Jacco Gardner

Jacco Gadner-Philippe-Mazzoni 2

 

Mon premier coup de foudre de musical, ce fut Syd Barrett. Évidemment. Mon premier concert, un brass band de la ville de Hoorn, aux Pays-Bas, là où j'ai grandi. Le premier disque que j'ai acheté, c'était celui de Rage Against The Machine - leur premier album à eux aussi, d'ailleurs. À 13 ans, j'ai écrit ma première chanson. Elle s'appelait "Nobody Wants You"! Si j'ai appelé mon premier album Cabinet Of Curiosity, c'est que toutes ces chansons si différentes forment un bel ensemble d'objets bizarres... mais harmonieux.


Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Scout Niblett

Scout Niblett-Philippe-Mazzoni

Premier coup de coeur musical? Michael Jackson.

Premier concert? The Everly Brothers!

Premier album acheté? Un best of de Blondie.

Première chanson jamais écrite? C'était au piano... "Magic of May."


Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Mesparrow

Mesparow-Philippe-Mazzoni

 

Pourquoi avoir choisi Mesparrow comme nom de scène? Je voulais un nom d'oiseau, et j'aimais beaucoup "sparrow", le moineau. Puis c'est devenu Miss Sparrow (mademoiselle Moineau) que j'ai finalement changé pour Mesparrow qui est devenu un nom propre. Ce nom a fait son petit bonhomme de chemin...

 

Un moment marquant depuis le début de votre carrière? Il y en a eu plusieurs, mais si je dois en choisir un seul, c'est mon concert aux découvertes du Printemps de Bourges en 2010. C'était un dimanche à 14h, je m'attendais à une salle vide, et, à ma grande surprise en arrivant sur scène, elle était remplie! Il s'est passé quelque chose d'un peu magique avec le public.

Votre plus grande peur? Ce que je ne voudrais surtout pas, c'est me réveiller un jour en me disant, "zut, ce que je fais, ce n'est pas moi", c'est pourquoi je tiens tant à ma liberté artistique et j'ai la chance de travailler avec des personnes qui l'ont compris.

Un(e) artiste que vous admirez? Patti Smith. J'aime les femmes de caractère!

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Kirin J Callinan

KIrin J Calligan-Philippe-Mazzoni

 

EMBRACISM. Je n'attends rien de cet album. Je joue depuis 10 ans, et à chaque fois que j'ai attendu quelque chose, c'est rarement arrivé. Ce que je voudrais, c'est faire un autre album assez vite. D'ici là, il faut enchaîner les concerts. Ne pas avoir de temps mort. J'ai renoncé à me comprendre moi-même, à contrôler ma création. J'essaye aussi de ne pas être autocentré... Me confier autant dans mes chansons suffit largement.

MERCY ARMS. Nous étions juste des gamins tristes de se retrouver enfermés dans une cave les uns sur les autres, dans un climat de violence de moins en moins contenue. Car c'était ça, notre vie de groupe. Au début, nous étions euphoriques, mais grandir ensemble ne nous a pas réussi. Je suis soulagé de m'être tiré de là.

EDUCATION MUSICALE. Mon père était musicien dans un groupe de punk-rock australien. Lorsque j'étais petit, je le suivais en tournée... Forcément, ça donne des idées. Le souci, c'est que je n'ai écouté que du heavy metal jusqu'à mes 18 ans. Et là, j'ai découvert les Smiths. C'est hyper cliché de dire ça, mais ils ont bouleversé ma vie!

VIDEOS CLIPS. Quand on grandit en Australie, il n'y a rien à faire de spécial hormis de regarder des clips toute la journée. Résultat, je ne conçois pas la musique sans. Mon rêve ultime: que chacun de mes morceaux ait le droit à son clip. Pour celui d'"Embracism", j'ai eu l'idée deux jours avant. Nous n'avions même pas de trame narrative, on l'a tourné en 24 heures... Mais quand tu n'as pas le temps de réfléchir, tu n'as pas le temps de mentir non plus!

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Camera Obscura

Camera Obscura 2-Philippe-Mazzoni

 

CAREY LANDER

Si vous étiez un animal ? Un chat trés égoïste.

Un pays? Le pays de Galles.

Un objet? Un livre, quelqu'il soit.

