Alela Diane

Alela Diane-Philippe-Mazzoni


ABOUT FAREWELL. Je ne pensais pas que cet album serait aussi mélancolique. Ces chansons ne devaient rester qu'au stade de démos. Un mois après les avoir écrites, je les enregistrais - je ne sais toujours pas pourquoi!

Un divorce, c'est terrible; c'est la chose la plus difficile que je n'ai jamais eu à faire. Mais au final, cela a été pour le meilleur: je suis retombée amoureuse et j'attends un bébé. About Farewell a été ma thérapie, et c'est pour cette raison que c'est un album totalement honnête.

Concernant l'orchestration, j'avais besoin de revenir à la simplicité. Ce que je vivais était si intime, je ne pouvais le partager avec personne. Et encore moins avec des musiciens à qui je devais expliquer comment m'accompagner. La dernière fois que j'avais fait un album aussi épuré, c'était pour The Pirate's Gospel... Mon premier album!

La rupture, c'est ce à quoi on est tous confronté un jour ou l'autre. J'espère que les gens se sentiront mieux en écoutant ces chansons... même si leur coeur est brisé en mille morceaux.


Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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sinkane

Sinkane-Philippe-Mazzoni

 

AHMED GALLAB

PARCOURS. Je suis né à Londres mais j'ai grandi aux États-Unis. Le Soudan, c'était pour les vacances en famille. À 10 ans, je jouais dans le groupe de mon grand frère. La musique était une histoire de famille, que je me suis approprié avant de repartir jouer dans d'autres familles que la mienne, des groupes comme Caribou, Yeasayer ou of Montreal…

SOUDAN. Mes influences, c'est la pop, l'électro, le rock, un peu d'afro-beat, mais pas de musique soudanaise. Du moins, c'est ce que je pensais jusqu'à ce que je réalise qu'au contraire, des sons africains surgissaient au détour d'une mélodie, souvent inspirée par mes lointains souvenirs d'enfance. Le naturel revient au galop…

MARS. J’ai toujours beaucoup voyagé et je n’ai pas vraiment de chez moi. New York est superbe,  elle m'a permis de faire ce disque, mais ce n’est pas plus ma maison qu’ailleurs… Cela a surtout été un choc culturel. Je me suis senti très étranger en y débarquant, très seul, presque extra-terrestre. D'où le nom de Mars donné à mon album, que j'ai fait à NYC. 

IMAGE. La pochette a été shootée, sans intention aucune, lors d'un tournée australienne, il y a deux ans. C'était un jour à la plage comme tant d'autres. Mais, après tant de temps à jouer pour les autres, je voulais que l'on me voit sur la photo de ma pochette… Finalement, celle-ci s'est imposée. Elle permet à l'album de ne pas se prendre trop au sérieux, ce n'est pas plus mal. 

AVENIR. J’espère pouvoir continuer de faire de la musique comme avec cet album. Je veux jouer, faire le tour du monde. À 11 ans, je savais déjà que c'était ce que je voulais faire de ma vie. Je suis passé par tellement de phases, j'ai passé nombre d'étapes et d'épreuves, et j'ai travaillé si dur que je sais que la chute est un risque. Mais le lendemain, tu te relèves et tu reprends ton chemin. L'important, c'est de contribuer à réaliser un monde meilleur pour tous.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Birth of Joy

Birth of Joy-Philippe-Mazzoni


KEVIN STUNNENBERG

IDOLES. Jimi Hendrix, Deep Purple, The Doors.

PREMIER CONCERT. À Ekko, en Hollande, le lendemain de notre rencontre. Si, si! 

PREMIÈRE CHANSON. Elle s'appelait "Valentino Summer". Nous ne l'avons jamais enregistré et, du coup, nous ne la jouons même plus en live... Mais elle restera toujours dans nos coeurs.

 


Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Pegase

Pegase-Philippe-Mazzoni

 

SOLO. J'ai toujours fait de la musique seul et j'en ai toujours eu besoin. J'arrive à délivrer des choses plus personnelles. Quand on fait de la musique à plusieurs on arrive à avoir du recul, au moins sur le travail des autres musiciens. C'est ce qui permet d'avancer et ce qui fait la force d'un groupe. Quand je suis seul j'arrive à avoir aucun recul et c'est ce qui me plaît. J'aime faire de la musique sans trop réfléchir, quand je termine une chanson et qu'elle me plaît alors je me sens bien.

