connaît de longue date, du sud ouest... Il y a 10 ou 15 ans, on était dans des groupes post rock, noise, hardcore... Petit à petit, tout ce petit monde est arrivé à Paris, et l'idée de faire un groupe ensemble a germé. Quelques concerts, quelques démos, des premiers titres à l'époque de Myspace. Rien de très sérieux, mais, au bout d'un moment, nous nous sommes attaqué à un 4 titres, et le label Institubes s'est rapidement intéressé à nous. Nous étions surpris de rencontrer des directeurs artistiques aussi compréhensifs. Résultat: Solar Apex en 2008, puis Nibiru en 2010. Pas mal de remixes entre les deux maxis, puis Institubes a fermé. Aujourd'hui, nous avons monté notre propre label et avons signé en licence chez Arista.

THE MAZE. Il s'est fait de manière chaotique. C'est un faux premier album, car les deux premiers maxis étaient déjà très complets. Nous n'avions pas de ligne directrice. D'abord, nous avons planché dessus dans un premier studio, trop petit. Puis une maison en Bretagne d'un ami, pour se mettre en vase clos pendant 15 jours et voir ce qui allait en sortir... Ca n'a absolument pas marché, mis à part un titre! À partir de là, nous avons repris le rythme de l'enregistrement quotidien en studio. Avec tout ce que ça peut apporter comme doutes au sein du groupe... Chaque morceau a vécu vingt versions. Nous sommes très, très pointilleux. Entre temps, nous nous sommes séparés d'un membre, nous avons fait des aller-retours aux Etats-Unis. Nous finissions par nous dire qu'on allait jamais y arriver. Et puis il y a eu le déclic: nous avons trouvé notre son, notre style.Complètement indépendants. Pas de producteur, de mixeur, on y a pensé pour prendre du recul. On ne se sentait pas forcément de confier des années de travail, de les soumettre à un jugement rapide. Espèce de Vietnam pour nous.

Il y a des morceaux pops, et des morceaux plus instrumentaux, plus bizarres, plus planants... Avant, nous travaillions comme des musiciens électroniques ou des remixeurs: en partant du rythme. Là, c'était à partir des mélodies, de l'atmosphère, du chant. 

INFLUENCES. Les grands axes, ce sont les pionniers de la musique synthétique allemande des années 70, les japonais du début des 80's. Nous sommes aussi des très gros fans de la musique californienne de studio de la fin des seventies. C'est hyper riche.

Avec le temps, nous avons appris à savoir ce que nous voulions, il n'y a pas toujours besoin de se dire les choses pour se comprendre. Nous n'avons plus 20 ans, et avons chacun une vie personnelle. Nous avons trouvé un bon équilibre.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

Retrouvez l'artiste sur son espace et Spotifyspotify:album:6UpYl9kkogQ9urVjHcj5GH1

Read more: Chateau Marmont

On And On

On And ON-Philippe-Mazzoni

 

RYNE: En primaire, je n'écoutais que Greenday, et c'est ce qui m'a donné envie de m'acheter une basse... Comme quoi, ça a du bon d'écouter Greenday! 

NATE: Mariah Carey, j’en étais très amoureux. Elle a marqué au fer rouge ma puberté... Mais ma première fois en musique, c’était Nirvana. je me rappelle d'un long voyage en voiture avec mes parents et moi le casque de walkman vissé sur la tête et les yeux dans le vague.

ALISSA: Ma mère ne passait que des vieux disques de soul... Tout se confond encore dans ma tête, mais il y a des voix qui me reviennent, parfois. Marvin Gaye, Aretha Franklin... Je crois qu'ils chantaient dans le rêve que j'ai fait et qui nous a donné le nom de notre groupe. Je me noyais, une sirène venait me sauver en me sussurant des mots doux à l’oreille. Elle me parlait sans s'arrêter... On and on.


Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

Retrouvez l'artiste sur son espace

Read more: On And On

The Irrepressibles

The Irrepressibles 2-Philippe-Mazzoni


JAMIE McDERMOTT


Pourquoi avoir appelé ce nouvel album Nude ?


Nude parle d'honnêteté. En tant qu'artiste gay, il est important pour moi de montrer ma vie et mes émotions telles qu'elles sont. Nude est une représentation artistique de la nudité qui évoque la beauté des formes, de la nature, la vulnérabilité et la sexualité. La pochette de l'album met en scène deux hommes en pleine lutte, en plein tourment, bataillant avec leur propre discours, leur désir sexuel... tout en étant amoureux.

Dans Nude, il y avait donc surtout le désir de dire la vérité. Il me semble nécessaire d'avoir quelque chose à dire en pop music. Quand on vous donne la parole, il est important de signifier le changement.

 

Comment écrivez-vous vos chansons?

 

J'écris instinctivement, sans me censurer. Je m'assois et j'enregistre tout ce qui me vient à l'esprit - paroles, musique et chant. J'écoute ensuite ce que ça donne et je le chante aux musiciens afin qu'ils puissent les jouer. Parfois, je les retranscris. J'essaye de créer un univers sonore qui puisse accueillir les paroles d'une chanson, qui soit un endroit où le rêve, la mémoire et l'espoir existent.