Une boisson? Du gin et du tonic.

Une saison? L'hiver.

Un réalisateur? Isabel Coixet.

Une couleur? Orange!

Un auteur? Carson McCullers (une romancière américaine).

Un plat? Un saag paneer, un plat indien traditionnel à base d'épinards.

Le disque d'un autre artiste? Late Night Final de Richard Hawley.


Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Alela Diane

Alela Diane-Philippe-Mazzoni


ABOUT FAREWELL. Je ne pensais pas que cet album serait aussi mélancolique. Ces chansons ne devaient rester qu'au stade de démos. Un mois après les avoir écrites, je les enregistrais - je ne sais toujours pas pourquoi!

Un divorce, c'est terrible; c'est la chose la plus difficile que je n'ai jamais eu à faire. Mais au final, cela a été pour le meilleur: je suis retombée amoureuse et j'attends un bébé. About Farewell a été ma thérapie, et c'est pour cette raison que c'est un album totalement honnête.

Concernant l'orchestration, j'avais besoin de revenir à la simplicité. Ce que je vivais était si intime, je ne pouvais le partager avec personne. Et encore moins avec des musiciens à qui je devais expliquer comment m'accompagner. La dernière fois que j'avais fait un album aussi épuré, c'était pour The Pirate's Gospel... Mon premier album!

La rupture, c'est ce à quoi on est tous confronté un jour ou l'autre. J'espère que les gens se sentiront mieux en écoutant ces chansons... même si leur coeur est brisé en mille morceaux.


Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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sinkane

Sinkane-Philippe-Mazzoni

 

AHMED GALLAB

PARCOURS. Je suis né à Londres mais j'ai grandi aux États-Unis. Le Soudan, c'était pour les vacances en famille. À 10 ans, je jouais dans le groupe de mon grand frère. La musique était une histoire de famille, que je me suis approprié avant de repartir jouer dans d'autres familles que la mienne, des groupes comme Caribou, Yeasayer ou of Montreal…

SOUDAN. Mes influences, c'est la pop, l'électro, le rock, un peu d'afro-beat, mais pas de musique soudanaise. Du moins, c'est ce que je pensais jusqu'à ce que je réalise qu'au contraire, des sons africains surgissaient au détour d'une mélodie, souvent inspirée par mes lointains souvenirs d'enfance. Le naturel revient au galop…

MARS. J’ai toujours beaucoup voyagé et je n’ai pas vraiment de chez moi. New York est superbe,  elle m'a permis de faire ce disque, mais ce n’est pas plus ma maison qu’ailleurs… Cela a surtout été un choc culturel. Je me suis senti très étranger en y débarquant, très seul, presque extra-terrestre. D'où le nom de Mars donné à mon album, que j'ai fait à NYC. 

IMAGE. La pochette a été shootée, sans intention aucune, lors d'un tournée australienne, il y a deux ans. C'était un jour à la plage comme tant d'autres. Mais, après tant de temps à jouer pour les autres, je voulais que l'on me voit sur la photo de ma pochette… Finalement, celle-ci s'est imposée. Elle permet à l'album de ne pas se prendre trop au sérieux, ce n'est pas plus mal. 

AVENIR. J’espère pouvoir continuer de faire de la musique comme avec cet album. Je veux jouer, faire le tour du monde. À 11 ans, je savais déjà que c'était ce que je voulais faire de ma vie. Je suis passé par tellement de phases, j'ai passé nombre d'étapes et d'épreuves, et j'ai travaillé si dur que je sais que la chute est un risque. Mais le lendemain, tu te relèves et tu reprends ton chemin. L'important, c'est de contribuer à réaliser un monde meilleur pour tous.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Birth of Joy

Birth of Joy-Philippe-Mazzoni


KEVIN STUNNENBERG

IDOLES. Jimi Hendrix, Deep Purple, The Doors.

PREMIER CONCERT. À Ekko, en Hollande, le lendemain de notre rencontre. Si, si! 

PREMIÈRE CHANSON. Elle s'appelait "Valentino Summer". Nous ne l'avons jamais enregistré et, du coup, nous ne la jouons même plus en live... Mais elle restera toujours dans nos coeurs.