INSPIRATIONS. Je suis passionné par le cinéma, peut-être plus que par la musique. Je pense que ça se ressent dans mes chansons et dans mes clips. Je m'inspire aussi de mes rêves. Souvent, je libère des moments important de ma vie et de celle de mes proches, je les entends, ils sont là dans mes chansons, et je m'en rend compte qu'après coup... C'est vraiment un effet miroir. Quand je sens que ma musique devient meilleure, je me sens moi aussi être un homme meilleur.

PEGASE. C'est pour beaucoup de raisons: pour la beauté, l'envol, la magie, la puissance, le rêve, la légende... Et pour l'éternité.

 


Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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French Cowboy & The One

French Cowboy 4


 

French Cowboy, c'est aussi une histoire d'amitié entre Federico et Eric, et entre ces deux-là et Jim Waters... Pouvez-vous nous parler un peu plus de la densité de vos liens? En quoi nourrit-elle votre musique?

FREDERICO: Oui, on peut dire que pour ma part, toute ma musique a toujours été une histoire d'amitié. Je n'ai jamais joué avec des gens qui n'étaient pas au préalable des amis, pour Jim, c'est un peu particulier, bien que l'amitié soit venue très vite. J'ai commencé la guitare un peu avant qu'Éric ne se mette à la batterie. Quand nous avons monté les Little Rabbits, la batterie était un poste vacant qu'Éric a décidé d'occuper parce qu'avant tout, nous voulions monter un groupe de potes. Des potes qui trainaient ensemble le week-end, écoutions le même style de musique. Nous partagions tout. On peut dire d'une certaine façon que nous avons appris à jouer de la musique ensemble, moi avec son jeu de batterie, lui avec mon écriture, ce qui rend les choses assez immédiates. Quand je lui joue une chanson, il voit très vite comment elle tient debout (quand elle tient debout) et lorsqu'il fait telle relance ou prépare un break, je le vois venir d'aussi loin que le train.

 

Directe mais réfléchie, votre musique est assez paradoxale... Est-ce conscient ?

Dans cet album, il y a une sorte de mélancolie qui me caractérise, comme un art de vivre ou un tic. Mais n peut dire que la musique est entraînante : je voulais profiter au maximum du duo batterie /boîte à rythmes, qu'elles soient complémentaires et riches, qu'elles se relancent l'une l'autre de manière instinctive. J'ai fait ces morceaux assez vite, essayé d'en conserver le squelette...

 

Même si vous n'êtes pas à votre premier coup d'essai musical, loin de là, cet album reste un premier album puisque le projet est neuf... En quoi est-il, selon vous, un premier album?

De par son orchestration. En même temps, j'ai presque tendance à considérer chaque album comme le premier, comme on mélange les cartes et les redistribue. Je fais quasiment toujours un album en réaction au précédent, pas forcément sciemment. Disons que lorsque j'en finis un, je me dis que j'ai donné, que j'ai envie d'autre chose, que ça suffit pour aujourd'hui. J'ai envie d'autre chose. Et si on en refait un à deux, ce sera pareil. À chaque fois, on tire inconsciemment des conclusions, on se lasse, on se relance et c'est reparti.

 

Si French Cowboy & The One devait avoir une devise...?

Keep rockin' (if rock is what we're doing...)

 



Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Majical Cloudz

Majical Cloudz-Philippe-Mazzoni


DEVON WELSH

PREMIÈRE IDOLE. Jim Morrison!

PREMIER CONCERT. Dans un centre communautaire à Mount Albert, Ontario - j'avais 14 ans.

PREMIER ENREGISTREMENT. Un morceau de techno home made avec le programme Acid pro et mon pote Nick, dans sa chambre.

PREMIÈRE CHANSON. Entièrement composée avec la note mi sur ma guitare acoustique. Elle parlait d'un lapin. 

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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The Besnard Lakes

The Besnard Lakes 3-Philippe-Mazzoni


 

JASE LACEK 

 

THE BESNARD LAKES (IN LOVE). Olga et moi sommes mariés, nous sommes dans le même groupe, et ça nous facilite la tâche. Depuis que nous sommes connectés amoureusement, nous comprenons les limites de notre sens critique respectif, ce qui nous permet de ne pas avoir peur de nous blesser l'un et l'autre. En discutant, nous trouvons toujours des solutions... Je pense que cela crée un dialogue performant qui aide notre musique à être la plus belle possible - sans histoire d'egos pour gâcher le tout. 