 

Comment gérer, seul, un orchestre de dix musiciens?

 

Cela peut être assez difficile. On a affaire à tant de personnalités différentes, tant de gens à satisfaire, tant de préoccupations et d'inquiétudes dans une industrie qui a si peu d'argent à dépenser pour les nouveaux artistes qui défient les normes. C'est difficile de gérer cela au quotidien... Mais je suis chanceux d'être entouré de gens qui croient en mon message, ma musique et ma passion.


Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

Retrouvez l'artiste sur son espace et Spotifyspotify:album:762A3Z51nqkzTN4HgOY9Cs1

Read more: The Irrepressibles

Bhi Bhiman

Bhi Bhiman-Philippe-Mazzoni

 

Premier concert?

Dans les caves et les garages de personnes que je connaissais plus ou moins, voire pas du tout. C'était avec mon premier groupe, Hippie Grenade.  

Première chanson?

Pas facile à dire, car je travaille toujours sur plusieurs idées en même temps... "Equal in My Tea" et "White Man's Burden Blues" sont sans doute les deux premières chansons que j'ai écrit, et je les aime toujours autant.

Premier amour musical?

Quand j'étais ado, j'aimais des groupes de hard rock comme AC/DC, Soundgarden, et Led Zeppelin. Il y a même eu un moment où je voulais à tout prix un tatouage Zoso... Que je suis ravi de n'avoir finalement jamais fait!


Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


Retrouvez l'artiste sur son espace et Spotifyspotify:album:4AaBjm30lREmk3oebWoOTk1

Read more: Bhi Bhiman

Griefjoy

Griefjoy-Philippe-Mazzoni


 

GUILLAUME FERRAN.

 

EX-QUADRICOLOR. Depuis 2008, tout est venu très vite, un peu trop peut-être. Nous avions perdu le goût et le plaisir de jouer ensemble, on voulait le retrouver, et le début de l'année 2012 a été un moment charnière.

 

NOUVEAU NOM. C'était avant tout un changement de projet, le nom est venu après cette nouvelle direction prise. Nous avons d'abord travaillé la musique. En la décortiquant, nous avons réalisé que ce qui nous inspirait, c'était l'émotion triste - sans être cucul! Rejoindre deux émotions: tristesse et joie, cela résume l'émotion que nous voulons faire passer. La bi-émotion!


PREMIER ALBUM. Fini depuis avril dernier, avant notre rencontre avec Arista! Il fallait  apprenne à se connaître avec le label, c'était important. Nous sommes du genre tatillons... Nous prenons le temps de faire un maxi avant afin de faire goûter notre univers. 

 

CINÉMA. Un film a été assez déterminant dans la volonté de changer, c'est Les Evadés. Il y a cette scène déterminante où le vieux Brooks se suicide après avoir passé toute sa vie en prison, "Brooks was here". Nous tenons beaucoup à cette thématique de laisser un trace de son passage avant de partir. Elle revient beaucoup dans nos textes écrits par Sylvain Autran. 


GRIEFJOY. Nous travaillons avec un collectif, le Garage, avec qui nous construisons petit à petit notre univers. Notre musique est cinématographique, d'où une réelle volonté d'avoir des vidéos très fortes du point de vue visuel. Nous penchons vers le témoignage sociétal: après la fête entre bourgeois de notre premier single, notre prochain clip montrera des jeunes issus de quartiers "sensibles." Avec les clips, il s'agit d'élargir la palette, de donner une dimension à nos morceaux que l'on n'aurait pas forcément soupçonnée. Sublimer le réel, ce qui n'est pas forcément beau à l'origine. 

 

Griefjoy en trois mots : piano (mon instrument de prédilection), plaisir (que nous avons retrouvé ces derniers mois) et live (nous avons hâte de remonter sur scène et de faire quelque chose d'assez fou!)

 



Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

Retrouvez l'artiste sur son espace et Spotifyspotify:album:2LIC1VIzvpODP3omAaKEvT1

Read more: Griefjoy

Darkstar

Darkstar-Philippe-Mazzoni 3


JAMES YOUNG. 

Quels ont été les débuts de Darkstar?

 

Au début, Darkstar existait simplement pour travailler des beats de MC's, lorsque nous étions à l'université, à Harlsden. Une fois nos études terminées, nous nous sommes installés dans l'est de Londres et avons sorti quelques morceaux sur notre propre label, 2010 records. Au début, nous ne comptions pas faire écouter notre musique à d'autres personnes que nos proches... Avec Warp, nos ambitions ont radicalement changé! Aujourd'hui, News from Nowhere, notre premier album, est dans les bacs. Il doit absolument fonctionner, afin que nous puissions encore connaître ce plaisir intense d'enregistrer en studio...


Pourquoi vous appeler Darkstar?

 

Nous avons choisi ce nom sur un coup de tête, il vient du sample d'un ancien morceau sur lequel j'avais travaillé et qui s'appelait 'Buy This Shit'. Nous avons complètement bloqué dessus!

 

Un souvenir particulier de l'enregistrement de l'album?