 


Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Pegase

Pegase-Philippe-Mazzoni

 

SOLO. J'ai toujours fait de la musique seul et j'en ai toujours eu besoin. J'arrive à délivrer des choses plus personnelles. Quand on fait de la musique à plusieurs on arrive à avoir du recul, au moins sur le travail des autres musiciens. C'est ce qui permet d'avancer et ce qui fait la force d'un groupe. Quand je suis seul j'arrive à avoir aucun recul et c'est ce qui me plaît. J'aime faire de la musique sans trop réfléchir, quand je termine une chanson et qu'elle me plaît alors je me sens bien.

INSPIRATIONS. Je suis passionné par le cinéma, peut-être plus que par la musique. Je pense que ça se ressent dans mes chansons et dans mes clips. Je m'inspire aussi de mes rêves. Souvent, je libère des moments important de ma vie et de celle de mes proches, je les entends, ils sont là dans mes chansons, et je m'en rend compte qu'après coup... C'est vraiment un effet miroir. Quand je sens que ma musique devient meilleure, je me sens moi aussi être un homme meilleur.

PEGASE. C'est pour beaucoup de raisons: pour la beauté, l'envol, la magie, la puissance, le rêve, la légende... Et pour l'éternité.

 


Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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French Cowboy & The One

French Cowboy 4


 

French Cowboy, c'est aussi une histoire d'amitié entre Federico et Eric, et entre ces deux-là et Jim Waters... Pouvez-vous nous parler un peu plus de la densité de vos liens? En quoi nourrit-elle votre musique?

FREDERICO: Oui, on peut dire que pour ma part, toute ma musique a toujours été une histoire d'amitié. Je n'ai jamais joué avec des gens qui n'étaient pas au préalable des amis, pour Jim, c'est un peu particulier, bien que l'amitié soit venue très vite. J'ai commencé la guitare un peu avant qu'Éric ne se mette à la batterie. Quand nous avons monté les Little Rabbits, la batterie était un poste vacant qu'Éric a décidé d'occuper parce qu'avant tout, nous voulions monter un groupe de potes. Des potes qui trainaient ensemble le week-end, écoutions le même style de musique. Nous partagions tout. On peut dire d'une certaine façon que nous avons appris à jouer de la musique ensemble, moi avec son jeu de batterie, lui avec mon écriture, ce qui rend les choses assez immédiates. Quand je lui joue une chanson, il voit très vite comment elle tient debout (quand elle tient debout) et lorsqu'il fait telle relance ou prépare un break, je le vois venir d'aussi loin que le train.

 

Directe mais réfléchie, votre musique est assez paradoxale... Est-ce conscient ?

Dans cet album, il y a une sorte de mélancolie qui me caractérise, comme un art de vivre ou un tic. Mais n peut dire que la musique est entraînante : je voulais profiter au maximum du duo batterie /boîte à rythmes, qu'elles soient complémentaires et riches, qu'elles se relancent l'une l'autre de manière instinctive. J'ai fait ces morceaux assez vite, essayé d'en conserver le squelette...

 

Même si vous n'êtes pas à votre premier coup d'essai musical, loin de là, cet album reste un premier album puisque le projet est neuf... En quoi est-il, selon vous, un premier album?

De par son orchestration. En même temps, j'ai presque tendance à considérer chaque album comme le premier, comme on mélange les cartes et les redistribue. Je fais quasiment toujours un album en réaction au précédent, pas forcément sciemment. Disons que lorsque j'en finis un, je me dis que j'ai donné, que j'ai envie d'autre chose, que ça suffit pour aujourd'hui. J'ai envie d'autre chose. Et si on en refait un à deux, ce sera pareil. À chaque fois, on tire inconsciemment des conclusions, on se lasse, on se relance et c'est reparti.

 

Si French Cowboy & The One devait avoir une devise...?

Keep rockin' (if rock is what we're doing...)

 



Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Majical Cloudz

Majical Cloudz-Philippe-Mazzoni


DEVON WELSH

PREMIÈRE IDOLE. Jim Morrison!

PREMIER CONCERT. Dans un centre communautaire à Mount Albert, Ontario - j'avais 14 ans.

PREMIER ENREGISTREMENT. Un morceau de techno home made avec le programme Acid pro et mon pote Nick, dans sa chambre.