 

UNTIL IN EXCESS, IMPERCEPTIBLE UFO. Nous avons vraiment essayé d'élargir notre palette mélodique. Nous avons espéré très fort atteindre un niveau de sophistication sur cet album que nous n'avions jamais effleuré auparavant. Cela ne nous a pas aidé à le terminer comme il se devait, cela a pris un temps fou. Mais nous sommes extrêmement heureux du résultat.

 

MONTRÉAL, c'est notre lieu de vie, et de prédilection. J'y possède les Breakglass Studios, ce qui me permet de produire, d'enregistrer et de mixer des groupes. Y compris le mien! Et c'est aussi plus simples d'inviter des gens que nous aimons et admirons, comme, dans le désordre, Wolf Parade, Suuns, Patrick Watson, Esmerine, Luyas, Stars, Moonface, Sunset Rubdown, Barr Brothers, Bell Orchestre...

 



Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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#Savages

Savages-Philippe-Mazzoni 2

 

 

Savages... rien à voir avec le film. Notre groupe, c'est pour le meilleur ou pour le pire. C'est revenir au primal, au subconscient. 

 

Pour notre musique, nous enlevons ce qui est nécessaire - ou pas! Nous travaillons surtout par élimination, même si nous n'obéissons à aucun type de process... Tout peut devenir une chanson. Nous voulions pratiquer un art direct, qui ne risque pas d'être mal interprété. Que notre démarche saute aux oreilles. Notre image, elle, contraste avec notre son, il faut qu'elle soit sophistiquée.

 

Etre que des filles dans le groupe ? Rien de politique là-dedans! Gender is boring

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Sizarr

Sizarr-Philippe-Mazzoni


FABIAN ALSTÖTTER

SIZARR. Nous avons tous grandi près du même village, vers Landau et nous sommes allés dans la même école primaire. Marc et Philip ont commencé à faire de la musique ensemble lorsqu’lls avaient quelque chose comme 9 et 10 ans. En 2009, je les ai rejoins et nous avons fondé Sizarr. Nous avions pas mal d’expérience au sein de différents groupes mais le temps était venu de nous réunir pour de bon, car c’est qui marche le mieux pour nous : quand nous sommes ensemble. 

Pourquoi faire de la musique ? Il n’y a pas de bonne raison, car ce n’est pas très raisonnable, au fond. C’est juste que notre passion depuis toujours est aujourd’hui devenue notre métier, sans que l’argent soit notre but premier.

PSYCHO BOY HAPPY. Cet album est éclectique, sexy. Triste aussi.

Il parle aussi de grandir, d’un point de départ : ruminer ses pensées sombres à l’happy end : connaître des jours meilleurs et ensoleillés. C’est cela, devenir un être humain dans ce monde.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Foxygen

Foxygen-Philippe-Mazzoni 2


SAM FRANCE & JONATHAN RADO 

 

SI NOUS ÉTIONS:

UN ANIMAL: Un alien ou un dinosaure.

UNE VILLE: N'importe quelle banlieue de Paris. 

UN OBJET: Un chapeau.

UNE BOISSON: Un Coca-Cola - surtout pas light.

UNE SAISON: Celle où l'on porte le plus de chapeaux.

UNE ACTRICE: Tilda Swinton.

UNE COULEUR: Prune.

UN ÉCRIVAIN: Charles Bukowski.

UN AUTRE GROUPE: Grimes ou Swift. 

UNE SENSATION: Bourrés d'hormones! 

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni


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Marie Flore

Marie Flore-Philippe-Mazzoni

 

POURQUOI LA MUSIQUE. J'ai commencé par faire de l'alto au conservatoire, pendant 8 ans.Puis j'ai arrêté, parce que l'enseignement ne me convenait plus. J'ai commencé à écrire des textes, en français, puis en anglais... Et puis par jouer sur la guitare de ma mère... En autodidacte. Je n'ai pas vraiment fait le choix un jour de "faire de la musique", une rencontre m'a amenée à ne faire plus que ça. C'était assez naturel !

MARIE-FLORE.Je n'ai jamais été fan des noms en "The"ou "Le".. Je ne me suis jamais vraiment posée la question. C'est mon projet, du coup, je ne voyais pas me donner un pseudo... pseudo !

ANGLOPHONE. L'anglais a toujours été une évidence. C'est ma culture musicale, et puis, je m'amuse beaucoup avec.C'est ludique, et je crois que cette langue éveille ma curiosité : sa sonorité, son côté qui peut parfois paraître équivoque, direct, quand on la parle, mais très poétique quand il s'agit de la chanter ou d'écrire.