 

Oui, grâce au fait d'avoir travailler avec Richard Formby. Quand nous avons bouclé le dernier titre que nous devions boucler, "North View-Bed Music", nous n'avons pas échangé un mot: nous savions tous que l'album était terminé  - et que le pub nous attendait au coin de la rue!

 

Un voeu pour 2013?

 

Profiter de la vie, et regarder notre disque mener son petit bonhomme de chemin.



Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

Retrouvez l'artiste sur son espace et Spotifyspotify:album:77XjiDN1uAiLcNYrzHrK5E1

Read more: Darkstar

PVT

PVT-Philippe-Mazzoni

 

RICHARD PIKE.

 

HOMOSAPIEN. Humain, trop humain? Oui, c'est absolument ça. Sans tomber entièrement dans la philosophie nietzchénne. 

 

L'enregistrement de cet album a été génial. Sans doute été le meilleur moment de ces dix dernières années... Nous l’avons fait à Sydney, notre base natale. Les chansons sonnent exactement comme nous le voulions: différemment. Nous ne voulions pas aller là ou les gens nous attendaient, nous nous sommes mis à nu. Un peu comme des lutteurs à l'époque gréco-romaine!

 

La musique vocale, c'est ce que nous écoutons. On ne peut pas être un fan de Nick Cave, de David Byrne ou de Bob Dylan sans s’essayer à l’écriture! Notre musique à nous se veut profonde, nous soignons tout particulièrement les paroles et, je l'avoue, c'est dur, très dur, d'y travailler. Mais c'est d’autant plus excitant... 

 

La musique, c'est un phénomène étrange qui peut apparaitre n’importe où, en ville ou dans les champs. Mais la prochaine fois, nous allons tenter d'aller dans la campagne pour l'enregistrement. Question de changer... de disque!

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

Retrouvez l'artiste sur son espace et Spotifyspotify:album:1ZxlEQnqBUHhSKmjZICNmF1


Read more: PVT

The Amplifetes

The Amplifettes-Philippe-Mazzoni

TOMMY SPAANHDEN

Notre son? Rock et dance-floor, pop et psychédélique, triste et enjoué, actuel mais intemporel, hivernal et ensoleillé. 

Nos concerts? Sauvages mais pas trop, réfléchis mais hédonistes, un peu punk sur les bords et toujours électros.

Notre pays? La Suède, on l'adore et on ne la quitte pas. Nous nous partageons entre la ville et la campagne, nous avons enregistré notre album en pleine forêt et nos racines sont très importantes pour nous...

Nos ambitions? Etre accessibles avant même d'être populaires, mais ne pas prendre les gens pour des ignares, leur offrir une musique pleine, complète.

Notre amitié? D'une solidité à toute épreuve. Comme notre carrière, si tout se passe comme prévu!



Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

Retrouvez l'artiste sur son espace et Spotifyspotify:album:3OqKvqqdvc1FxhCQUDOo2y1

Read more: The Amplifetes

Granville

Granville-Philippe-Mazzoni


MÉLISSA & SOFIAN. 

Si Granville était...

 

Un animal?

Un chat angora. Il fait tout le temps froid, son pelage nos protegerait. Libre, un peu paresseux: ça nous ressemble!

 

Une couleur?

Rouge, comme la robe de notre chanson, le vin, la rose, le coucher de soleil.

 

Un pays?

La France. Nous restons là!

 

Une fleur?

Une pensée... C'est à double sens...

 

Un fruit?

Un kaki. C'est très doux, original, c'est ce que nous avons envie d'être.

 

Une odeur?

Celle de la mer, de la plage, celle qu'on sent quand on s'approche de la mer. L'air iodé pour se sentir être. L'odeur du café, car nous aimons écouter de la musique et écrire des chansons en buvant du café, pour le plaisir... 

 

Un personnage de film?

Bill Murray dans La Vie Aquatique.

 

Un personnage de dessin animé?

Princesse Mononoké ou la Mamie du Château Ambulant - elle est si mignonne, elle vit plein d'aventures...

 

Une saison?

Le printemps, à cheval entre hiver et été.

 

Un arbre?

Un baobab, qui vit très vieux et très grand. Afin que notre groupe soit présent le plus longtemps possible!

 

Un oiseau?

Pas une mouette, c'est trop agaçant! Un pigeon voyageur pour voir le monde... et exporter notre musique un peu partout.

 

Un roman?

L'Ecume des Jours de Boris Vian, pour la naïveté, le suréalisme, ses sujets lourds traités avec légèreté, le fait que ce livre soit complètement décomplexé.

 

Une figure historique?

Serge Gainsbourg, car il fait partie notre histoire. Il a forgé notre culture musicale francophone et francophile.

 

Un objet?

Une platine vinyle: c'est vivant, ça change tout le temps...

 

Un ressenti?

La sincérité. C'est ce que nous cherchons dans tout ce que nous faisons, chez les gens que nous rencontrons. C'est le pilier de vos vies et de Granville.



Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

Retrouvez l'artiste sur Spotifyspotify:album:3SZI0OV1KzEhfA2QBuRvUj1

Read more: Granville