PREMIÈRE CHANSON. Entièrement composée avec la note mi sur ma guitare acoustique. Elle parlait d'un lapin. 

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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The Besnard Lakes

The Besnard Lakes 3-Philippe-Mazzoni


 

JASE LACEK 

 

THE BESNARD LAKES (IN LOVE). Olga et moi sommes mariés, nous sommes dans le même groupe, et ça nous facilite la tâche. Depuis que nous sommes connectés amoureusement, nous comprenons les limites de notre sens critique respectif, ce qui nous permet de ne pas avoir peur de nous blesser l'un et l'autre. En discutant, nous trouvons toujours des solutions... Je pense que cela crée un dialogue performant qui aide notre musique à être la plus belle possible - sans histoire d'egos pour gâcher le tout. 

 

UNTIL IN EXCESS, IMPERCEPTIBLE UFO. Nous avons vraiment essayé d'élargir notre palette mélodique. Nous avons espéré très fort atteindre un niveau de sophistication sur cet album que nous n'avions jamais effleuré auparavant. Cela ne nous a pas aidé à le terminer comme il se devait, cela a pris un temps fou. Mais nous sommes extrêmement heureux du résultat.

 

MONTRÉAL, c'est notre lieu de vie, et de prédilection. J'y possède les Breakglass Studios, ce qui me permet de produire, d'enregistrer et de mixer des groupes. Y compris le mien! Et c'est aussi plus simples d'inviter des gens que nous aimons et admirons, comme, dans le désordre, Wolf Parade, Suuns, Patrick Watson, Esmerine, Luyas, Stars, Moonface, Sunset Rubdown, Barr Brothers, Bell Orchestre...

 



Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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#Savages

Savages-Philippe-Mazzoni 2

 

 

Savages... rien à voir avec le film. Notre groupe, c'est pour le meilleur ou pour le pire. C'est revenir au primal, au subconscient. 

 

Pour notre musique, nous enlevons ce qui est nécessaire - ou pas! Nous travaillons surtout par élimination, même si nous n'obéissons à aucun type de process... Tout peut devenir une chanson. Nous voulions pratiquer un art direct, qui ne risque pas d'être mal interprété. Que notre démarche saute aux oreilles. Notre image, elle, contraste avec notre son, il faut qu'elle soit sophistiquée.

 

Etre que des filles dans le groupe ? Rien de politique là-dedans! Gender is boring

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Sizarr

Sizarr-Philippe-Mazzoni


FABIAN ALSTÖTTER

SIZARR. Nous avons tous grandi près du même village, vers Landau et nous sommes allés dans la même école primaire. Marc et Philip ont commencé à faire de la musique ensemble lorsqu’lls avaient quelque chose comme 9 et 10 ans. En 2009, je les ai rejoins et nous avons fondé Sizarr. Nous avions pas mal d’expérience au sein de différents groupes mais le temps était venu de nous réunir pour de bon, car c’est qui marche le mieux pour nous : quand nous sommes ensemble. 

Pourquoi faire de la musique ? Il n’y a pas de bonne raison, car ce n’est pas très raisonnable, au fond. C’est juste que notre passion depuis toujours est aujourd’hui devenue notre métier, sans que l’argent soit notre but premier.

PSYCHO BOY HAPPY. Cet album est éclectique, sexy. Triste aussi.

Il parle aussi de grandir, d’un point de départ : ruminer ses pensées sombres à l’happy end : connaître des jours meilleurs et ensoleillés. C’est cela, devenir un être humain dans ce monde.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Foxygen

Foxygen-Philippe-Mazzoni 2


SAM FRANCE & JONATHAN RADO 

 

SI NOUS ÉTIONS:

UN ANIMAL: Un alien ou un dinosaure.

UNE VILLE: N'importe quelle banlieue de Paris. 

UN OBJET: Un chapeau.

UNE BOISSON: Un Coca-Cola - surtout pas light.

UNE SAISON: Celle où l'on porte le plus de chapeaux.

UNE ACTRICE: Tilda Swinton.

UNE COULEUR: Prune.

UN ÉCRIVAIN: Charles Bukowski.

UN AUTRE GROUPE: Grimes ou Swift. 

UNE SENSATION: Bourrés d'hormones! 

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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