PETER DOHERTY. Singulier... Je suis partie ouvrir pour lui en tournée, et le 2 ème jour, je crois qu'il a du assister à mes balances, il a réclamé à me voir pour qu'on se rencontre et qu'on joue ensemble. Du coup, on a joué un titre sur scène les soirs suivants ! On a refait pas mal de dates par la suite. C'est quelqu'un de très sensible, de très inspirant.

INSPIRATION. Pour les accords, je t'avoue que je n'ai aucune idée de ce que je joue sur ma guitare.. Ce qui fait s'arracher les cheveux des gens avec qui je travaille.. (Robin Leduc, réalisateur de l'EP, nldr) Ce n'est pas vraiment une question de curiosité, je crois que je n'ai pas vraiment envie de casser le rapport que j'ai avec ça, le truc magique, et puis faire des calculs sur quel accord irait mieux avec l'autre... Cela n'est pas excitant. Pour les textes, bien souvent je m'inspire de ce que je vis. Pas mal de ce que je fantasme aussi...

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Vampire Weekend

Vampire week end-Philippe-Mazzoni


EZRA KOENIG

DRAMA. Il y a eu des moments sur cet album où je me sentais plus d'humeur dramatique. La tristesse et l’amour... Je n’aime pas ce genre de trucs niais d’habitude, mais là c’était différent. Nous nous sommes dit: "Et si on faisait un truc mielleux, romantique?" Nous avons aussi utilisé l’électronique d’une façon plus simple.Le résultat, c'est Modern Vampires Of The City.

NEW YORK. The City... Dans l'album, il y a cette vision de New Tork qui subi un désastre et pourtant, les chansons ont été écrites avant l’ouragan Sandy...

USA. L'album nous permet aussi d’explorer les idées américaines. Nous avons beau être des citoyens du monde - du moins nous essayons, nous avons beau chercher de l'inspiration du côté de l'Afrique et d'autres continents que le nôtre, nous restons des American boys. 

TIME AFTER TIME. Nous sommes très liés au temps, du point du vue littéral. Notre musique est très utilisée pour des publicités de l’été! Mais nous, nous voulons régner sur toutes les saisons. Et nos plans sont, je le crois, presque atteints.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Gramme

Gramme


LUKE HANNAM

Premier coup de foudre musical ?

Olivers Army d’Elvis Costello. J’aimais beaucoup ses paroles, surtout "the boys from the Mersey and the Thames and the Tyne"… La voix d’Elvis est incroyable et sonnait à merveille lorsque je le chantais à tue-tête sur ma bicyclette à travers toute la ville. Je pense que j’avais l’impression de grandir - j’avais dix ans au moment de sa sortie, ce qui me semblait être un âge très, très important. De plus, mes parents disaient que ses fans avaient toujours un couteau sur eux, ce qui était terrifiant et d’autant plus excitant.  

Premier concert ?

Motorhead aux Assembly rooms de Derby, en Angleterre. Je me souviens que c’était le Bomber tour et les jeux de lumières étaient dingues ! Lemmy a beaucoup influencé mon jeu quand j’étais gosse et je me souviens avoir adoré Hawkwind quand j’étais à l’école primaire... Minimal, mais caillouteux comme un tracteur – un parfait son de basse. 

Première chanson jamais écrite ?

Une chanson dans la veine des Beatles quand j’avais 11 ans – l’année où j’ai commencé la basse. Ce n’est que plus tard que j’ai réalisé que j’avais bel et bien copié leur "Taxman".... C'était un sentiment incroyable. Une fois que j'ai découvert cet octave à la basse je suis devenu accro, et je le suis toujours!

Premier album acheté ?

By the Shadows, une compilation achetée avec l’argent qu’on m’avait donné parce que j’avais été courageux chez le dentiste ! Un disque brillant que j’aime toujours autant. Des bons sons de guitares qui seraient parfaits en bande sonore d’un film.

 

SAM LYNHAM

Premier coup de foudre musical ?

J’ai commencé le piano à l’âge de 4 ans et je suis tombée vite amoureuse de la musique classique, j’avais une passion véritable pour Mozart et la Sonate en do majeur est la première pièce que j’ai apprise. Je pouvais la jouer encore et encore, quitte à y consacrer mon heure de déjeuner à l’école. Mes parents n’en pouvaient plus !

Premier concert ?

The National Youth Jazz Orchestra au Paignton Festival Hall, en 1986. J’avais 13 ans mais j’ai réalisé alors que ce que je voulais, c’était chanter du jazz dans un big band. Cette année-là, j’ai rejoins The Devon Youth Jazz Orchestra… Le début de ma carrière.

Première chanson jamais écrite ?

C’était pour un concours de chansons de Noël, quand j’avais 12 ans. Elle s’appelait "Seasons song". J’avais bossé dessus à fond et j’avais même écrit une partie pour un quatuor de cordes. J’ai reçu un chèque de 25 livres et je me souviens avoir pensé : "Je suis riche !"

Premier album acheté ?

Dare, de The Human League. Je devais avoir 9 ou 10 ans et j’étais obsédée par le single "Don't you want me." Je pense que je l'ai toujours quelque part, avec des notes griffonnées plus de mon écriture désordonnée.

 

DAVE BATEMAN 

Premier coup de foudre musical ?

Blondie. J’avais une cousine plus âgée que moi, une authentique punk londonienne. Cette année-là, les punks faisaient toutes les couvertures de magazines. Quand j’ai rassemblé mon courage à deux mains lors d’une réunion de famille pour lui adresser la parole, je lui ai demandé : "Donc, tu aimes Blondie ?" Elle fut mortellement vexée :"Blondie n’est PAS une punk !" Très perturbant pour un enfant.

Premier concert ?

Roger Waters, le Hitchhiker tour à Birmingham. De très belles images, mais une performance sans âme…

Première chanson jamais écrite ?

Enfant, j'ai écrit une chanson poignante et parfaitement ridicule pour mon chat. Mes parents ont été très compréhensifs.

 

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Kurt Vile

Kurt Vile-Philippe-Mazzoni

Avoir un enfant a bouleversé ma vie, au même titre que la guitare il y a quelques années, mais avec une dimension en plus. N'en déplaise aux artistes maudits autocentrés! Ne pas jouer de la guitare en concert serait comme donner la clé de mon groupe aux autres musiciens. Et ne pas avoir mes filles en rentrant chez moi après une journée en studio ou des semaines en tournée, ce serait donner la clé de mon être au premier venu, me renier totalement. 

Musicalement, je me pose toujours des milliards de question. En session d'enregistrement, seule une toute, toute petite partie de moi sait où elle va. Est-ce ben ou mal, je ne sais pas... Mais c'est peut-être ce qui peut arriver de mieux à mes chansons!



Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Les Shades

The Shades-Philippe-Mazzoni


Pourquoi avez-vous monté votre propre label, Mélodie Mentale? 

Nous avons monté notre propre structure car nous cherchions à atteindre l'indépendance artistique totale. Travailler avec Bertrand Burgalat pendant six ans a été une chance, une expérience extraordinaire, cet apprentissage est inestimable. En revanche, nous sommes arrivés à un point de notre jeune carrière où nous avions besoin de nous retrouver seuls en studio, besoin de faire nos propres choix, nos propres erreurs aussi.
 
McDonalds a un slogan, "venez comme vous êtes", vulgaire traduction du morceau de Nirvana... Mais il colle vraiment à notre son sur cet album, nous sommes venus comme nous étions, et au final ça sonne comme nous le voulions. 
 
Troisième album, tournant décisif pour vous? Quel était votre état d'esprit en enregistrant Les Herbes amères?
 
Les séances d'enregistrements étaient merveilleuses. C'était chez un pote, Mario Ricci, au Alien Studio qui se trouve à Bonneuil près des bords de la Marne. Il faisait beau, nos amis venaient tout le temps. Nous avons passé de très bons moments à rigoler, faire de la musique, se détendre... La créativité était là, l'énergie aussi, la rage et la détermination de faire un disque qui nous plaise et qui nous ressemble. 
 
Les Shades en 2023, qu'est-ce que cela pourrait donner?
 
Nos albums sont de plus en plus énergiques... Si nous continuons comme ça, en 2023 nous ne ferons que des chansons de 1min30, comme le groupe californien OFF! De toutes façons, plus le temps passe moins les gens écoutent les chansons en entier. Certains artistes pensent leurs morceaux comme des sonneries de téléphones de 20 secondes. Malheureusement, je crois que c'est ça l'avenir de la musique. Au final, nous ferons peut-être des chansons d'1h30 pour prendre tout le monde à contre-pied.
 
S'il fallait définir Les Herbes amères en trois mots?
 
Artisanal, virevoltant, obscur.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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